Gustave Le Bon

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Gustave Le Bon

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Naissance 7 mai 1841
Nogent-le-Rotrou
Décès 13 décembre 1931
Marnes-la-Coquette
Nationalité Drapeau : France française
Diplôme
Doctorat en médecine en 1866
Profession
Activité principale

Gustave Le Bon, né le 7 mai 1841 à Nogent-le-Rotrou et mort le 13 décembre 1931 à Marnes-la-Coquette, est un médecin, anthropologue, psychologue social, sociologue. Esprit universel, polygraphe[1], il est l'auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il aborde le désordre comportemental et la psychologie des foules. Le Bon reste une personnalité qui dérange. D’une part, à une époque où la méthode devient importante, son « amateurisme » gêne ses contemporains tels Durkheim[2], sans que cela ait vraiment d’influence sur son début de carrière. D’autre part, Le Bon dégage une image raciste, qui renvoie à « l’idéologie coloniale de son époque[2] ». Il avait des tendances anticléricales et compte au nombre des anti-colonisateurs.

Le Bon ne soutient pas la théorie d’une hiérarchisation des civilisations, mais admet des différences au niveau des stades de développement, et soutient la théorie du biologiste darwinien allemand Ernst Haeckel (1834-1919)[2]. Il consacre un gros volume illustré à la Civilisation des Arabes[n 1], et il envisageait l’éveil à venir d'une Afrique encore sous-développée au début du XXe siècle. Après une mission aux Indes, il publie, en 1887, un autre ouvrage majeur, Les Civilisations de l’Inde[2]. Il se différencie en cela fortement d'Arthur de Gobineau et dénonce à plusieurs reprises dans ses œuvres le « mythe de la race aryenne », mettant en garde contre les visées suprémacistes du national-socialisme dès 1924. Psychologie des foules marqua un tournant dans la carrière du « célèbre docteur[3] ». Cette œuvre, parue en 1895, reste la plus célèbre aujourd’hui.

« L’âge où nous entrons sera véritablement l’ère des foules. […] Aujourd'hui ce sont les traditions politiques, les tendances individuelles des souverains, leurs rivalités qui ne comptent plus, et, au contraire, la voix des foules qui est devenue prépondérante. »

— Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895[4]

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Le Bon en 1929

Né en 1841 à Nogent-le-Rotrou, où son père était conservateur des hypothèques, il fit ses études au lycée de Tours, puis à la faculté de médecine de Paris, où il obtient le titre de docteur en médecine[5] en 1866[6].

Il parcourut l’Europe, l'Asie et l'Afrique du Nord entre les années 1860 et 1880[5]. Il écrivit des récits de voyage, des ouvrages d’archéologie et d’anthropologie sur les civilisations de l’Orient[5] et participa au comité d'organisation des expositions universelles.

En 1879, il fit une entrée remarquée au sein de la Société d'anthropologie de Paris qui lui décerna l’année suivante le prix Godard pour son mémoire Recherches anatomiques et mathématiques sur les lois de variation du volume du cerveau et sur leur relation avec l’intelligence[7]. En 1888, il démissionne et rompt tout contact avec cette société peu ouverte aux approches psycho-sociologiques novatrices de Le Bon pour lequel « il n'y a pas de races pures dans les pays civilisés » (L'homme et les sociétés, 1881) et qui entend le terme de « race », à l'instar de Taine ou Renan, comme un synonyme de « peuple », c'est-à-dire « un agrégat d'hommes appartenant au même milieu et partageant la même culture (langue, tradition, religion, histoire, coutumes vestimentaires, alimentaires, etc.) ». « Les classifications uniquement fondées sur la couleur de la peau ou sur la couleur des cheveux n'ont guère plus de valeur que celles qui consisteraient à classer les chiens d'après la couleur ou la forme des poils, divisant, par exemple, ces derniers en chiens noirs, chiens blancs, chiens rouges, chiens frisés, etc. » (L'homme et les sociétés).

