Guin

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Guin
Düdingen
Blason de Guin
Héraldique
Vue du village de Guin.
Vue du village de Guin.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Singine[1]
NPA 3186
N° OFS 2293
Démographie
Population 7 664 hab. (31 décembre 2013)
Densité 249 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 46″ N 7° 11′ 26″ E / 46.846107, 7.19056146° 50′ 46″ Nord 7° 11′ 26″ Est / 46.846107, 7.190561  
Altitude 659 m (min. : 544 m) (max. : 756 m)
Superficie 3 078 ha = 30,78 km2
Divers
Nom officiel Düdingen
Nom français Guin
Langue Allemand
Localisation

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Guin
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Guin (appelée Düdingen en allemand ; Dyin Écoutez en patois fribourgeois[4]) est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Singine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom allemand Düdingen et du nom français Guin est la forme commune Tudingun. Tudingun est dérivé du nom d'une personne Dodo ou Dudo et du suffixe alémanique -ingun. La signification présumée serait : chez les gens de Dudo. À partir de l'alémanique -ingun s'est développé la version romanisée -ens, ce qui a donné Duens. Duens a été mentionné la première fois en 1182 dans un document latin à l'abbaye d'Hauterive.

En patois, Duens se prononce Dyäng et est passé au français Guin. Guin est documenté la première fois en 1755.

En suisse allemand, Düdingen se prononce Tüdinge, plus rarement Tidinge.

Au travers des siècles, le nom est passé par diverses formes : 1258 Tiudingen, 1287 Tudingen, 1414 Duyng, 1578 Tüdingen, 1668 Didingen.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lac de Schiffenen.

Guin est la commune la plus occidentale du district alémanique de la Singine, au point de contact entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, à 6 kilomètres de Fribourg.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Guin mesure 30,78 km2[3]. 12,4 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 67,4 % à des surfaces agricoles, 13,2 % à des surfaces boisées et 6,9 % à des surfaces improductives[3].

Le territoire de la commune s’étend jusqu’au lac artificiel de Schiffenen formé par la Sarine. Le point le plus haut se situe au Dälhölzli, à 703 m d’altitude, le point le plus bas à 498 m d’altitude, au pied du barrage de Schiffenen. Le ruisseau Düdingerbach (appelé Horiabach dans la partie supérieure de son cours) divise la commune en deux surfaces à peu près équivalentes.

Guin est principalement constituée par son noyau villageois et des quartiers avoisinants. La commune comprend une vingtaine de hameaux, dont Mariahilf, Schiffenen, Balliswil, Bonn, Sankt Wolfgang, Ottisberg, Garmiswil, Jetschwil, Heitiwil, Galmis et Warpel. Guin fait partie du périmètre de l'Agglo Fribourg.

Neuf communes et deux districts autres que la Singine forment la frontière de Guin : les trois communes singinoises : Tavel, Schmitten et Bösingen ; les trois communes lacoises : Kleinbösingen, Cormondes et Barberêche ; les trois communes sarinoises : La Sonnaz, Granges-Paccot et Fribourg.


Communes limitrophes de Guin
Cormondes Kleinbösingen Bösingen
Barberêche Guin Schmitten
La Sonnaz Fribourg Tavel

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013[2], Guin compte 7 664 habitants. Sa densité de population atteint 249 hab./km2.

Par le passé, Guin était nettement moins peuplé. Un recensement en l'an 1447 donne 629 habitants pour tout le territoire (y compris Schmitten qui est une commune à part entière actuellement). Les hameaux de Bundtels (60 habitants) et de Jetschwil (55 habitants) étaient plus peuplés que Guin avec 51 habitants.

À partir du XIXe siècle, la population a continuellement augmenté, pour atteindre en 2005 plus de 7 000 habitants. Uniquement en 1922, une baisse est à consigner, due à la séparation de la commune de Schmitten (voir également l'histoire).

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Guin entre 1850 et 2008[5] :

Langues[modifier | modifier le code]

Guin est une commune germanique. Une petite minorité romande a toujours existé, de par la proximité de la ville de Fribourg.

