Guy-André-Pierre de Montmorency-Laval

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Officier général francais 7 etoiles.svg Guy-André-Pierre de Montmorency-Laval
Surnom Le maréchal de Montmorency-Laval
Naissance 21 septembre 1723
Château de Bayers
Décès 22 septembre 1798 (à 47 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 17411783
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Famille Famille de Laval
Famille de Montmorency
Maison de Laval-Lezay

Guy-André-Pierre de Montmorency-Laval, né le 21 septembre 1723 au château de Bayers[1] et mort le 22 septembre 1798 à Paris[2], 1er duc de Laval, premier baron de la Marche, marquis de Lezay, est un militaire français, maréchal de France.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Guy-André de Montmorency-Laval, il épouse le 28 décembre 1740 Jacqueline Hortense de Bullion de Fervaques[3], qui obtient les entrées de la chambre du roi le 1er août 1772, fille d'Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques, chevalier des ordres du roi, lieutenant-général de ses armées.

De ce mariage sont issus :

Histoire[modifier | modifier le code]

Connu d'abord sous le nom de marquis de Laval, il entre aux mousquetaires le 1er janvier 1741, fait la campagne de Flandre en 1742 et obtient, le 4 avril 1743, une compagnie au régiment de Royal-Pologne, cavalerie.

Il combat à la Bataille de Dettingen le 27 juin suivant, et est fait, par commission du 22 août, colonel du régiment d'infanterie de son nom. En 1744, il se trouve à la prise de Wissembourg et des lignes de la Loutre, à l'attaque des retranchements de Suffelsheim et au siège de Fribourg. Il participe à la prise de Cronenbourg an mois de mars 1745. Passé à l'armée de Flandre, il se distingue, avec le régiment de Grillon, à l'affaire de Mesle, le 9 juillet, concourt à la prise de Gand, et est déclaré brigadier le 25 du même mois.

Employé à l'armée de Flandre, en 1746, il combat à la bataille de Rocourt. En 1747, il sert aux sièges de l'Ecluse, du Sas de Gand, d'Hulst, d'Axel et de Berg-op-Zooru, au siège de Maastricht en 1748, et est fait maréchal de camp par brevet du 10 mai.

Sur les côtes de la Méditerranée, en 1756, il passe dans l'île de Minorque, qui est conquise, et sert à l'assaut du fort Saint-Philippe. En Allemagne il combat à la Bataille de Hastenbeck en 1757, concourt à la conquête de l'électorat d'Hanovre, et revient après la capitulation de Closterseven. Employé à la même armée en 1768, il combat à la Bataille de Krefeld.

Il se trouve à la bataille de Minden le 1er août 1759, et est déclaré lieutenant-général des armées du roi le 17 décembre de la même année. Il sert à l'affaire de Corbach en 1760, et à la Bataille de Villinghausen en 1761. Il est pourvu cette année du gouvernement de Mont-Dauphin, puis de celui de Compiègne, et enfin honoré du bâton de maréchal de France le 15 juin 1783.

Ses services, ceux de ses ancêtres et la grandeur de sa maison, lui ont mérité l'honneur d'être élevé à la dignité de duc héréditaire, par lettres du mois d'octobre 1758, enregistrées le 29 novembre suivant, portant union de la baronnie d'Arnac et autres terres voisines au marquisat de Magnac, et érection du tout en duché, sous le nom de Laval, pour lui et ses descendans mâles, avec extension aux enfants et descendants mâles de feu Joseph-Pierre, comte de Montmorency-Laval, son parent (Maison de Laval-Tartigny)[4].

Il meurt en 1798.

Son frère Louis-Joseph de Montmorency-Laval, cardinal-évêque de Metz, est nommé Grand aumônier de France en 1786 à la suite du scandale de l'Affaire du collier de la reine, mais doit émigrer en 1791 et meurt en exil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baptisé le 6 novembre 1734 à Magnac.
  2. « roglo.eu », Guy-André-Pierre de Montmorency-Laval (consulté le 20 mars 2011)
  3. David Bailie Warden, Nicolas Viton de Saint-Allais, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles et Agricole Joseph François Xavier Pierre Esprit Simon Paul Antoine, marquis de Fortia d'Urban, L'Art de vérifier les dates des faits historiques : des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur, par le moyen d'une table chronologique, vol. 17, Imprimerie Moreau,‎ 1818 (lire en ligne)
  4. Dictionnaire généalogique, héraldique, historique et chronologique : contenant l'origine et l'etat actuel des premieres maisons de France, des maisons souveraines et principales de l'Europe, chez Duchesne,‎ 1761, 808 p. (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]