Au chapitre de la colonisation, Le Bon partage avec l’anthropologue Louis Armand de Quatrefages de Bréau une position hétérodoxe : le rôle de la puissance colonisatrice devait se borner à maintenir la paix et la stabilité, à prélever un tribut, à nouer ou à développer des relations commerciales, mais en aucun cas ne doit s’arroger le droit d’imposer sa civilisation à des populations réticentes[8].

Son premier grand succès de librairie en sciences sociales est la publication en 1894 des Lois psychologiques de l'évolution des peuples, ouvrage qui se réfère aux lois de l'évolution darwinienne en les étendant de la physiologie à la psycho-sociologie. L'année suivante, il écrit Psychologie des Foules[9], pour lequel il fut félicité par Mussolini (lettres conservées par l’Association des Amis de Gustave le Bon).

Le Bon participe par la suite activement à la vie intellectuelle française. En 1902, il crée la Bibliothèque de philosophie scientifique[6] chez Flammarion, qui est un vrai succès avec plus de 220 titres publiés et plus de deux millions de livres vendus[2] à la mort de Le Bon en 1931. À partir de 1902 il organise une série de « déjeuners du mercredi[n 2] » auxquels sont conviées des personnalités telles que Henri[10] et Raymond Poincaré[10], Paul Valéry, Émile Picard, Camille Saint-Saëns, Marie Bonaparte, Aristide Briand, Henri Bergson, etc.

Influence[modifier | modifier le code]

Les idées contenues dans Psychologie des Foules jouèrent un rôle important au début du XXe siècle. Ainsi, Sigmund Freud lui-même, malgré quelques réserves[11], indiqua que « par l’accent qu’elle met sur le rôle inconscient de la vie psychique, la psychologie de M. Le Bon se rapproche considérablement de la nôtre[1] ». Dans son ouvrage Psychologie collective et analyse du moi, paru en 1921, Freud s’appuie sur une lecture critique de Psychologie des foules, il y mentionne les travaux de Le Bon notamment sur « les modifications du Moi lorsqu’il est au sein d’un groupe agissant », et écrit « je laisse donc la parole à M. Le Bon[12] ». En 2010, Psychologie des foules fera partie de la série Les 20 livres qui ont changé le monde publiée conjointement par les Éditions Flammarion et le journal Le Monde[13]. Dans sa préface, Mathieu Kojascha écarte l’idée que l’ouvrage ait pu faire le lit du fascisme et conclut : « Contribution définitive à la psychologie collective, à la compréhension du phénomène mystérieux qu’est la foule, Psychologie des foules de Gustave Le Bon doit aussi son immense succès au fait que ce personnage étonnant, intrigant, a su exprimer l’inquiétude de ses contemporains, leur perplexité devant certains aspects de la modernité. Perçu comme un texte fondateur de la psychologie sociale, ce livre est donc un formidable document d’histoire. »

Le visage de Theodore Roosevelt, vingt-sixième président des États-Unis de 1901 à 1909, a été sculpté au Mount Rushmore: deuxième visage en partant de la droite, entre Thomas Jefferson et Abraham Lincoln

Ses découvertes lui permirent par ailleurs d'avertir dans un article intitulé De l'évolution de l'Europe vers diverses formes de dictature dès 1924 du fait que la montée du fascisme en Italie n'était pas un phénomène isolé mais risquait au contraire de s'étendre, par le même mécanisme d'un meneur de foules prenant, à la faveur d'événements violents, les rênes du pouvoir et les confisquant ensuite à son seul profit. Si les praticiens du totalitarisme, Mussolini, Hitler, Staline et Mao passent pour s'être inspirés (ou plus exactement, avoir détourné ses préceptes) de Gustave Le Bon[14], beaucoup de républicains - Roosevelt, Clemenceau, Poincaré, Churchill, de Gaulle, etc, s'en sont également inspirés.