Langue maternelle Pourcentage en 1990 Pourcentage en 2000
Allemand 91,9 % 89,7 %
Français 4,3 % 4,5 %
Autres 3,8 % 5,8 %

Religion[modifier | modifier le code]

Dans la commune de Guin, les églises reconnues de droit public sont l'église catholique-romaine et l'église protestante. La proportion des confessions n'a que très peu changé depuis 1860.

Religion Pourcentage en 1860 Pourcentage en 1900 Pourcentage en 1950 Pourcentage en 2000
Catholique-romaine 88,1 % 83,8 % 86,5 % 72,4 %
Protestante 11,9 % 16,2 % 13,1 % 16,1 %
Autres (sans confession incl.) 0 % 0 % 0,4 % 11,5 %

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'âge de la pierre à l'époque romaine[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces de vie humaine sur le territoire de la commune datent de l'époque moyenne de l'âge de la pierre (40'000 à 8'000 av. J.-C.). Des parties d'outils de chasse ont été découvertes au bord de la Sarine datant de cette époque. À une époque plus récente de l'âge de la pierre les premiers paysans s'établissent (5'000 à 1'800 av. J.-C.). Un atelier de fabrication de haches de pierre a été découvert au lac de Schiffenen. Des débris de céramique attestent de l'âge du Bronze (1'800 à 750 av. J.-C.). Des objets, tels que des colliers, des bracelets et des fibules, de la civilisation de Hallstatt ont été découverts. Plusieurs Tumuli de cette époque sont connus (Bundtels, Chiemiwald, Birchholz, Klempa). À partir de l'époque de La Tène (450 av. J.-C. à 0) la colonisation s'accentue. Une tombe féminine de cette période a été mise à jour durant la construction de la voie de chemin de fer entre Garmiswil et Balliswil. À partir de la date de la défaite des Helvètes contre les Romains à Bibracte en 58 av. J.-C. des traces romaines sont également présentes. Des ruines ont été découvertes à trois localités: Chiemiwald, Ottisberg et Balliswil. Des pièces d'argent et une roue de moulin ont aussi été trouvées.

Création de la commune[modifier | modifier le code]

Du début du Moyen Âge (400 à 800) aucune découverte n'est connue. Il n'existe pas non plus de documents écrits de cette époque. Les Alamans semblent avoir été stoppés dans le voisinage lors de leurs raids en Alsace et en Suisse. Par ce fait juin se trouve à la jonction de l'allemand et du français. Le christianisme s'établit. En 1228 la paroisse de Düdingen est nommée pour la première fois. Suite à la fondation de la ville de Fribourg en 1157 l'influence de la paroisse augmente. Les seigneurs de Düdingen (les Duens et plus tard les Velga) gagnent en autorité. Leur prestige est connu jusqu'en ville de Fribourg où ils fournissent plusieurs avoyers. À partir du XVe siècle Fribourg gouverne les Anciennes Terres. Jusqu'à 1847 avec la guerre du Sonderbund Guin restera loyale à la ville. D'après les sources, dès 1817 un syndic est en place et un protocole est tenu.

Détachement de Schmitten[modifier | modifier le code]

Au temps des Anciennes Terres les paroisses de Bösingen, Tavel, Wünnewil, Überstorf, Heitenried, et Düdingen constituaient la bannière de l'Auge. La paroisse de Guin était divisée en quatre quartiers (Schrote): Düdingen, St. Wolfgang, Lanthen et Wiler. En 1831 et en 1853 le gouvernement tenta d'autonomiser les deux quartiers Wiler et Lanthen avec un centre à Schmitten, mais échoua à l'opposition de la population et des autorités de Guin. Les efforts continuèrent. 1894 Schmitten fonda sa propre paroisse. Par un décret du Grand Conseil Schmitten fut déclarée commune autonome et séparée de Düdingen.

