Guy Dauphin Environnement

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Guy Dauphin environnement (GDE) est une entreprise française spécialisée dans le recyclage. Elle est partenaire du club du Stade Malherbe Caen et du Valenciennes Football Club.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1965, Guy Dauphin Environnement est fondée par Guy Dauphin. En 1968, elle installe son siège social à Rocquancourt dans le Calvados.

GDE accompagne l’essor du recyclage. Au fil des années, l’entreprise se développe, se modernise, se professionnalise en investissant dans les meilleures technologies disponibles (broyeurs, lignes de traitement des batteries et de tri des collectes sélectives, logistique) pour devenir le numéro 2 du recyclage en France.
Aujourd’hui GDE dispose d’une cinquantaine de sites en France où elle emploie plus de 1 000 personnes et traite plus de 2 millions de tonnes de matériaux par an pour les entreprises privées et publiques, les collectivités et les particuliers. Son chiffre d'affaires en 2010 a été de 725 millions d'euros, dont 70 % à l'export.
Historiquement, GDE est spécialisé dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. L’activité des ferreux constitue le cœur de métier de l’entreprise. GDE est leader de ce secteur et dispose d’une expertise reconnue en la matière. L’entreprise recycle également le plastique, les papiers-cartons, les batteries, les DIB (déchets industriels banals) et les végétaux.
GDE est la filiale française du groupe ECORE, acteur international du recyclage opérant en Europe et en Asie.

Depuis le décès de Guy Dauphin en 1992, l'actionnaire principal est Claude Dauphin, qui est aussi l'actionnaire principal de Trafigura, société de courtage basée à Londres. Trafigura a été connue du grand public par l'affaire du Probo Koala, ce navire pétrolier qui avait déchargé des déchets toxiques à Abidjan en 2006, causant la mort de 16 personnes et l'intoxication de plus dizaines de milliers d'autres habitants. Trafigura est moins connu pour un trafic d'essence de très mauvaise qualité écoulé en Afrique, et dont le Probo Koala n'est que la partie émergée de l'iceberg.

GDE cherche à s'implanter dans l'enfouissement de déchets ... et a commencé par créer des décharges sauvages dans le Calvados [prouvée à Versainville (environ 40000 T de RBA), et suspectée à Soumont-Saint-Quentin (environ 15000 T)]

En 2009, elle recycle plus de 2 millions de tonnes de déchets par an et emploie près de 1000 personnes sur 50 sites d’exploitation (centres de tri et sites de production).

Secteur d'activité[modifier | modifier le code]

Son activité est la récupération de déchets de métaux, ferrailles, plastiques, papiers.
Guy Dauphin Environnement collecte et recycle sept grandes familles de matériaux. Ces matériaux recyclés fournissent des matières premières secondaires de haute qualité pour les filières de production.
Les métaux ferreux à partir des véhicules hors d’usage (VHU), de l’électroménager, des ferrailles industrielles pour les aciéries.
Les métaux non ferreux - aluminium, cuivre - pour la métallurgie.
Les papiers-cartons à partir de vieux magazines, d’emballages en carton et de chutes de production d’imprimerie pour les papeteries
Les plastiques pour la filière plastique.
Les batteries
Les déchets industriels banals (DIB)
Les végétaux qui sont transformés en compost et combustible naturel.

Son chiffre d'affaires en 2006 a été de 628 millions d'euros, dont 70 % à l'export. En 2009, il s’élève à 400 millions d’euros.

La chaîne du recyclage[modifier | modifier le code]

Guy Dauphin Environnement assure la collecte et la logistique des déchets à travers un réseau d’une cinquantaine de sites. Pour assurer la production de matières premières secondaires, elle utilise des presses spécialisées (papiers-cartons, métaux non ferreux), des cisailles (métaux non ferreux) et des broyeurs (plastiques, végétaux, métaux ferreux).

En Normandie[modifier | modifier le code]

Le siège social de Guy Dauphin Environnement est implanté à Rocquancourt, en Normandie, bassin historique de la société.