«  Je n'eus occasion de le rencontrer que deux mois avant la guerre, à un déjeuner qui lui était offert par mon éminent ami, Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères. M. Roosevelt avait désigné lui-même les convives qu'il désirait voir à ses côtés.[...]. Après avoir parlé du rôle des idées dans l'orientation des grands conducteurs de peuples, Roosevelt, fixant sur moi son pénétrant regard, me dit d'une voix grave: - Il est un petit livre qui ne m'a jamais quitté dans tous mes voyages et qui resta toujours sur ma table pendant ma présidence. Ce livre est votre volume: Lois Psychologiques de l'Evolution des Peuples. »

— Gustave Le Bon, Le déséquilibre du Monde, page 226, Flammarion

Sur ce sujet, on se reportera aux ouvrages de Moscovici, Rouvier, Decherf et Korpa. De Gaulle emprunte effectivement dans son livre à la gloire de « l'homme de caractère » (Le Fil de l'épée) l'essentiel des thèses de Le Bon, tendant notamment à considérer la suggestion comme le fait élémentaire et irréductible expliquant tous les mystères de la domination. Comme le père de la psychologie des foules, il entend profiter de la crise que l'autorité est réputée traverser pour en saisir l'essence. Cette crise correspond à une évolution par laquelle le principe d'autorité s'adapte à la modernité. Le diagnostic des deux auteurs est le même : l'autorité traditionnelle, attachée à la fonction, est en passe d'être remplacée par la suggestion pure, qui permettra aux chefs de se faire obéir des masses par la seule force de leur personnalité, de plus en plus indépendamment des cadres établis. Pour de Gaulle comme pour Le Bon, la magie du social tient en un mot : le prestige. » Jean-Baptiste Decherf, De Gaulle et le jeu divin du héros. Une théorie de l'action[15].

De fait, Le Bon n'a fait qu'analyser des phénomènes de croyances et de mobilisation collective qui peuvent servir à une rhétorique de conviction démocratique comme à une propagande totalitaire, mettant particulièrement en garde contre les risques de manipulation de l'opinion. Il est connu pour avoir été le premier penseur à avoir pointé du doigt le danger de la mystique de la supériorité de la race aryenne et condamné par avance la montée du nazisme : « L’Allemand moderne est plus dangereux encore par ses idées que par ses canons, écrit-il en 1918 dans Hier et demain. Le dernier des Teutons reste convaincu de la supériorité de sa race et du devoir, qu’en raison de cette supériorité, il a d’imposer sa domination au monde. Cette conception donne évidemment à un peuple une grande force. Il faudra peut-être une nouvelle série de croisades pour la détruire. »

Ses travaux sur la psychologie des foules furent utilisés dans la première moitié du XXe siècle par des chercheurs en sociologie des médias tels que Hadly Cantril ou Herbert Blumer pour décrire les réactions des groupes face aux médias.

Redécouverte à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Il a été redécouvert en France grâce à Serge Moscovici lors du cinquantenaire de la mort du sociologue en 1981 avec L'Âge des foules qui traite des précurseurs de la psychologie sociale, à savoir Gustave Le Bon, Gabriel Tarde et Sigmund Freud. Pour Moscovici, Le Bon (en qui il voit le « Machiavel des sociétés de masse ») est celui qui, le premier, a saisi l'importance du rôle (potentiellement destructeur) des masses dans le processus historique et en a esquissé la typologie.

En 1977, Catherine Rouvier, après son mémoire soutenu en 1976 avec Roger-Gérard Schwartzenberg à l'Université de Paris 2 Panthéon Assas sur « la personnalisation du pouvoir en France de 1875 à 1958 » faisait porter ses recherches en histoire sur la psychologie politique sur Le Bon et montrait que ce dernier était en réalité mal compris car victime d'une confusion courante entre masses et foules.