Une commune industrielle[modifier | modifier le code]

En 1929, Guin a été durement touchée par la crise industrielle. Elle pesait aussi bien sur l'industrie, sur l'artisanat et sur le commerce, que sur l'agriculture. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, un certain essor se fait sentir. La nouvelle école secondaire (1943 pour les garçons, 1944 pour les filles) est construite. En 1946, le premier plan pour l'aménagement du territoire est adopté. À partir des années cinquante, une nouvelle phase de développement démarre. En peu de temps, l'infrastructure se développe fortement, la population augmente et le village reçoit une nouvelle physionomie. Le développement s'accélère avec la construction de l'autoroute A12 en 1981. Aujourd'hui, Guin est aussi bien un site industriel qu'un site économique d'importance régionale.

Blason[modifier | modifier le code]

La tête de bœuf et les fleurs qui ont été choisies comme blason proviennent d'une légende. Dans cette légende un bœuf sauve les reliques religieuses des habitants de Guin. Ils attachèrent les reliques sur les cornes et cachèrent le bœuf de la vue des troupes ennemies. Le bœuf fut retrouvé dans une prairie (la raison des trois fleurs du blason). Cependant ce n'est qu'une des théories concernant la provenance du blason.


Économie[modifier | modifier le code]

Comme partout en Suisse, il y a un décalage des emplois du secteur primaire (agriculture) au profit des secteurs secondaire (industrie et commerce) et tertiaire (prestation de service). Proportionnellement, l'agriculture a diminué de 46,5 % en 1930 à 7,9 % en 1990, alors que le secteur industriel a augmenté de 29,7 % à 33,7 % et le secteur tertiaire de 23,8 % à 57,7 %.

En l'an 2000, à Guin, 1'353 places de travail sont à disposition pour 3'675 salariés. Les 66 % restants gagnent leur subsistance en dehors de la commune.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tours des silos à grains

2'000 hectares, soit 70 % de la surface totale de la commune, sont la plus grande surface cultivable du canton. Le nombre d'entreprises agricoles a continuellement diminué depuis le début du siècle passé : 245 en 1929 à 97 en 2001.

L'économie laitière est de grande importance. Trois laiteries (Bundtels, Mariahilf et Guin) traitaient une des plus grandes quantités de lait en Suisse. Seule la laiterie de Guin subsiste encore. Un exportateur de fromage est également présent.

La culture de céréales était dominante jusqu'au milieu du XIXe siècle. Les prix s'abaissèrent très rapidement par l'introduction du transport par bateau et chemin de fer. Un rapide changement à l'élevage eu lieu. Encore aujourd'hui l'élevage est une importante source de revenus pour la paysannerie, comme le montrent les chiffres de 1993 :

Bovins 3 126 Moutons 610
Dont vaches 1 233 Chèvres 18
Chevaux 62 Lapins 601
Poneys/ânes 12 Volaille 71 841
Porcs 3 310 Ruches 403

Les autres branches agricoles à Guin sont l'arboriculture fruitière, l'exploitation fruitière, la culture de pommes de terre, la sélection des semences, la sylviculture, les pépinières et l'horticulture.

Industrie et commerce[modifier | modifier le code]

Les entreprises les plus diverses se sont installées à Guin. De la fin du XIXe siècle à 1905 ce sont surtout les produits de l'agriculture et de la terre qui furent valorisés (Fondation d'une entreprise laitière (Milch-Siederei), d'une entreprise fruitière (Mosterei) et d'une tuilerie. Un développement des produits fut atteint durant les années vingt et trente du siècle passé par une fabrique d'allumettes (à nouveau fermée en 1947) et par une fabrique de produits de ciment. L'établissement d'un atelier d'aiguisage de diamants en 1952 fut le point de départ de toutes les entreprises qui suivirent jusqu'à nos jours dans les branches les plus diverses: fabriques de machines, fabrique de produits pharmaceutiques, fonderie de métaux légers, fabriques de matières plastiques, fabriques de peintures, etc). La mise à disposition de zones industrielles, une politique fiscale complaisante et les salariés disponibles encouragent l'établissement des entreprises.