Avec la révolution industrielle, l’acier, le fer et les métaux sont devenus des éléments majeurs de l’économie. Dès la fin du XIXe siècle, les Dauphin instaurent les activités de collecte, de stockage et de commerce de la ferraille. En plein essor des Trente Glorieuses, Guy Dauphin prend la mesure des enjeux économiques et environnementaux liés à l’apparition de la consommation de masse et des besoins en matières qu’elle engendre. Il transforme le secteur et fait évoluer le métier traditionnel de récupérateur de ferraille vers la profession de recycleur. En 1968, le siège de l’entreprise s’installe à Rocquancourt (15 km au sud de Caen). Depuis elle a ouvert de nouveaux sites dans tout l’arc atlantique, dans la région Rhône-Alpes et en Ile-de-France.

Guy Dauphin Environnement est la filiale du Groupe Ecore, une entreprise qui opère à l’échelle de la planète.

Attaché à son héritage normand, elle sponsorise les sportifs locaux et les activités emblématiques de la région : le stade Malherbe Caen, l’équipe de football des Sapeurs-Pompiers de Caen-Calvados. Au-delà de la Normandie, l’équipe de rugby de l’ALJ Limay, le Jumping International de Paris et possède son propre bateau, le Défi-GDE barré par Nicolas Boidevezi.

Plusieurs incendies se sont déclarés dans les déchets de l'entreprise[1]. Ces incendies pourraient être inhérents au processus de production. Mais inorganisation interne et physique ne permettent pas la sécurité des hommes / moyens industriels et de l'environnement. La plupart du temps, les incendies sont repérés par des tiers n'appartenant pas à l'entreprise. Les moyens humains sont déficients comme en témoigne le dernier incendie sur le site de LIMAY Yvelines, les services de contrôle de l'État se montrent très critiques.

Guy Dauphin Environnement est convaincue de stockage illégal de déchets de provenances diverses à Versainville, Soumont-Saint-Quentin, Fontenay le Pesnel, Mat sur Orne et ailleurs. Dès qu'elle n'a pu dissimuler plus longtemps ses dépôts, elle a acheté le site de Versainville, pensant éteindre les poursuites, puis, sous le contrôle des autorités locales a été contrainte de transférer ces produits dans des centres prévus à cet effet (Calvados)[2],[3]. Les RB - refus de broyage - sont des produits qui peuvent être dangereux selon la conduite industrielle lors des phases de broyage même s'il est dit que les RB déposés illégalement sur le terrain de Versainville n'ont pas, suite à analyses de sociétés indépendantes, généré de problèmes environnementaux sur le terrain (sol / sous sols / air du sol) ni dans les alentours. Conférer le site web de la Drire de Basse Normandie. Il est à noter que des boues de processus et autres déchets ont été mélangés aux RB.

50 000 tonnes de déchets broyés, résidus de broyages automobiles (RBA), mélangés à des boues industrielles, ont été retrouvés sous le parking de la brocante de Versainville. Les premières analyses des prélèvements effectués sur le site de Versainville font apparaître la présence de PCB toxiques et de métaux lourds. L'entreprise parle de dysfonctionnement. Le terrain avait été acheté le 16 octobre 2008 par la Security management company limited, société suisse de Collonge-Bellerive[4],[5].

Un autre dépôt illégal de déchets automobiles a également été retrouvé à Soumont-Saint-Quentin (Calvados)[6].

À partir de 2006, c’est le site de Nonant-le-Pin, dans l'Orne (département), qui a été choisi pour l’implantation d’un site de traitements de RBA par la GDE avec une demande d’exploitation adressée aux pouvoirs publics. Mais le choix du site pose un énorme problème : il se trouve au coeur d’un des principaux écosystèmes de la région, le Haras du pin qui regroupe un des plus beaux viviers du trotteur français. Malgré un avis défavorable émanant de l'enquête publique menée de février à mars 2007, certains élus locaux accordent le feu vert au projet. Depuis les opposants n’hésitent pas à s’organiser en association afin d’effectuer en 2012 une étude économique sur l’impact de cette installation de traitement de déchets non recyclables très contestée. Le 27 avril 2013, la ministre de l'écologie Delphine Batho impose un réexamen du dossier et suspend toute procédure de mise en exploitation du chantier en attendant les conclusions d'une commission d'experts indépendants.

