Guillem de Cabestany

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Guillem de Cabestany

Description de cette image, également commentée ci-après

Miniature de Guillem de Cabestany

Activités Troubadour et chevalier
Naissance Cabestany ?
Langue d'écriture occitan ancien
Genres Tenson, canso, partimen, descort, alba, sirventès,
Distinctions Aurait participé à la bataille de Las Navas de Tolosa contre les musulmans en 1212.

Guillem de Cabestany est un troubadour du Roussillon né au XIIe siècle et mort au XIIIe siècle.

Variantes du nom[modifier | modifier le code]

Guillem de Cabestany (forme catalane) est aussi connu sous les noms de Guilhem de Cabestanh (forme occitane) ou Guillaume de Cabestaing (forme française)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Faits[modifier | modifier le code]

Peu d'informations vérifiables sont disponibles concernant la vie de Guillem de Cabestany. Il est probablement le fils d'Arnau de Cabestany, noble du Roussillon et sans doute vassal ou en relation avec les seigneurs de Château-Roussillon[2]. Cabestany est un fief situé immédiatement à l'est de Château-Roussillon et au sud-ouest de la seigneurie de Canet (future vicomté).

Guillem de Cabestany est cité, par l'historien valencien Pere Tomich en 1534[3], parmi les nobles catalans ayant pris part à la croisade contre les Almohades en 1212 et ayant combattu au côté de Pierre II d'Aragon à la bataille de Las Navas de Tolosa. Se trouvaient avec lui notamment Aymar de Mosset (troisième mari de Saurimonda) et Ramon de Toreillas (un des signataires figurant sur le contrat de mariage entre Raimon et Saurimonda)[4].

Légende[modifier | modifier le code]

Sa vida, dans le Chansonnier I, qui précède son poème Lo dous cossire, raconte qu'ayant séduit la femme de Ramon, seigneur de Castell-Rosselló (Château-Roussillon), son suzerain, celui-ci le poignarda au cours d'une chasse, lui arracha le cœur, et le fit manger à sa femme à laquelle il ne révéla cette vengeance qu'après que l'horrible repas eut été consommé. Au reste, on ne s'accorde pas sur le nom de l'époux ni de la femme, appelée Margarida ou Saurimonda selon les versions. On attribue la même aventure à Gabrielle de Vergy.

En réalité il a certainement survécu à Ramon, affirme le médiéviste Michel Zink, mais sa vie légendaire reprend le motif du « cœur mangé », largement diffusé dans toute l'Europe au Moyen Âge.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Quelques poésies de Guillem de Cabestany, ainsi que sa Vie, ont été publiées par François-Juste-Marie Raynouard (Poésies des troubadours, 1er volume).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Adroher, Les Troubadours roussillonnais, Pézilla-la-Rivière, Publications de l'olivier, coll. « Littérature »,‎ 2012, 343 p. (ISBN 978-2-908866-42-1, notice BnF no FRBNF43501688)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF
  2. (es) Montserrat Cots, Notas históricas sobre el trovador Guillem de Cabestany, in Boletín de la Real Academia de Buenas Letras de Barcelona, XXXVII, 1977-1978, p. 23-65
  3. (ca) Històrias e conquestas dels excel.lentíssims e cathòlichs reys de Aragó, Barcelona, 1534
  4. Michel Adroher, Les Troubadours roussillonnais, Pézilla-la-Rivière, Publications de l'olivier, coll. « Littérature »,‎ 2012, 343 p. (ISBN 978-2-908866-42-1, notice BnF no FRBNF43501688)