Le commerce est organisé depuis 1905 au niveau du district. Une association des commerces existe à Guin. Les commerces les plus importants produisent des denrées alimentaires et traitent des matériaux divers. Les entreprises de construction et les garages automobiles et de réparation sont également fortement représentés.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Depuis environ 50 ans le secteur tertiaire s'est continuellement développé et dispose d'une offre très diversifiée. Beaucoup de prestations de service sont à disposition: garages, auto-école, magasins de radios et télévisions, magasins d'ordinateurs, bureaux d'architecture, fiduciaires, bureaux d'ingénieurs, agences d'assurance, commerces de boissons. D'autres prestations sont assumées par des associations: école enfantine, formation des adultes, gymnastique et sport.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Guin est une des 60 communes touristiques reconnues par le canton. Plusieurs hôtels comprenant 70 lits, divers restaurants et auberges, un dancing et une place de camping au barrage du lac de Schiffenen sont à disposition. Près du barrage se trouvent un minigolf, des places de tennis, une place de boules et au bord du lac plus de 60 places d'amarrage de bateau.

Des chemins de randonnée et des pistes cyclables permettent l'accès aux beautés de la nature ainsi qu'aux objets culturels (voir sous curiosités architecturales et autres curiosités).

Transports[modifier | modifier le code]

Trois axes de transport principaux traversent la commune du sud-ouest au nord-est : la ligne ferroviaire Berne-Fribourg-Lausanne, à 6 km de Fribourg et à 25 km de Berne, l'autoroute A12 (Vevey-Fribourg-Berne) Sortie d'autoroute 9 (Düdingen) et la route cantonale Fribourg - Berne. Du sud, deux routes cantonales venant de Fribourg et de Tavel se joignent pour à nouveau se séparer en direction de Morat et Laupen. Guin est un nœud pour le trafic régional.

Les transports publics sont bien développés à Guin. La ligne S1 du réseau express régional bernois dessert la gare de Guin toutes les demi-heures en direction de Berne ou de Fribourg. De nombreuses correspondances routières par bus relient Guin.

Parfois, la desserte de l'autoroute produit des bouchons chroniques à la sortie et à travers le village, surtout le matin en début de travail et le soir en fin de travail. Quotidiennement, 15'000 véhicule roulent sur la route principale (1994). Des études pour une route de contournement existent.

Politique[modifier | modifier le code]

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

À partir de 1873, durant quelques années, et de 1982 à 1991, un conseil général de 50 membres était en place. Un référendum en 1990 a à nouveau aboli celui-ci. Actuellement, l'autorité suprême est l'assemblée communale, qui a lieu au moins deux fois par année. L'assemblée communale décide du devis et des comptes ainsi que de toutes les affaires importantes de la commune.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

L'autorité exécutive est le conseil communal. Il est composé de 9 membres et est voté à l'urne pour cinq ans. Le conseil communal vote lui-même la présidente ou le président (nommé syndique ou syndic).

Répartition du conseil communal par parti politique (législature 2011 à 2016) :

PDC Parti démocrate-chrétien 4
PS Parti socialiste 1
FWD Freie Wähler Düdingen 1
UDC Union démocratique du centre 2
PLR Parti libéral-radical 1

La répartition des dicastères pour la législature 2011-2016 est comme suit:

Dicastère Présidence
1 Organisation générale, économie, marketing communal, agglomération Kuno Philipona, syndic
2 Enseignement André Schneuwly, vice-syndic
3 Culture, loisirs, sports Marianne Dietrich-Wenger
4 Sécurité publique, naturalisations, évacuation des déchets Markus Bapst
5 Social, santé Daniel Piller
6 Voies de communication, canalisations Franz Schneider
7 Aménagement du territoire et planification de la circulation Urs Hauswirth
8 Constructions, énergie, biens fonciers de la commune Bruno Schwaller
9 Finances, impôts Niklaus Mäder

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Les trois arrondissements de justice de paix ont été fusionnés. Depuis le 1er janvier 2008, la nouvelle justice de paix est centralisée et a son siège à Tavel.

