Gustave-Adolphe de Hohenlohe-Schillingsfürst

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait du cardinal von Hohenlohe-Schillingsfürst

Le prince Gustave-Adolphe de Hohenlohe-Schillingsfürst (Gustav Adolf Fürst zu Hohenlohe-Schillingsfürst), né le 26 février 1823 à Rothenburg ob der Tauber et mort le 30 octobre 1896 à Rome est un cardinal allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave-Adolphe de Hohenlohe-Schillingsfürst est le fils du prince François-Joseph de Hohenlohe-Schillingsfürst (1787-1841), de la branche catholique des Hohenlohe, et de la princesse, née princesse Constance de Hohenlohe-Langenbourg (1792-1847). Il est le frère du futur duc de Ratibor (de), Victor de Hohenlohe-Schillingsfürst (1818-1893), du futur chancelier de l'Empire allemand, Clovis de Hohenlohe-Schillingsfürst (1819-1901), du prince Constantin de Hohenlohe-Schillingsfürst (1828-1896), futur grand maréchal de la Cour de l'empereur François-Joseph à Vienne et de Philippe de Hohenlohe-Schillingsfürst (1820-1845).

Il étudie la théologie à Breslau et à Munich et devient membre de l' Academia Ecclesiastica à Rome en 1846. Il est ordonné prêtre le 25 août 1849 des mains mêmes de Pie IX, réfugié à Gaète et devient aussitôt grand aumônier du pape. Il est consacré évêque in partibus de Edesse en 1857. Il est nommé en 1866 cardinal-prêtre, titulaire de Saint-Calixte. Comme son frère Clovis, il s'oppose à l'influence des Jésuites et est réticent par rapport au dogme de l'infaillibilité pontificale, car il tente vainement d'empêcher le Kulturkampf qui s'annonce en Allemagne. Il quitte Rome avant la fin du concile pour vivre dans le château familial de Schillingsfürst, mais ne s'oppose pas ensuite aux conclusions du concile. Envoyé de nouveau à Rome en tant qu'ambassadeur auprès du Saint-Siège, ses lettres d'accréditation sont refusées par Pie IX, ferme adversaire de Bismarck. Le poste ne sera pas pourvu avant plusieurs années. Il retourne à Rome en 1876 et gagne la confiance de Léon XIII qui le nomme évêque d'Albano de 1879 à 1884 et aussi archiprêtre de la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Il meurt à Rome le 30 octobre 1896, où il est enterré.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clovis de Hohenlohe-Schillingsfürst, Mémoires, version française, Éditions Louis Conard, Paris, 1909, 404 pages