Guo Moruo

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Dans ce nom, le nom de famille, Guo, précède le nom personnel.

Guo Moruo

Description de cette image, également commentée ci-après

Guo Moruo à Chongqing en 1941

Nom de naissance Guo Kaizhen
Activités écrivain
Naissance 16 novembre 1892
Décès 12 juin 1978
Langue d'écriture chinois

Guo Moruo (en chinois 郭沫若 ; EFEO Kouo Mo-jo) est un écrivain chinois de la période moderne, ainsi qu'un homme politique. Il a été tout à la fois poète, dramaturge, l'un des fondateurs du groupe Création, mais aussi archéologue et spécialiste de la Chine antique. Il est né en 1892 sous le nom de Guo Kaizhen (郭開貞) dans le canton de Leshan, province du Sichuan et décédé le 12 juin 1978.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de commerçants, le parcours de Guo Moruo commence par une formation classique dans quatre différentes écoles entre 1906 et 1913. Un mariage à l’initiative de ses parents est annulé, avant qu’une semaine ne s’achève.

Ensuite, Guo Moruo se rend au Japon en 1914 pour se consacrer à des études de médecine et parvient à obtenir un diplôme de l’Université impériale de Kyūshū en 1923. Malgré sa réussite sur ce domaine, il n’exercera jamais cette profession.

Après s’être également approprié des connaissances en anglais, allemand et latin durant cette période, son intérêt l’attire vers le domaine littéraire, au début, en 1917, sous forme de traductions de poèmes, à partir de 1919 par des nouvelles, qu’il rédige lui-même.

La publication de son recueil lyrique Déesses en 1921 marque son irruption en tant que poète dans la littérature chinoise. Il est également l’un des initiateurs de l’association littéraire Création et l’utilise comme moyen pour présenter ses œuvres au public. De par ses origines, il n'est que peu intéressé par les nouvelles théories et tendances politiques, telles que le marxisme. Sa conscience politique ne s’éveille qu’en 1924 et l'incite alors à participer notamment à l’Expédition du Nord sous les ordres du général Tchang Kaï-chek en 1925, ainsi qu'à la révolte de Nanchang en 1927, dont l’échec le détermine à se retirer au Japon pour les dix années qui suivent.

Forcé à retourner en Chine suite au déclenchement de la guerre, Guo Moruo se joint aux forces d’opposition par l’intermédiaire d’une association de résistance des créateurs artistiques et littéraires et occupe une position au sein de la direction de la section de propagande. Quand le Front uni entre le Guomindang et le Parti communiste chinois se disloque, il est muté à un poste moins important au niveau hiérarchique, mais plus approprié, au vu de ses talents littéraires. Suite aux divergences entre les communistes et le gouvernement, et les répressions, qu’elles impliquent, à la fin de guerre avec le Japon, Guo Moruo se voit obligé de fuir à Hong Kong en 1947, mais rejoint à nouveau les forces armées des communistes un an plus tard.

Avec la fondation de la République populaire de Chine en 1949, le gouvernement lui attribue les postes d’adjoint au Premier ministre, de président du Conseil de la culture et de l’éducation, et peu de temps après il est également nommé à la présidence de l’Académie chinoise des sciences et, pour le reste de sa vie, à la direction de la Fédération des Écrivains.

Les autres postes importants qu’il occupe sont :

Dans le cadre de ses activités, il accompagne nombre de délégations à l’étranger.

Il est surprenant d’apprendre que Guo Moruo, contrairement à la majorité de ses collègues du domaine littéraire, ne fut pas inquiété lors de la Révolution culturelle. On peut penser que cela est dû au fait qu'il s'était assuré la bienveillance des personnages au pouvoir, tels que Mao Zedong et Jiang Qing. Il reçut par ailleurs le Prix Staline international pour la paix en 1951.

D’un deuxième mariage avec Sato Komiko (1893-1984), une infirmière japonaise, Guo Moruo eut cinq enfants nés entre 1916 et le déclenchement de la guerre sino-japonaise en 1937, et cinq enfants d’une troisième liaison avec Yu Liqun (1916-1979).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Déesses, 1921 – poèmes
  • Sternenhimmel, 1923 – Gedichtsammlung (Ciel étoilé – Recueil de poèmes)
  • Wang Zhaojun, 1923 (Drame)
  • Die Olive, 1926 – Autobiographische Erzählungen (L’olive – nouvelles autobiographiques)
  • Abgefallene Blätter, 1926 – Briefroman (Feuilles Tombantes – roman épistolaire)
  • Turm, 1926 – Erzählungen (Tour – Nouvelles)
  • Drei rebellische Frauen, 1926 – Drama (Trois femmes rebelles – drame)
  • Die Vase, 1927 – Gedichtsammlung (le vase – recueil de poèmes)
  • 1928 : Mes années d'enfance — autobiographie
    Kouo Mo-jo, Autobiographie. Mes années d'enfance, trad. Pierre Ryckmans, Gallimard, « Connaissance de l'Orient », 1970
  • Untersuchungen zur Geschichte des alten Chinas, 1930 (Enquêtes sur l’histoire de la Chine Ancienne)
  • Die schwarze Katze, 1930 – Autobiographie (Le chat noir – autobiographie)
  • 1942 : Qu Yuan – drame
    Kouo Mo-jo, K'iu Yuan, trad. Liang Pai-tchin, Gallimard, « Connaissance de l'Orient », 1957.
  • Lied der Wellen, 1948 – Autobiographie (Chant des vagues – Autobiographie)
  • Zikaden, 1948 – Gedichte (Cigales – Poèmes)
  • Hundert Blumen blühen, 1957 – Gedichte (Cent fleurs fleurissent – Poèmes)
  • Cai Wenji, 1959 – Drama (Cai Wenji – Drame)

Traduction[modifier | modifier le code]

  • Goethe: Die Leiden des Jungen Werther, 1922
  • Goethe: Faust I. Teil, 1928
  • Goethe: Faust II. Teil, 1953
  • Schiller: Wallenstein, 1926
  • Nietzsche: Also sprach Zarathustra, 1928
  • Marx: Kritik der Politischen Ökonomie, 1931 (Critique de l’Économie Politique)
  • Tolstoi: Krieg und Frieden, 1931

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Demiéville, « Un conte philosophique chinois », Choix d'études sinologiques (1921-1970), Leyde, E. J. Brill, 1973, p. 34-43 [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]