Gustave Maroteau

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Gustave Maroteau

Gustave Maroteau (1849-1875) est un journaliste français condamné à mort en mars 1871 pour sa participation à la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Louis Maroteau est né à Chartres, place Billard, le 28 juillet 1849, fils de Louis Jules Maroteau, professeur de musique au collège de Chartres de 1842 à 1870 et lieutenant de la compagnie des musiciens de la Garde nationale et de Benjamine Adrienne Cécile Frossard.

Comme pour beaucoup, Victor Hugo intervint en sa faveur, en février 1872 :

« J'ai écrit hier à Gustave Maroteau. Il est encore à l'hôpital militaire de Versailles. On a commuté sa peine de mort en galères à perpétuité. C'est odieux. Je lui ai dit qu'il serait gracié de cette grâce. Ces gens-là se croient cléments. Mais l'amnistie leur sera imposée. »

Condamné à mort en mars 1871, pour sa participation à la Commune de Paris, déporté en Nouvelle-Calédonie en 1872, où il mourut de tuberculose en 1875.

Une rue porte son nom à Chartres, Eure-et-Loir, depuis 1998.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Gustave Maroteau fut le rédacteur en chef de l'éphémère journal Le Salut public, qui parut du 16 mai (27 Floréal) au 23 mai 1871 (4 Prairial an 79).

  • Les Flocons, édité par Achille Faure, libraire éditeur, 18 rue Dauphine en 1867.
  • Le Père Duchêne, pamphlet révolutionnaire. 7 numéro. Journal satirique qui parut du 3 au 9 décembre 1869. Ce journal, dirigé contre le Second Empire et les républicains modérés, compta (outre Gustave Maroteau) Eugène Vermersch et Maxime Wuillaume parmi ceux qui y collaborèrent.