Culture[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

Toutes les écoles, de l'école enfantine à l'école secondaire en passant par l'école primaire, sont représentées à Guin. La commune compte plus de 1'000 élèves. Les services spéciaux suivants sont également à disposition: service psychologique, psychomotricité, logopédie, orientation professionnelle, allemand pour les enfants de langue maternelle étrangère, clinique dentaire scolaire et école de musique. Depuis 1975 un bulletin d'informations scolaire est envoyé chaque année au début de l'année scolaire avec des indications sur les vacances, les adresses des enseignants, les attributions des salles de classe, etc.

Les écoles sont à cinq emplacements différents : deux pour l'école maternelle, deux pour l'école primaire et un pour le cycle d'orientation.

Une école privée (Tagesschule Sesam), enseignant également les 3 cycles (maternelle, primaire, orientation), a son emplacement dans le hameau de St. Wolfgang.

Curiosités architecturales[modifier | modifier le code]

Ponts
Viaduc de Grandfey

Le viaduc de Grandfey est la plus grande construction sur la voie ferroviaire de Lausanne-Berne. Ce pont à structure métallique (fer) a été construit de 1858 à 1862. De 1925 à 1927 le pont fut encastré dans du béton. Sa longueur est de 334 et sa hauteur maximale est de 79 m. Il est également possible de traverser le pont à pied ou à vélo. De ce fait le pont de Grandfey attire beaucoup de promeneurs et est devenu un site d'excursion.

Le pont autoroutier de la Madeleine surplombe le lac de Schiffenen. Long de 315 m avec une hauteur maximale de 49 m il doit son nom à l'ermitage creusé dans les falaises de la Sarine. Un petit tunnel du côté de Düdingen permet aux randonneurs de passer d'un côté à l'autre de l'autoroute.

Le ruisseau Düdingerbach en dessous du village engendre une coupure au travers d'une forêt: le Toggeliloch. Deux ponts ont été construits pour traverser cette coupure : un viaduc ferroviaire et en parallèle un pont autoroutier. Le premier, construit en 1859, est une structure de fer qui fut encastré dans le béton comme le viaduc de Grandfey en 1926/27. Il est long de 117 m, large de 9.5 m et sa hauteur maximale atteint 32 m. Le second d'une longueur de 120 m et d'une hauteur de 21 m a été construit en 1968.


Châteaux
Ferme à Jetschwil

Des maisons patriciennes et d'autre maisons remarquables appelées dans le langage populaire châteaux se trouvent dans les divers hameaux. A Jetschwil, maison de maître construite au XVIIIe siècle A Balliswil, château (demeure seigneuriale mentionnée dès 1555)


Fermes

Beaucoup de fermes anciennes et prestigieuses enrichissent le paysage.






Curiosités architecturales religieuses[modifier | modifier le code]

Église paroissiale
Église paroissiale

L'église paroissiale est mentionnée à partir de 1228. L'édifice d'aujourd'hui est le troisième qui a été érigé au fil des siècles. La construction actuelle date des années 1834 à 1837. L'église est vaste et construit dans le style Biedermeier classique. Elle est dédiée aux apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul.


Chapelles

Il existe dix chapelles à Düdingen qui sont des bâtiments à part entière. Ils sont disséminés dans les différents hameaux (Balliswil, Bruch, Bundtels, St. Wolfgang, Schiffenen, Waldegg, Menziswil, etc.). À Mariahilf se trouve une chapelle de pèlerinage construite en 1727 qui jadis était très fréquentée. De plus il quelques chapelles qui sont directement intégrées dans des bâtiments d'habitation.


Ermitages

L'Ermitage de la Madeleine se trouve à proximité du hameau Räsch. Le site est long de 120 m et 20 m de large. Une chapelle, plusieurs pièces d'habitation et des couloirs ont été creusés dans les falaises de la Sarine. Au cours des siècles l'ermitage a été habité par des reclus aussi bien laïcs que religieux. Le premier ermite est documenté à partir de 1609. Le dernier a quitté l'endroit dans l'Entre-deux guerres.

Un second ermitage près de Chastels beaucoup moins connu, en dessous du château du même nom (voir ci-dessous), était occupé une première fois en 1465. Sur le site se trouvait une chapelle dédiée à Saint-Antoine.


