Gustave-Maximilien-Juste de Croÿ-Solre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille de Croÿ.
Gustave Maximilien Juste
de Croÿ-Solre
Image illustrative de l'article Gustave-Maximilien-Juste de Croÿ-Solre
Gustave Maximilien Juste de Croÿ-Solre, portrait d'Hippolyte de Mahy en 1833.
Biographie
Naissance 12 septembre 1773
Vieux-Condé (France)
Ordination sacerdotale 3 novembre 1797
Décès 1er janvier 1844 (à 70 ans)
Rouen (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
21 mars 1825
par le pape Léon XII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Sabina
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 9 janvier 1820
par Mgr Jean Charles de Coucy
Archevêque de Rouen
Primat de Normandie
4 juillet 18231er janvier 1844
Précédent François de Pierre de Bernis Louis Blanquart de Bailleul Suivant
Évêque de Strasbourg
8 août 18174 juillet 1823
Précédent Jean-Baptiste Pierre Saurine Claude-Marie-Paul Tharin Suivant
Autres fonctions
Fonction laïque
Grand aumônier de France
Membre de la Chambre des pairs

Orn ext Grand Aumonier 3.svg
Blason card be-fr Gustave Maximilien Juste de Croÿ-Solre.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Gustave Maximilien Juste, cardinal de Croÿ-Solre (1773-1844) est un cardinal français issu de la famille de Croÿ.

Famille[modifier | modifier le code]

Né le 12 septembre 1773 au château de l'Ermitage, dans la commune de Condé-sur-l'Escaut, il est le fils de Anne Emmanuel Ferdinand François, 8e duc de Croÿ, et d'Auguste Friederike Wilhelmine zu Salm-Kyrburg[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Il entre dans la vie ecclésiastique à un jeune âge. Chanoine de la cathédrale de Strasbourg en 1789, il trouve refuge pendant la Révolution française en Autriche. Il est ordonné prêtre le 3 novembre 1797 à Vienne[1].

Accès à l'évêché[modifier | modifier le code]

Le 8 août 1817, il est nommé évêque de Strasbourg par Louis XVIII et est confirmé dans cette fonction par le pape Pie VII le 23 août 1819. Il est sacré le 9 janvier 1820 à l'église Saint-Sulpice par Mgr Jean Charles de Coucy, archevêque de Reims, assisté de Mgrs Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre, ancien évêque de Châlons et Jean-Baptiste de Latil, évêque de Chartres[1].

Grand aumônier de France de 1821 à 1830, il devient en 1822 pair de France[1].

Il est promu archevêque de Rouen le 17 novembre 1823. Il recueille en 1824 les dernières paroles de Louis XVIII sur son lit de mort avant de diriger ses funérailles à Saint-Denis[1].

Cardinalat[modifier | modifier le code]

Le 21 mars 1825, il est élevé au rang de cardinal lors du consistoire tenu par le pape Léon XII. Il reçoit le chapeau rouge le 18 mai 1829 et le titre de cardinal-prêtre de « S. Sabina » le 21 mai. Il participe au conclave de 1829 qui désigne Pie VIII. C'est à l'occasion de ce séjour que le cardinal fait peindre son portrait par le peintre romain Vincenzo Camuccini. Il participe également au conclave de 1830-1831 qui élit Grégoire XVI[1].

Décès et monument funéraire[modifier | modifier le code]

Détail du gisant du cardinal-prince de Croÿ.

Il meurt le 1er janvier 1844 de la goutte à Rouen. Il est enterré dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale de Rouen[1]. Il déclare dans son testament ne vouloir aucun monument. Mais son successeur Louis Blanquart de Bailleul ouvre une souscription qui atteint environ 20 000 francs. En 1856, un projet de tombeau avec gisant et baldaquin dans le style du XIVe siècle est présenté par Eugène Barthélémy. Le préfet objecte sur le style tandis que le ministre approuve. Le tombeau néo-gothique est finalement placé sur sa tombe, face au tombeau des cardinaux d'Amboise. En pierre d'Aubigny, elle est l'œuvre de Fulconis (statue) et d'Edmond Bonet (ornement)[2]. En 1955, le baldaquin néo-gothique est supprimé ainsi que l'angelot aux pieds du cardinal[3].