En effet, l'apport de Le Bon à la psychologie sociale ne concerne nullement les masses — concept très général peu susceptible d'une approche expérimentale. Son véritable sujet d'étude est la foule, définie comme une réunion momentanée d'individus soumis à une émotion forte à la suite d'un événement et/ou d'un discours ou d'une image provoquant la peur, la haine, ou, au contraire, l'enthousiasme et l'amour. Ces découvertes de le Bon s'inscrivent en effet clairement dans le débat qui agite les historiens du XIXe siècle sur les causes de la violence et du caractère subit des révolutions, celle de 1789, bien sûr, mais aussi celles de 1830, 1848 et 1870. Cela est donc bien distinct de ce qui sera développé plus tard par Wilhem Reich, par exemple sur « la psychologie de masses du fascisme ».

L'état de suggestibilité de la foule est très précisément décrit par ce médecin passionné par les expériences en tout genre, de Charcot sur la guérison de l'hystérie par l'hypnose à la Salpetrière ainsi que par la technique (au départ fondée sur l'hypnose) de la guérison des névroses par Sigmund Freud, avec lequel il correspondit grâce à leur amie commune Marie Bonaparte.

Le concept de horde chez Freud est, du reste, à rapprocher — mais non à confondre — avec celui de foule chez Le Bon. Dans les deux cas, est décrit le phénomène du meneur, qui est celui qui va répondre à l'expectative du groupe, foule ou horde. Mais tandis que la horde est un groupe soumis en permanence aux directives de son chef, la foule n'est éminemment suggestible et donc vulnérable à tout mot d'ordre exprimé avec force que pendant le temps que dure l'excitation due à l'évènement — ou à la mise en scène fictive d'un évènement.

L'intérêt majeur de cette théorie, dite de la « psychologie des foules », est précisément d'introduire, dès la fin du XIXe siècle, dans la réflexion politique le concept de plus en plus utilisé en ce début de XXIe siècle de quotient émotionnel.

Comme beaucoup de savants provenant des sciences de la nature, il a émis sans précautions oratoires des idées sur la psychologie collective qui parurent choquantes: 1. la tendance des groupes à la soumission à l'autorité se trouve démultipliée dès lors que des événements sont théâtralisés, orchestrés et utilisés par des leaders pour pousser à l'action un groupe, qui, alors, devient « foule ». 2. Ce groupe peut être les participants à une assemblée générale, à une manifestation, mais aussi à un jury d'Assises ou à toute autre forme institutionnelle de réunion. Voilà qui ne pouvait que déplaire à des sociologues qui, comme le notera plus tard Pierre Bourdieu, ont tendance à légitimer parfois au-delà du raisonnable leur objet d'études : la classe politique — qui, pourtant, était confrontée à cette époque au spectacle délétère de débats à l'Assemblée nationale, où, parfois, on criait « À mort ! » (contre Ferry dans l'affaire du Tonkin, par exemple).

Les idées de Le Bon se sont trouvées largement vérifiées, ainsi la tendance des masses à se plier à la servitude volontaire. « Le fait que le régime totalitaire, écrit Hannah Arendt à ce sujet, malgré l’évidence de ses crimes, s’est appuyé sur les masses, est profondément troublant. » (Les origines du totalitarisme, Éditions du Seuil, 1950).