Cimetière

Le nouveau cimetière fut inauguré en 1991. Le cimetière, qui se présente semblable à un parc avec une place couverte et un étang, invite à la méditation.


Croix de chemins, croix de carrefour

Sur tout le territoire de la commune une vingtaine de ces croix sont à découvrir. La plupart sont anciennes.


Grotte de Lourdes

Tout près du nouveau cimetière une grotte de Lourdes a été aménagée.

Curiosités naturelles[modifier | modifier le code]

Marais de Guin
Marais et tourbières

Les marais de Guin ont une surface de 22 ha et se trouvent au sud-ouest du village. Ils forment un ensemble marécageux de plusieurs petits marais: l'Ottisbergmoos, le Garmiswilmoos, le Tiefmoos et le Waldeggmoos. Ils sont protégés et appartiennet à la société de protection de la nature Pro Natura. Une tour d'observation en bois permet d'observer les oiseaux de passage (surtout canards et limicoles). Les marais sont également une zone de refuges importante pour les amphibiens: quatre espèces de tritons, deux espèces de grenouilles ainsi que le crapaud commun sont présents.


Sentier botanique

Le sentier botanique forme une boucle. Il traverse la forêt du Chiemiwald et les marais de Guin. Le tour d'environ une heure et demie présente sur des panneaux d'explication 60 plantes indigènes (arbres, buissons, plantes des marais).



Autres curiosités[modifier | modifier le code]

Ruines à Räsch et à Chastels

Dans une petite forêt au sud-ouest du petit hameau Räsch existent des ruines d'un fort. La surface est d'environ 3'500 m. Les restes d'une tour sont également visibles. Il est possible que ce fort a été construit à l'époque romaine tardive. Des documents écrits sur cette ruine ne sont pas connus.

À environ 300 m de au sud-ouest de Chastels, en dessous du grand virage de la route cantonale, se trouve le site de la ruine du château de Chastels détruit durant la Guerre de Gummenen (1331-1333). De nos jours il ne reste qu'un petit bout de mur de 1.5 m de long et 0.5 m de haut.


Œuvres d'art contemporaines

Plusieurs œuvres accessibles publiquement sont à découvrir sur le territoire de la commune. Il s'agit en général d'artistes de la région. Cette liste non-exhaustive en donne un aperçu:

Une plastique en forme d'horloge se trouve dans le bâtiment communal. Elle a été créée par l'artiste singinois Manfred Peissard.

Devant la halle de sport Leimacher une plastique moderne en fer a été formée par le sculpteur Emile Angéloz de Fribourg.

Des vitraux et une horloge solaire sont l'œuvre du peintre et sculpteur Marcel Hayoz de Düdingen.

Le sculpteur américain Richard Serra a "allongé" par sa sculpture Maillart Bridge extended le viaduct de Grandfey.


Fêtes et coutumes[modifier | modifier le code]

Quelques vieilles traditions ont su se maintenir à GUIN. La plupart des ces coutumes sont d'origine religieuse.


Fête-Dieu

La traditionnelle procession de la Fête-Dieu est composée de divers groupes en costumes folkloriques richement colorés ou habillés avec des uniformes anciennes.


Saint Nicolas

Saint-Nicolas est fêté au début décembre. Saint-Nicolas rend visite aux familles et il est également possible de lui rendre visite en forêt.


Bénédictions

Deux bénédictions se sont maintenues: la bénédiction de Saint-Blaise le 3 février et la bénédiction de Sainte-Agathe le 5 février.


Le Chant de mai

Le premier mai les enfants s'en vont de porte en porte, chanter le renouveau printannier. Ils reçoivent des friandises et des pièces d'argent en récompense.


Marché de la Saint-Martin

Chaque année le second samedi du mois de novembre a lieu le marché de Saint-Martin. C'est en même temps la bénichon de Düdingen. Le menu de bénichon est servi au repas de midi.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alfons Aeby

Enseignant au séminaire et écrivain Alfons Aeby a vécu de 1885 à 1941. Il écrivit des récits, des romans, des pièces de théâtre, des livres pour l'enseignement ainsi que des études de l'histoire des arts. La Alfons-Aeby-Strasse est la seule rue au nom d'une personnalité dans le village.


