Guy Millière

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Guy Millière (né en 1950 à Marseille) est un universitaire, géopolitologue[réf. nécessaire] et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Millière détient un doctorat, à la suite de sa thèse soutenue en 1978 à l'université Paris VIII et nommée « Genèse et enjeux du réalisme[1]. »

Il a été professeur invité (Visiting Professor) à l'université d'État de Californie à Long Beach. Il enseigne aussi à l’université Paris-8[2] où il est rattaché à l’UFR « culture et communication »[3].

Il appartient à différents laboratoires d'idées (think-tanks) , tels le Gatestone Institute[4],[5]. Il est membre du comité de rédaction du site web Dreuz.info[6].

Il est, avec Yves Roucaute, l’un des rares universitaires français à avoir soutenu George Bush aux élections présidentielles américaines de 2000 et 2004, et avait, dans l’un de ses ouvrages, prévu sa réélection en 2004. Il avait également publié des articles souhaitant l’élection du candidat du parti républicain en 2008, et lui avait apporté son soutien[7]. Il a soutenu l’invasion de l’Irak en 2003, en reprenant les arguments de la présence d’armes de destruction massive dans ce pays et du caractère inhumain et dangereux de la dictature de Saddam Hussein. Il est considéré à la fin des années 2000 comme un défenseur des thèses néo-conservatrices, à savoir que les États-Unis doivent contribuer à une recomposition du monde (et notamment du monde arabe) y compris par des moyens militaires, et cette recomposition est présentée comme une dissémination de la démocratie[8].

Polémique avec C. Gabizon et J. Weisz[modifier | modifier le code]

En 2006, Cécilia Gabizon et Johan Weisz publient un livre intitulé OPA sur les Juifs de France : enquête sur un Exode programmé dans lequel ils dénoncent une manipulation issue de milieux pro-israéliens pour instrumentaliser les émeutes de banlieue survenues en France afin de provoquer le départ de quelque 30 000 Juifs français (dont beaucoup font partie de la communauté juive de Sarcelles) vers Israël (opération « Sarcelles d'abord » organisée conjointement par l'Agence Juive et le gouvernement israélien)[9].

Guy Millière réagit alors sur ce fait « outrancièrement », selon ses propres termes[10], dans les médias où il a l’habitude d’intervenir et qualifie les auteurs du livre de « juifs antisémites ». Ces propos lui vaudront d’être traduit devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris[11], où Guy Millière sera condamné en première instance pour diffamation envers les auteurs du livre. Dans un premier temps, il annoncera faire appel de ce jugement pour finalement se rétracter et renoncer[réf. nécessaire].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Gilles Servat, Chansons d'aujourd'hui, éditions Seghers, 192 p., 1er janvier 1976
  • Une Torpeur française, Éditions Hallier, avril 1979,
  • Québec, le chant des possibles Éditions Albin Michel 1979 collection rock & folk Format
  • Chansons politiques d’aujourd’hui, Syros, 1981,
  • Mise à mort des « cultures populaires ? » Gilles Servat, Syros, 1982 Collection « Combat culturel »
  • Aux sources du modèle libéral français (Ouvrage collectif sous la direction d’Alain Madelin) Éditions Perrin, novembre 1997, 477 pages
  • L’Amérique monde, éditions François-Xavier de Guibert, novembre 2000
  • Un goût de cendres… France, fin de parcours ?, éditions François-Xavier de Guibert, avril 2002
  • Ce que veut Bush, Éditions La Martinière, mai 2003
  • Écrits personnels de Ronald Reagan, Traduction, présentation, et annotations de Guy Millière, éditions du Rocher, janvier 2003
  • Pourquoi Bush sera réélu, Éditions Michalon, 9 septembre 2004
  • Qui a peur de l’islam ? Éditions Michalon, mars 2004
  • Le Futur selon George W. Bush, Page après Page, octobre 2005
  • Pourquoi la France ne fait plus rêver, Page après page, 2006
  • Survivre à Auschwitz, Cheminements, 2007
  • Houdna, Éditions Underbahn, 2007
  • L’Amérique et le Monde après Bush, Cheminements, 2008
  • Chasse aux sorcières contre Microsoft, Cheminements, 2008.
  • Mille et une vies, avec Fereydoun Hoveyda, Cheminements, 2008
  • Michael Moore - Au-delà du miroir, Éditions du Rocher, 2008, [présentation en ligne]
  • La Septième dimension. Le nouveau visage du monde : après la crise, Cheminements, 2009
  • Avancer vers l’État de droit, avec Patrick Simon, Jean-Philippe Feldman, Jean-Philippe Delsol, Cheminements, 2009.
  • La résistible ascension de Barack Obama, L'apart de l'esprit, 2010
  • Comme si se préparait une seconde Shoah, éditions de Passy (collection Les incorrects), 1er avril 2011
  • Comment le peuple palestinien fut inventé, avec David Horowitz, David Reinharc, 2011
  • Face à l'islam radical, éditeur David Reinharc, avec Daniel Pipes, 11 mai 2012
  • Le désastre Obama, Éditions Tatamis, 2012
  • L'État à l'étoile jaune, Éditions Tatamis, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thèse soutenue sous la direction de Jean Levailllant, lire en ligne
  2. « Assistant » ou « maître de conférences » selon les documents disponibles sur le site web de l'université : UFR Culture et Communication, « Bref curriculum vitæ des enseignants », Paris 8 (consulté le 26 février 2011), UFR « Culture et communication », « Guide des études », Université de Paris 8,‎ novembre 2010 (consulté le 31 janvier 2011), p. 38, [1]. Sur son site web, G. Millière est présenté comme « Professeur à l'Université Paris VIII. »
  3. UFR « Culture et communication », « Guide des études », Université de Paris 8,‎ novembre 2010 (consulté le 31 janvier 2011), p. 38.
  4. ex Stonegate Institute, ex Hudson New-York Institute, à ne pas confondre avec le Hudson Institute
  5. Voir
  6. Voir sa biographie et ses articles dans Dreuz.info
  7. Cf. « Le vrai visage d’Obama », Les 4 vérités, publié le 19 novembre 2008.
  8. J.-V. Holeindre, Y a-t-il un néoconservatisme français ? in Sciences Humaines : Grands Dossiers no 14 - mars-avril-mai 2009.
  9. « Réacs Sion » sur le site REFLEX
  10. Selon ses propres termes employés dans une lettre d’excuse qui fut publiée sur le site primo-europe auquel Guy Millière collabore occasionnellement ; par la suite, Guy Millière demanda à ce que cette lettre soit retirée du site.
  11. Cf. [2].

Liens externes[modifier | modifier le code]