Le Bon peut aussi être considéré comme le précurseur de la notion de « public », aujourd'hui utilisée en sociologie des médias. En effet, une « foule », au sens psycho-sociologique du terme, peut ne pas être réunie physiquement (ainsi les téléspectateurs ou les internautes) ; ses membres forment, à un moment donné, une communauté qui participe à une même activité et partage les mêmes émotions. Mort en 1931, il a pourtant pu mesurer l'impact futur que seraient appelés à avoir les mass-media : « Avec les moyens actuels de publicité, consignait-il en 1924, une opinion ou une doctrine peut être lancée comme un produit pharmaceutique quelconque. »

Les révolutions et la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

…Les blessures d’amour-propre sont celles dont le souvenir s’efface le moins. Le Tiers-État en avait supporté beaucoup. À une réunion des États Généraux de 1614 où ses représentants s’étaient vus obligés de rester à genoux tête nue, un membre du Tiers ayant osé dire que les ordres étaient comme trois frères, l’orateur de la noblesse répondit : « qu’il n’y avait aucune fraternité entre elle et le Tiers, que les nobles ne voulaient pas que les enfants de cordonniers et de savetiers les appelassent leurs frères ».

Gustave Le Bon, Révolution Française et la Psychologie des Révolution, Ernest Flammarion Éditeur - 1916 - p. 93[16].

Gustave Le Bon a prédit que la Première Guerre mondiale serait meurtrière car il s’agirait de guerre de conscrits et non plus de professionnels. Ainsi dans Psychologie du socialisme (1898), il écrivait que « les prochaines luttes entre nations seront de véritables luttes pour l'existence ne pouvant se terminer que par l'écrasement complet de l'un des combattants. » Ses idées sur la psychologie ont influencé l'École de guerre, chargée de préparer les officiers. Le Bon a aussi analysé le conflit dans des livres comme Premières conséquences de la guerre (1917).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie établie d'après celle présente dans la réédition de 1984 de Psychologie du socialisme par Les Amis de Gustave Le Bon (cf. pages 415-416).

Ouvrages médicaux[modifier | modifier le code]

Voyages, histoire et psychologie[modifier | modifier le code]

Les Premières Civilisations de l'Orient (1889) (Bibliothèque de l'Institut islamique de Dakar)
  • Voyage aux Monts-Tatras (1881)
  • L'Homme et les sociétés - Leurs origines et leur histoire (1881). Réédition : Jean-Michel Place, 1988 (ISBN 2-85893-099-6)
  • La Civilisation des Arabes (1884). Réédition : Éditions de la Fontaine au Roy, Collection "Images et Traditions", 1990 (ISBN 2-84132-005-7)
  • Voyage au Népal (1886)
  • Les Premières Civilisations de l'Orient (1889) Lire en ligne sur Gallica.
  • Les Civilisations de l'Inde (1893)
  • Les Monuments de l'Inde (1893)
  • Lois psychologiques de l'évolution des peuples (1894)
  • Psychologie des Foules (1895). Réédition : Paris, Presses universitaires de France, Collection "Quadrige", 1988 (ISBN 2-13054-297-2)
  • Psychologie du socialisme (1898). Réédition : Deterna, Collection "Politiquement incorrect", 2008 (ISBN 2-91304-479-4)
  • Psychologie de l'éducation (1902). Réédition : Deterna, Collection "Politiquement incorrect", 2009, préface par Pierre Chaunu (ISBN 2-91304-493-7[à vérifier : isbn invalide])
  • Psychologie politique (1910). Réédition : Deterna, Collection "Politiquement incorrect", 2009 (ISBN 2-91304-492-1) Lire en ligne, lire en ligne sur Gallica
  • Les Opinions et les croyances (1911)
  • La Révolution française et la psychologie des révolutions (1912). Réédition : Deterna, Collection "Politiquement incorrect", 2008 (ISBN 2-91304-480-8)
  • Aphorismes du temps présent (1913)
  • La Vie des vérités (1914). Réédition : Deterna, Collection "Politiquement incorrect", 2008 (ISBN 2-91304-494-8)
  • Enseignements psychologiques de la guerre européenne (1915). Réédité sous le titre Psychologie de la Guerre, Paris, Éditions du Trident, 2006
  • Premières conséquences de la guerre (1917)
  • Hier et demain. Pensées brèves (1918) Lire en ligne sur Gallica.
  • Psychologie des temps nouveaux (1920)
  • Le Déséquilibre du monde (1923)
  • Les Incertitudes de l'heure présente (1924)
  • Bases scientifiques d'une philosophie de l'histoire (1931) Lire en ligne sur Gallica.