L'entreprise n'ayant pas attendu les conclusions des experts, le site a été mis en exploitation le 22 octobre en faisant convoyer les premiers camions chargés de RBA par les forces de l'ordre. Les riverains, ainsi qu'une vingtaine de maires des communes environnantes, se sont constitués en collectif FRO (Front de Résistance de l'Orne) quelques heures après l'ouverture pour finalement bloquer l'entrée du site en radicalisant leur action. Le collectif occupe ainsi une bande de terrain obstruant l'entrée et n'ayant pas été cédée encore à l'exploitant. Il s'organise en rotations de présence et occupation 24h/24, 7 jours sur 7 et mobilise la population au moyen des réseaux sociaux à la moindre tentative de GDE d'atteindre le site même en mobilisant ses propres salariés. Les différents tribunaux confirmeront le maintien de la fermeture du site par la pose de scellés le 18 avril 2014, puis une décision du tribunal de grande instance d'Argentan ordonnant la fermeture définitive le 13 mai 2014. Malgré les décisions en leur faveur, le collectif FRO maintient le blocus jusqu'au retrait des autorisations d'exploitation de la société GDE.

Autres régions[modifier | modifier le code]

En Rhône Alpes[modifier | modifier le code]

En région Rhône-Alpes, Guy Dauphin Environnement est installée à Salaise-sur-Sanne, une localité située au cœur d’un bassin industriel spécialisé dans la chimie. Cette région est après l’Ile-de-France, la plus industrialisée du pays. Elle est également l’une des plus dynamiques en termes d’emploi. Ici, 3600 établissements sont soumis à autorisation de la part de la DRIRE pour exercer leurs activités. elle est l’un d’entre eux. À Salaise, les activités de retraitement des déchets se partagent entre deux entreprises. Guy Dauphin Environnement et Trédi (une filiale du groupe Séché), ce qui fait de la commune de Salaise-sur-Sanne une aire spécialisée dans le recyclage. Il convient d'appeler ces résidus (RB résidus de broyage) car Guy Dauphin Environnement ne broie pas que des VHU (véhicules hors d'usage) il broie aussi des contenants, des DEEE (Déchets Électriques et Électroniques) en fin de vie, et moult ferrailles et produits divers, c'est ce cocktail qui génère le plus de nuisances. Salaise-sur-Sanne, dans l'Isère, où plusieurs incendies ont alerté la population. Guy Dauphin Environnement a mis cela sur le compte des sapeurs-pompiers[7]. De nombreuses explosions et dégagement de fumées épaisses et extrêmement malodorantes détériorent la qualité de vie des habitants des villages voisins... malgré de nombreuses dénonciations et lettres aux autorités (préfet, ministre de l'environnement) faites par les associations, la situation n'a guère évolué... GDE met en cause les filières en amont qui lui fournissent des carcasses d'autos non dépolluées... selon GDE ce ne serait pas à GDE de dépolluer mais aux filières en amont (GDE peut donc continuer à polluer en traitant des carcasses d'auto non dépolluées puisque GDE ne devrait être livré qu'en carcasses dépolluées)... les filières en amont sont entre autres les petits ferrailleurs qui récupèrent la ferraille çà et là... c'est sur ces ferrailleurs sont équipés et sensibilisés pour dépolluer les carcasses d'auto. Salaise sur Sanne n'est pas un centre de RBA mais un centre de production et de recyclage de ferreux. Les RBA (mousse / bois / terres / reliquats de ferreux et non ferreux / résidus pétroliers(huiles carter, liquide de freins) sont en reliquat dans les RB... ) ce qui requalifie ces produits en produits dangereux qui représentent la partie non valorisable des produits broyés. Ces RBA sont ensuite traités dans des ISDND de Classe II.

En Bretagne[modifier | modifier le code]

Le groupe a acheté en mai 2008 165 ha de terres agricoles dans la commune de Plouray (Morbihan), pour y enfouir des déchets de son industrie de broyage[8]. Il s'agissait d'un projet de création d'un Centre de Stockage de Déchets Non Dangereux (Ordure ménagère / RBA /...) qui ne pourra exister sans les enquêtes publiques et les accords préfectoraux locaux.

