Gustavo Marin

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Gustavo Marin, économiste et sociologue franco-chilien, est connu notamment pour son rôle clef dans la création et le développement du réseau international de longue date, l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire. Depuis 2007, il dirige un forum de réflexion et de propositions sur la gouvernance mondiale, le Forum pour une nouvelle Gouvernance Mondiale (FnGM).

Dirigeant du MIR et prisonnier politique sous le régime militaire de Pinochet au Chili[modifier | modifier le code]

Né le 24 avril 1950 (64 ans) à Antofagasta, au nord du Chili, Gustavo Marin est aujourd'hui marié et a quatre enfants.

D’origine quechua et aymara, il étudie à l’École de Sociologie de l’Université catholique jusqu’en 1970. Il arrête ses études pour aller vivre avec le peuple Mapuche au Sud du Chili où il est l’un des principaux organisateurs d’un vaste mouvement pour la récupération de la terre usurpée par les colons aux communautés mapuche[1]. Il est dirigeant du Mouvement de la gauche révolutionnaire, le MIR, jusqu’au coup d’État militaire organisé par Pinochet le 11 septembre 1973. Il résiste dans la clandestinité jusqu’en avril 1974, quand il est capturé par les services d’intelligence militaire. Il reste plusieurs mois dans les prisons secrètes de la dictature et est condamné à 20 ans de prison par un tribunal militaire. Il est adopté par Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits de l’Homme, ce qui rend possible son expulsion vers la France en novembre 1976.

Réfugié politique en France[modifier | modifier le code]

Réfugié politique en France en 1977, il travaille comme ouvrier installateur de téléphones, menant de front ses études supérieures pour obtenir un Doctorat en Économie Politique de l’Université Paris 8. De 1983 à 1986, il travaille au Département Développement de la CIMADE. Fin 1986, il retourne au Chili en passant par l’Argentine. Il y est Coordonnateur du PRIES-CONO SUR, Programme régional de recherche socioéconomique réunissant des centres de recherches, des universités, des syndicats, des ONG d’Argentine, du Chili, du Brésil et d'Uruguay.

Publications en 1988 et 1989[modifier | modifier le code]

Pendant cette période il publie :

  • Los grupos transnacionales y la crisis, Editorial Nueva América, Buenos Aires, 1988[2]
  • Estado autoritario, deuda externa y grupos económicos, en collaboration avec Patricio Rozas, Ediciones Chile América CESOC, Santiago, 1988.
  • El endeudamiento bancario de los grupos económicos, su incidencia en la crisis de pagos y las políticas des Estado de Chile, with Patricio Rozas, PRIES CONO SUR, Santiago, 1988[3].
  • El mapa de la extrema riqueza: 10 años después, en collaboration avec Patricio Rozas, Ediciones Chile América CESOC, Santiago, 1989[4]
  • "Chile Hacia el Siglo XXI: Crisis del Capitalismo y Recomposición de las clases sociales," Documentos de Trabajo no. 43, PRIES CONO SUR, Santiago, 1991[5].

Ces œuvres sont largement citées comme sources dans divers travaux universitaires et autres (voir notes en bas de page).

Un réseau international de solidarité et le Forum social mondial[modifier | modifier le code]

De retour en France, il travaille depuis 1992 en tant que Responsable du programme Avenir de la planète à la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme, fondation suisse indépendante basée à Paris. Depuis 2002 il est Responsable de programmes à la même fondation. Il est l’un des organisateurs de l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire et membre fondateur du Conseil international du Forum social mondial[6].

Publication internationale de ses récits personnels et politiques[modifier | modifier le code]

Son livre de récits personnels et politiques Los Relatos de José Peralta, a été publié au Chili par Ediciones Tiempo Nuevo en 2003 et réédité par Ediciones AYUN en 2009. Il a été traduit :

  • en portugais et publié au Brésil par Escrituras en 2003
  • en anglais et publié en Inde par Pipal Tree en 2004 sous le titre Singing in the Prison Shower
  • en chinois publié par Xinhua Press en 2006 et
  • en français publié au Maroc par Tarik Éditions en 2007 sous le titre Résistance et Espoir au Chili 1973 - 2007.