Recherches scientifiques[modifier | modifier le code]

Articles scientifiques[modifier | modifier le code]

  • « Sur l'utilisation des forces naturelles et leur transport », Revue Scientifique, 20 août 1881
  • « Les Forces de l'avenir », Revue Scientifique, 8 octobre 1881
  • « L'Électricité et les forces de l'avenir », Revue Scientifique, 5 novembre 1881
  • « L'Anthropologie actuelle et l'étude des races », Revue Scientifique, 17 décembre 1881
  • « Sur la formation actuelle d'une race dans les monts Tatras », Revue Scientifique, 18 mars 1882
  • « La Civilisation des arabes et l’étude scientifique de l’histoire », Revue Scientifique, 1er décembre 1883
  • «  L'Inde moderne. Comment on fonde une colonie, comment on la garde et comment on la perd », Revue Scientifique, 20 novembre 1886
  • « Influence de l’éducation et des institutions européennes sur les populations indigènes des colonies », Revue Scientifique, 24 août 1889
  • « La Psychologie des femmes et les effets de leur éducation actuelle », Revue Scientifique, 11 octobre 1890
  • « Les Recherches récentes sur la noix de Kola », Revue Scientifique, 22 octobre 1893
  • « La Psychologie des foules », Revue Scientifique, 6 & 20 avril 1895
  • « La Luminescence invisible », Revue Scientifique, 28 janvier 1899
  • « De la transparence des corps opaques pour des radiations lumineuses de grande longueur d’onde », Revue Scientifique, 11 février 1899
  • « Le Rayonnement électrique et la transparence des corps pour les ondes hertziennes », Revue Scientifique, 29 avril 1899
  • « L’Uranium, le radium et les émissions métalliques », Revue Scientifique, 5 mai 1900
  • « Les Formes diverses de la phosphorescence », Revue Scientifique, 8 & 15 septembre 1900
  • « La Variabilité des espèces chimiques », Revue Scientifique, 22 décembre 1900
  • « La Matérialisation de l'énergie », Revue Scientifique, 15 octobre 1904
  • « La Dématérialisation de la matière », Revue Scientifique, 12 et 19 novembre 1904
  • « Le Monde intermédiaire entre la matière et l'éther », Revue Scientifique, 10 et 17 décembre 1904
  • « La Dématérialisation de la matière comme origine de la chaleur solaire et de l’électricité », La Nature, no 1699 - 16 décembre 1905
  • « L'Édification scientifique de la connaissance », Revue Scientifique, 1er & 8 février 1908
  • « Le Rôle de la vitesse dans les phénomènes », La Nature, no 1855 - 12 décembre 1908
  • « La Renaissance de la magie », Revue Scientifique, 26 mars & 2 avril 1910
  • « Le Spiritisme et la science », La Nature, no 1962 - 31 décembre 1910
  • « Programme d’expériences permettant de résoudre d’une façon définitive le problème de la baguette divinatoire », La Nature, no 2085, 10 mai 1913
  • « Transformations apparentes des peintures en sculpture », La Nature, no  2847, 15 décembre 1930