Alfons Roggo [6]

En 1960 Alfons Roggo (1898-1980) fut la première personnalité singinoise à devenir membre du Conseil des États.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Manoir de Balliswil
Angstorf

Le hameau de Angstorf se trouve sur l'ancienne route cantonale de Guin à Tavel. L'endroit, documenté une première fois sous le nom de Anstorf en 1379 est un habitat alémanique. Une maison patricienne, une maison avec toit en croupe de 1741 ainsi qu'un grenier très bien conservé de 1652 caractérisent ce petit hameau.


Balbertswil

Le hameau est mentionné la première fois en 1323 sous le nom de Balwartswile. Dignes d'intérêt sont un manoir du XVIIe siècle et un grenier du XVIe siècle.


Balliswil

En 1388 sous le nom de Baliswile le hameau est cité une première fois. Un manoir du XVIIe siècle, une chapelle de la Vierge et plusieurs autres bâtiments composent ce hameau. De 1860 à 1862 Balliswil avait une gare. Le 28 juin 1860 la ligne de chemin de fer Bern - Balliswil fut inauguré. Jusqu'à la finition du viaduct de Grandfey en août 1862 les voyageurs devaient gagner la ville de Fribourg à pied ou en voiture en passant par Chastels.


Bruch (Vorder, Hinter)

Hinter Bruch est un hameau patricien avec chapelle. Le manoir fur construit sans doute au début du XIXe siècle en forme de cube avec un toit en croupe. La chapelle dédiée à Saint-Jost est nommée à partir de 1519. Une petite maison de campagne construite en gentilhommière au XVIIIe siècle caractérise le hameau Vorder Bruch.


Bundtels

La physionomie de Bundtels est remarquable et caractérise ce petit village étroit et fermé. En 1172 Pontels est nommé une première fois. La chapelle Sainte-Catherine est néogothique et a été construite en 1862. Néanmoins une plus ancienne chapelle était déjà connue au XIIe siècle. Un grenier de 1597 est un des plus anciens de la commune. Jusqu'au milieu du XVe siècle Bundtels comptait plus d'habitants que le village de Guin.


Chastels

Hameau qui se trouve au carrefour des routes Fribourg - Berne et Guin/Balliswil. Il est connu depuis 1388. Le nom de Chastels est dérivé du latin Castellum. Une légende connue sous le nom de Damescheli rappelle l'existence d'un château pratiquement disparu (voir Autres Curiosités).


Galmis

Un des hameaux les plus intacts de la région Galmis est connu depuis 1388. Remarquable dans sa topologie est le fait que les fermes sont alignées d'un côté de la route et les greniers correspondants de l'autre côté. Il a été classé dans l'inventaire Suisse des biens culturels d'importance nationale.


Heitiwil

Ce village est très allongé et le château Heitiwil construit en fin du XVIIIe siècle en fait partie. Ce hameau est documenté depuis 1329 sous le nom de Heytenwile.


Jetschwil

Ce petit village resté intact est classé dans l'inventaire Suisse des biens culturels d'importance nationale. En 1243 l'endroit est mentionné sous le nom de Uchenwile. Des nominations ultérieures sont Ochinwile et Uetschenwyl. Le château a été construit en 1765 par la famille patricienne de Boccard. Plusieurs fermes et greniers du XVIIIe siècle font également partie du hameau. En 2006 la première maison construite sous le standard Minergie-P a été construite à Jetschwil.

Chapelle de pèlerinage de Saint-Loup.
Ottisberg

En 1306 sous le nom de Othersperch ce hameau est nommé une première fois. On y trouve une maison de campagne, une chapelle et plusieurs fermes. La maison de campagne date de 1841 et a tenu lieu de maison de retraite de 1921 à 1964.


St. Wolfgang (Saint-Loup)[7]

Autrefois également appelé Zur schönen Buche (en français Au bel hêtre, au beau foyard) St. Wolfgang est un lieu de pèlerinage sur la route de guin-Fribourg avec une liaison à Jetschwil. Jadis la chapelle du même nom était connue et beaucoup visitée. Une rénovation complète a eu lieu en 1983/84.


