Guy Dauphin Environnement

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Guy Dauphin environnement (GDE) est une entreprise française spécialisée dans le recyclage. Elle est partenaire du club du Stade Malherbe Caen et du Valenciennes Football Club. Guy Dauphin Environnement est la filiale du Groupe Ecore, , acteur international du recyclage opérant en Europe et en Asie.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1965, Guy Dauphin Environnement est fondée par Guy Dauphin. En 1968, elle installe son siège social à Rocquancourt dans le Calvados.

Depuis le décès de Guy Dauphin en 1992, l'actionnaire principal est Claude Dauphin, qui est aussi l'actionnaire principal de Trafigura, société de courtage basée à Londres. Trafigura a été connue du grand public par l'affaire du Probo Koala, ce navire pétrolier qui avait déchargé des déchets toxiques à Abidjan en 2006, causant la mort de 16 personnes et l'intoxication de plus dizaines de milliers d'autres habitants. Trafigura est moins connu pour un trafic d'essence de très mauvaise qualité écoulé en Afrique, et dont le Probo Koala n'est que la partie émergée de l'iceberg.

Activité[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui GDE dispose d’une cinquantaine de sites en France où elle emploie plus de 1 000 personnes et traite plus de 2 millions de tonnes de matériaux par an pour les entreprises privées et publiques, les collectivités et les particuliers. Son chiffre d'affaires en 2010 a été de 725 millions d'euros, dont 70 % à l'export. Son chiffre d'affaires en 2006 a été de 628 millions d'euros, dont 70 % à l'export. En 2009, il s’élève à 400 millions d’euros.

Historiquement, GDE est spécialisé dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. L’activité des ferreux constitue le cœur de métier de l’entreprise. GDE est leader de ce secteur. L’entreprise recycle également le plastique, les papiers-cartons, les batteries, les DIB (déchets industriels banals) et les végétaux. Elle utilise des presses spécialisées (papiers-cartons, métaux non ferreux), des cisailles (métaux non ferreux) et des broyeurs (plastiques, végétaux, métaux ferreux).

Guy Dauphin Environnement collecte et recycle sept grandes familles de matériaux :

  • Les métaux ferreux à partir des véhicules hors d’usage (VHU), de l’électroménager, des ferrailles industrielles pour les aciéries.
  • Les métaux non ferreux - aluminium, cuivre - pour la métallurgie.
  • Les papiers-cartons à partir de vieux magazines, d’emballages en carton et de chutes de production d’imprimerie pour les papeteries.
  • Les plastiques pour la filière plastique.
  • Les batteries.
  • Les déchets industriels banals (DIB).
  • Les végétaux qui sont transformés en compost et combustible naturel.

En 2009, elle recycle plus de 2 millions de tonnes de déchets par an et emploie près de 1000 personnes sur 50 sites d’exploitation (centres de tri et sites de production).

Controverse[modifier | modifier le code]

Décharge illégale[modifier | modifier le code]

Guy Dauphin Environnement est convaincue de stockage illégal de déchets de provenances diverses à Versainville, Soumont-Saint-Quentin, Fontenay le Pesnel, Mat sur Orne et ailleurs. Dès qu'elle n'a pu dissimuler plus longtemps ses dépôts, elle a acheté le site de Versainville, pensant éteindre les poursuites, puis, sous le contrôle des autorités locales a été contrainte de transférer ces produits dans des centres prévus à cet effet (Calvados)[1],[2].

50 000 tonnes de déchets broyés, résidus de broyages automobiles (RBA), mélangés à des boues industrielles, ont été retrouvés sous le parking de la brocante de Versainville. Les premières analyses des prélèvements effectués sur le site de Versainville font apparaître la présence de PCB toxiques et de métaux lourds. L'entreprise parle de dysfonctionnement. Le terrain avait été acheté le 16 octobre 2008 par la Security management company limited, société suisse de Collonge-Bellerive[3],[4].

Un autre dépôt illégal de déchets automobiles a également été retrouvé à Soumont-Saint-Quentin (Calvados)[5].

Nonant-le-Pin[modifier | modifier le code]

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À partir de 2006, c’est le site de Nonant-le-Pin, dans l'Orne (département), qui a été choisi pour l’implantation d’un site de traitements de RBA par la GDE avec une demande d’exploitation adressée aux pouvoirs publics. Mais ce site se trouve près du Haras du pin, lieu connu pour ses trotteur français.

Malgré un avis défavorable émanant de l'enquête publique menée de février à mars 2007, certains élus locaux accordent le feu vert au projet.

Les travaux ont démarré suite à l'avis favorable du tribunal administratif de Caen et la « plateforme environnementale » pour un centre de stockage de déchets non dangereux ultimes (refus de broyages automobiles - RBA : 90 000 tonnes, déchets industriels banals - DIB : 60 000 tonnes) par an. Elle devait être opérationnelle début 2013. La concession a été prise pour 17 ans et la surface représente 55 hectares et devrait engendrer la présence de 60 à 90 camions par jour, samedi inclus. Ce terrain est traversé par un ruisseau qui se jette dans la Dieuge, puis dans l’Orne qui se jette dans la mer à Ouistreham. Devant les risques pour la proximité des haras les plus prestigieux, les éleveurs se sont mobilisés contre le projet. GDE n'a aucune expertise pour stocker ces déchets qui viendront de toute la France pour une production locale insignifiante (moins de 10.000 tonnes).