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Queneau, Gustave Le Bon, Sixtus Editions, Limoges, 1990, "Petite Bibliothèque Quenienne" n°4 (texte définitif établi par Mary-Lise Billot, Marc Bruimaud & Marcel Troulay).
  • Elias Canetti, Masse et puissance (1960)
  • Serge Moscovici, L'Âge des foules (Éditions Complexe, 1991)
  • Catherine Rouvier, Les idées politiques de Gustave le Bon ou la mesure de l'irrationnel en politique. PUF 1986, préface d'Edgar Faure.
  • Benoît Marpeau, Gustave Le Bon : Parcours d'un intellectuel, CNRS Éditions, 2000.
  • Vincent Rubio, « La Psychologie des foules de Gustave Le Bon. Un savoir d'arrière-plan », Sociétés, Revue des sciences humaines et sociales, 2008/2, no 100.
  • Vincent Rubio, « Le regard sociologique sur la foule à la fin du XIXe siècle », Mil Neuf Cent. Revue d’Histoire intellectuelle, no 28, p. 13-33.
  • Korpa, Gustave Le Bon hier et aujourd'hui, Éditions France-Empire, 2011 (préface de Claude Imbert) (ISBN 9782704810871)
  • Catherine Rouvier, Gustave le Bon, clés et enjeux de la psychologie des foules, Éditions Terramare, 2012, préface de Paul-Marie Coûteaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Le Bon, « Civilisation des Arabes, Livre I à VI », sur Les Classiques des sciences sociales
  2. Marpeau Benoît, « Les stratégies de Gustave Le Bon », Mil neuf cent, no 9,‎ 1991, p. 117. (DOI 10.3406/mcm.1991.1042, lire en ligne) : Réunions initiées en 1882-1883 sous le nom de Banquet des XX et se déroulant le dernier vendredi de chaque mois.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Georges TORRIS, « LE BON GUSTAVE -(1841-1931) », sur http://www.universalis.fr (consulté le 8 avril 2013).
  2. a, b, c, d et e Véronique BEDIN et Martine FOURNIER (dir.), « Gustave Le Bon, La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Éditions Sciences humaines »,‎ 2009 (consulté le 9 avril 2013).
  3. Vincent Rubio, « Psychologie des foules, de Gustave le Bon. Un savoir d’arrière-plan, Sociétés (n° 100) », sur http://www.cairn.info,‎ 2/2008 (consulté le 8 avril 2013).
  4. Gustave Le Bon, « Psychologie des foules » [PDF], sur Les Classiques des sciences sociales (consulté le 21 juin 2013), p. 11..
  5. a, b et c « Biographie », sur l'Encyclopædia Britannica (consulté le 8 avril 2013).
  6. a et b « Bioraphie », sur http://www.evene.fr (consulté le 8 avril 2013).
  7. Laurent Mucchielli, La découverte du social : Naissance de la sociologie en France, La Découverte,‎ 1er juillet 2010 (ISBN 2-7071-2826-0, lire en ligne), p. 40
  8. L’influence de l’éducation et des institutions européennes sur les populations indigènes des colonies, Revue Scientifique 27 août 1889[réf. incomplète]
  9. Livre dont se servait le plus Lénine à la fin de sa vie (in Boris Bajanov, Bajanov révèle Staline, Gallimard, coll. « L'Air du Temps », p. 107).
  10. a et b « Henri Poincaré, correspondance », sur Université de Lorraine (consulté le 1 juillet 2013).
  11. Freud, « Psychologie collective et analyse du moi »,‎ 1921 p.16 : Freud : « On ne peut s'empêcher de trouver que ce que M. Le Bon dit du rôle des meneurs et de la nature du prestige ne s’accorde pas tout à fait avec sa peinture si brillante de l’âme collective. »
  12. Freud, « Psychologie collective et analyse du moi »,‎ 1921 (consulté le 8 avril 2013) p.9.
  13. Gustave Le Bon, « Psychologie des foules, Les livres qui ont changé le monde » (consulté le 8 avril 2013)
  14. in Stéphane Courtois, Les Logiques totalitaires en Europe, Éditions du Rocher, 2006, chapitre VIII page 211, chapitre IX page 223.
  15. http://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2007-2-page-217.htm
  16. Gustave Le Bon, « Gustave Le Bon, Révolution Française et la Psychologie des Révolution » [PDF], sur Les Classiques des sciences sociales,‎ 1916 (consulté le 8 avril 2013) p. 93.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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