Übewil

Ce hameau à la frontière de la ville de Fribourg a été mentionné une première fois en 1299 sous le nom allemand Ybenwile et en 1300 sous le nom français Villars-les-Joncs. Des fermes, une chapelle, ainsi qu'un château le compose. Le château datant de 1765 est une maison campagnarde typique avec un toit de Mansart.


Autres hameaux et lieux-dits

Alberwil, Bäriswil, Birch, Brugera, Briegli, Boccarda, Bonn, Chastelsberg, Felliwil, Garmiswil (mentionné en 1301 sous le nom de Garmanswile), Guggerhorn, Heitera, Hinterbürg, Horia, Lamprat, Lengmatt, Luggiwil (nommé en 1379 sous le nom Luckenwile), Lustorf, Mariahilf (lieu de pèlerinage), Meierisli, Menziswil (nommé une première fois Menziswile en 1293. La chapelle de la Sainte-Vierge Marie se trouve sur les terres de la commune de Guin, mais appartient à la paroisse de Tavel), Räsch, Rippa, Rüti, Staad, Steinler, Strittacker, Stockera, Schlattli, Schiffenen (documenté en 1263 sous le nom de Shivuennon. Le nom du lac artificiel dans la région a été donné par ce hameau), Schüracker, Waldegg, Warpel, Wilera, Wittenbach, Zelg, Zelgli.

Sports[modifier | modifier le code]

Düdingen propose beaucoup de possibilités pour exercer du sport. De nombreuses sociétés sont présentes.

Football[modifier | modifier le code]

Le club de football SC Düdingen, fondé en 1924, est un des plus grands clubs du canton de Fribourg avec une vingtaine d'équipes et 550 membres actifs. Les terrains de football sont disponibles à divers endroits de la communes: Birchhölzli, Leimacher, etc.


Hockey sur glace, curling[modifier | modifier le code]

La patinoire du Leimacher permet au hockeyeurs sur glace de s'entraîner. Le club HC Düdingen Bulls, fondé en 1966, joue en première ligue. Et il est champion de Suisse[Quand ?]. L'unique club de curling du canton Fribourg - Düdingen, fondé en 1982, s'y entraîne également. La patinoire est aussi disponible pour les écoles. Les fins de semaine la patinoire est intensément utilisée et peut également servir de salle polyvalente.

Gymnastique, ski, volleyball, athlétisme[modifier | modifier le code]

Le club TSV Düdingen réuni la gymnastique, le ski, le volleyball et l'athlétisme sous sa bannière. Il a vu jour en 1992. Diverses halles (Leimacher, Wolfacker, Brunnenhof), ainsi qu'un anneau d'athlétisme sont à disposition.

Sports de combat[modifier | modifier le code]

Karaté (deux clubs), judo et boxe sont les sports de combat qui ont un club résident à Guin.

Autres sports[modifier | modifier le code]

Toute une série d'autres sports peuvent être pratiqués à Guin : natation, tennis, squash, golf, minigolf, tir à l'arc, tir au pistolet, avirons, équitation, course d'orientation, cyclisme, billard, danse. Une piste finlandaise et un Parcours Vita dans la forêt de la Brugera sont abondamment utilisés.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 204
  5. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  6. « Roggo » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  7. « St. Wolfgang » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.


Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Sensebezirk 1848 1998, Deutschfreiburger Beiträge zur Heimatkunde, Band 64, (1998)

Düdingen Skizze einer Gemeinde herausgegeben von der Gemeinde Düdingen (1982)

Düdingen von a bis z herausgegeben von der Gemeinde Düdingen (1995)

Düdingen Informationen aus und über Düdingen (2010)

Historique & statistique des paroisses catholiques du canton de Fribourg, huitième volume (1891)

Dictionnaire géographique et statistique du canton de Fribourg (1832)

Die Alte Lanschaft Düdingen de Peter Boschung (1984)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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