Alors que l'enquête publique menée fin 2010 a émis un avis défavorable, à la grande surprise de tout le monde, GDE a écrit en mars 2011 au préfet du Morbihan pour lui demander de mettre un terme à l'instruction du dossier de demande d'autorisation d'exploiter.

Un article d'Ouest-France du 28-29 mai 2011 fait état de l'intention de GDE de revendre ses terres, et du fait que la SBAFER, qui a fait une offre d'achat au prix du marché, n'a pas reçu de réponse de la part de GDE.

En Ile-de-France[modifier | modifier le code]

En Ile-de-France, Guy Dauphin Environnement est installée à Limay (Yvelines). En 2008, elle y ouvre un nouveau site, doté d’un broyeur pour les véhicules hors d’usage (VHU) de la région parisienne et de l'ouest de la France avec un impact carbone conséquent, qui emploie une cinquantaine de personnes. Ce broyeur est partiellement isolé par un blindage phonique. Le poste de pesée pour les camions est alimenté par l’énergie solaire. Situé sur les rives de la Seine, le nouveau site de Limay permet d’être relié aux réseaux ferré et fluvial de la région, des moyens de transport ayant un impact environnemental limité, elle a eu une mise en demeure de récupérer des ferrailles tombées en seine lors des opérations de chargements de bateaux. Hélas, ce méga-broyeur génère des méga-nuisances : explosions, départs de feu dans la cheminée, incendies, rejets gazeux, niveaux sonores insupportables pour le voisinage. Des moyens existent pour limiter les impacts de l'activité industrielle.

En Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

Après avoir signé le 10 avril 2007 dans une agence immobilière de Chanoz Chatenay (01) un compromis de vente avec un agriculteur de Guémené-Penfao (44), GDE a acheté 65 ha à cet agriculteur le 27 juin 2008 au prix de 693 671 euros (source : acte de vente). La SAFER Maine Océan n'avait pas pu préempter du fait que l'acheteur avait « un projet industriel » (article L. 143-4 du code rural).

Une association créée en juillet 2008 a recueilli en 5 semaines 4 178 signatures d'opposants au projet de « Centre d'Enfouissement de Résidus de Broyage Automobile » de GDE, signatures qui ont été remises au sous-préfet de Châteaubriant.

En juin 2011, GDE n'a toujours pas déposé en préfecture de demande d'autorisation d'exploiter ce centre. En 2012 GDE renonce à son projet et s'engage à céder le foncier.

Fouir[modifier | modifier le code]

Elle veut s'implanter durablement sur le marché des déchets. Elle a déposé deux dossiers de création de centres d'enfouissement. Un au cœur des haras en Normandie à Nonant-le-Pin pour lequel le préfet et la commission d'enquête a donné un avis négatif. Les travaux ont cependant démarré suite à l'avis favorable du tribunal administratif de Caen et la « plateforme environnementale » pour un centre de stockage de déchets non dangereux ultimes (refus de broyages automobiles - RBA : 90 000 tonnes, déchets industriels banals - DIB : 60 000 tonnes) par an. Elle devait être opérationnelle début 2013. La concession a été prise pour 17 ans et la surface représente 55 hectares et devrait engendrer la présence de 60 à 90 camions par jour, samedi inclus. Ce terrain est traversé par un ruisseau qui se jette dans la Dieuge, puis dans l’Orne qui se jette dans la mer à Ouistreham. Devant les risques pour la proximité des haras les plus prestigieux, les éleveurs se sont mobilisés contre le projet. GDE n'a aucune expertise pour stocker ces déchets qui viendront de toute la France pour une production locale insignifiante (moins de 10.000 tonnes). Le site de Plouray est abandonné par GDE en cours d'enquête publique car il a suscité la mobilisation de la population contre cette source de pollution dans la vallée de l'Ellé. GDE a aussi fait l'acquisition de 65 ha à Guémené-Penfao, en Loire-Atlantique, lequel projet a été abandonné.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]