Lignée épiscopale[modifier | modifier le code]

Gustave Maximilien Juste de Croÿ-Solre fut sacré le 9 janvier 1820 par Mgr Jean-Charles de Coucy, archevêque de Reims, assisté de Mgrs Anne-Antoine-Jules de Clermont-Tonnerre (archevêque de Toulouse, depuis cardinal) et Jean-Baptiste de Latil (évêque de Chartres, depuis cardinal).

  1. S.É. Gustave-Maximilien-Juste de Croÿ-Solre (1820) ;
  2. Mgr l'archevêque Jean-Charles de Coucy (1790) ;
  3. S.É. Antonio Dugnani (1785) ;
  4. S.É. Carlo Rezzonico (Jr.) (1773) ;
  5. S.É. Giovanni Francesco Albani (1760) ;
  6. S.S. Carlo della Torre di Rezzonico (1743), pape sous le nom de Clément XIII ;
  7. S.S. Prospero Lorenzo Lambertini (1724), pape sous le nom de Benoît XIV ;
  8. S.S. Pietro Francesco Orsini de Gravina, en religion Vicenzo Maria Orsini, O.P. (1675), pape sous le nom de Benoît XIII ;
  9. S.É. Paluzzo Paluzzi Altieri degli Albertoni (1666) ;
  10. S.É. Ulderico Carpegna (1630) ;
  11. S.É. Luigi Caetani (1622) ;
  12. S.É. Ludovico Ludovisi (1621) ;
  13. Mgr l'archevêque Galeazzo Sanvitale (it) (1604) ;
  14. S.É. Girolamo Bernerio, O.P. (1586) ;
  15. S.É. Giulio Antonio Santorio (1566) ;
  16. S.É. Scipione Rebiba.

Croÿ-Solre fut le principal consécrateur de :

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier du Saint-Esprit Grand'croix de Charles III d'Espagne

Armoiries[modifier | modifier le code]

Écartelé : au I, contre-écartelé, aux 1 et 4 d'argent à trois fasces de gueules (Croÿ) ; aux 2 et 3 de gueules à dix losanges d'argent 3, 3, 3 et 1 (Lalaing) ; au II, contre-écartelé de France et de gueules plain (Albret), sur le tout de Bretagne ; au III, contre-écartelé, aux 1 et 4 losangé d'or et de gueules (de Craon), aux 2 et 3 d'or au lion de sable, lampassé et armé de gueules (Flandre) ; au 4, contre-écartelé Croÿ de Renty. Sur le tout fascé d'argent et de gueules de 8 pièces (Hongrie)[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g The Cardinals of the Holy Roman Church: Consistory of March 21, 1825 (IV)
  2. Léon Alfred Jouen (chanoine) (préf. André du Bois de La Villerabel), La cathédrale de Rouen, Rouen et Paris, Defontaine / Aug. Picard,‎ 1932, LXXIV Pl. - 166 p., « XI - De la Révolution à nos jours (1791-1931) », p. 146
  3. Anne-Marie Carment-Lanfry et Jacques Le Maho (préf. Jacques Le Maho), La cathédrale Notre-Dame de Rouen : édition revue et complétée par Jacques Le Maho, Mont-Saint-Aignan, Publications des Universités de Rouen et du Havre (réimpr. 2010) (1re éd. 1977), 312 p. (ISBN 978-2-87775-477-4), « La chapelle de la Vierge - Tombeau du Cardinal -Prince de Croy », p. 184-185
  4. a et b Courcelles 1826, p. 231.
  5. a et b Velde 2005.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]