Le 27 avril 2013, la ministre de l'écologie Delphine Batho impose un réexamen du dossier et suspend toute procédure de mise en exploitation du chantier en attendant les conclusions d'une commission d'experts indépendants.

Le site a été mis en exploitation le 22 octobre en faisant convoyer les premiers camions chargés de RBA par les forces de l'ordre. Les riverains, ainsi qu'une vingtaine de maires des communes environnantes, se sont constitués en collectif FRO (Front de Résistance de l'Orne) quelques heures après l'ouverture pour finalement bloquer l'entrée du site en radicalisant leur action. Le collectif occupe ainsi une bande de terrain obstruant l'entrée et n'ayant pas été cédée encore à l'exploitant. Il s'organise en rotations de présence et occupation 24h/24, 7 jours sur 7 et mobilise la population au moyen des réseaux sociaux à la moindre tentative de GDE d'atteindre le site même en mobilisant ses propres salariés. Les différents tribunaux confirmeront le maintien de la fermeture du site par la pose de scellés le 18 avril 2014, puis une décision du tribunal de grande instance d'Argentan ordonnant la fermeture définitive le 13 mai 2014. Malgré les décisions en leur faveur, le collectif FRO maintient le blocus jusqu'au retrait des autorisations d'exploitation de la société GDE.

Guémené-Penfao[modifier | modifier le code]

Après avoir signé le 10 avril 2007 dans une agence immobilière de Chanoz Chatenay (01) un compromis de vente avec un agriculteur de Guémené-Penfao (44), GDE a acheté 65 ha à cet agriculteur le 27 juin 2008 au prix de 693 671 euros (source : acte de vente). La SAFER Maine Océan n'avait pas pu préempter du fait que l'acheteur avait « un projet industriel » (article L. 143-4 du code rural).

Une association créée en juillet 2008 a recueilli en 5 semaines 4 178 signatures d'opposants au projet de « Centre d'Enfouissement de Résidus de Broyage Automobile » de GDE, signatures qui ont été remises au sous-préfet de Châteaubriant.

En juin 2011, GDE n'a toujours pas déposé en préfecture de demande d'autorisation d'exploiter ce centre. En 2012 GDE renonce à son projet et s'engage à céder le foncier.

Plouray[modifier | modifier le code]

Le groupe a acheté en mai 2008 165 ha de terres agricoles dans la commune de Plouray (Morbihan), pour y enfouir des déchets de son industrie de broyage[6]. Il s'agissait d'un projet de création d'un Centre de Stockage de Déchets Non Dangereux (Ordure ménagère / RBA /...) qui ne pourra exister sans les enquêtes publiques et les accords préfectoraux locaux.

Alors que l'enquête publique menée fin 2010 a émis un avis défavorable, à la grande surprise de tout le monde, GDE a écrit en mars 2011 au préfet du Morbihan pour lui demander de mettre un terme à l'instruction du dossier de demande d'autorisation d'exploiter.

Un article d'Ouest-France du 28-29 mai 2011 fait état de l'intention de GDE de revendre ses terres, et du fait que la SAFER, qui a fait une offre d'achat au prix du marché, n'a pas reçu de réponse de la part de GDE.

Salaise-sur-Sanne[modifier | modifier le code]

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En région Rhône-Alpes, Guy Dauphin Environnement est installée à Salaise-sur-Sanne, une localité située au cœur d’un bassin industriel spécialisé dans la chimie. Ici, 3600 établissements sont soumis à autorisation de la part de la DRIRE pour exercer leurs activités. elle est l’un d’entre eux. À Salaise, les activités de retraitement des déchets se partagent entre deux entreprises. Guy Dauphin Environnement et Trédi (une filiale du groupe Séché), ce qui fait de la commune de Salaise-sur-Sanne une aire spécialisée dans le recyclage. Il convient d'appeler ces résidus (RB résidus de broyage) car Guy Dauphin Environnement ne broie pas que des VHU (véhicules hors d'usage) il broie aussi des contenants, des DEEE (Déchets Électriques et Électroniques) en fin de vie, et moult ferrailles et produits divers, c'est ce cocktail qui génère le plus de nuisances. Salaise-sur-Sanne, dans l'Isère, où plusieurs incendies ont alerté la population. Guy Dauphin Environnement a mis cela sur le compte des sapeurs-pompiers[7]. De nombreuses explosions et dégagement de fumées épaisses et extrêmement malodorantes détériorent la qualité de vie des habitants des villages voisins. malgré de nombreuses dénonciations et lettres aux autorités (préfet, ministre de l'environnement) faites par les associations, la situation n'a guère évolué. GDE met en cause les filières en amont qui lui fournissent des carcasses d'autos non dépolluées.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Elle sponsorise les sportifs locaux et les activités emblématiques de la Normandie : le stade Malherbe Caen, l’équipe de football des Sapeurs-Pompiers de Caen-Calvados. Au-delà de la Normandie, l’équipe de rugby de l’ALJ Limay, le Jumping International de Paris et possède son propre bateau, le Défi-GDE barré par Nicolas Boidevezi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]