Autres activités et un forum de réflexion et de propositions sur la gouvernance mondiale[modifier | modifier le code]

Gustavo Marin a organisé des séminaires et conférences sur des thèmes concernant la démocratie, la société civile et la gouvernance notamment en Chine, Inde, Iran, Liban, Mauritanie, Rwanda, Afrique du Sud, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, France, Espagne.

Fin 2007, conjointement avec Arnaud Blin, il lance le Forum pour une nouvelle gouvernance mondiale (FnGM) dont il est Directeur. Dans le cadre du FnGM, il développe en 2008 avec Arnaud Blin et Renaud François, un Indice de gouvernance mondiale (IGM) destiné à mesurer à un instant « t », la photographie de la gouvernance mondiale au travers des résultats obtenus par les 179 pays objets de l’étude.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marin, G. (1980) Lutte des classes dans la campagne chilienne, Centre de recherches de l'Université de Paris VIII
  2. A servi de source pour : Guillaudat, P. et P. Mouterde (1995), Les mouvements sociaux au Chili, 1973-1993, L'Harmattan, Paris, isbn=2-7384-3214-X|passage=152 et 154.
  3. A servi de source pour : J.F. er M.H. Morley Petras, US Hegemony under Siege: Class, Politics, and Development in Latin America, Verso (original de l'Université de Michigan),‎ 1990 (ISBN 0-86091-280-9), p. 248
  4. A servi de source pour : Del Pozo, J. et A. Jacob (1994), Le Chili de 1970 à 1990: de l'Unité populaire à l'après-Pinochet, Vlb éditeurs, Québec, ISBN 2-89005-596-5, p. 167 ; L. Whitehead, Emerging Market Democracies: East Asia and Latin America, JHU Press,‎ 2002 (ISBN 0-8018-7219-7), p. 98; (en) C.L. Schneider, Shantytown protest in Pinochet's Chile, Temple University Press,‎ 1995 (ISBN 1-56639-306-X), p. 242; (en) H.E. Schamis, Re-forming the State: The Politics of Privatization in Latin America and Europe, Ann Arbor, University of Michigan Press, p. 63,‎ 2002 (ISBN 978-0-472-08850-8, LCCN 2002073654); (en) L.H. Oppenheim, Politics in Chile: Democracy, Authoritarianism, and the Search for Development, Westview Press (original de l'Université de Virginia),‎ 1999 (ISBN 0-8133-3565-5), p. 158 et 288; (en) S.K. et D. Parker Saha, Globalisation and Sustainable Development in Latin America: Perspectives on the New Economic Order, Edward Elgar (original de l'Université de Californie),‎ 2002 (ISBN 1-84064-373-0), p. 189
  5. A servi de source pour : (en) J.F., F.I. Leiva et H. Veltmeyer Petras, Democracy and Poverty in Chile: The Limits to Electoral Politics, Westview Press,‎ 1994 (ISBN 0-8133-8217-3), p. 197 et 181
  6. Le Forum social mondial (FSM), conçu comme une initiative collective, n'approuve pas la mise en avant d'individus en tant que tels. Il n'existe pas de liste officielle des « responsables » du FSM ni de son Conseil international, mais les références à Gustavo Marin abondent sur le site web du FSM pour ses contributions d'analyses et de propositions, ainsi que dans des ouvrages sur le FSM, tels que : Böök, Mikael (2007). "Librarians and the World Social Forum, Unite!". Information for Social Change. [1]; Martins, A. (2005) "WSF debate: The dream and its fabric". Global Action Database. [2] ; (en) J. Sen, World Social Forum: Challenging Empires, Viveka Foundation,‎ 2004 (ISBN 81-88251-17-8), p. 310 et 385; World Social Forum Memory Project.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sélection d'articles de Gustavo Marín sur Internet[modifier | modifier le code]