Guillaume d'Auvergne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guillaume de Paris (homonymie).

Guillaume d'Auvergne (1190 - 1249), parfois appelé Guillaume de Paris, fut théologien, conseiller et confesseur de Saint Louis, évêque de Paris. Il a participé en 1241 à Paris au procès du Talmud.

Vie[modifier | modifier le code]

Né à Aurillac vers 1190, Guillaume d'Auvergne était le fils d'Astorg V, seigneur de Conros, et de Marie de Bénavent-Rodez, et l'oncle du troubadour Astor d'Orlhac[1],

Il fut d'abord chanoine de Notre-Dame de Paris, en 1223 et professeur de théologie en 1225. Le pape Honorius III lui confia plusieurs importantes missions.

Il fonda le couvent des Filles-Dieu à Paris en 1226 « pour retirer des pécheresses qui, pendant toute leur vie, avaient abusé de leur corps et à la fin estoient en mendicité »[2],[3].

À la mort de l'évêque Barthélémy de Paris, en 1227, Guillaume proteste contre l'élection, qu'il juge anti-canonique, de son successeur et fait appel au Saint-Siège. Le pape Grégoire IX casse l'élection, se réservant le droit de désigner lui-même le nouvel évêque de Paris. Il désigne alors Guillaume d'Auvergne, le 10 avril 1228, et le sacre évêque lui-même.

Dans les premières années de son épiscopat, Guillaume d'Auvergne doit gérer de nombreux conflits avec les maîtres de l'Université, les chanoines, et les officiers du roi. Plus tard, totalement en accord avec Saint Louis, il gouverne pieusement son diocèse, confie la direction spirituelle du monastère de Port-Royal à Saint Thibault de Marly et protège toute sa vie les ordres mendiants.

Spiritualité[modifier | modifier le code]

Influencé à la fois par Avicenne et par Saint Augustin, ses principes théologiques semblent réaliser : « une synthèse - nouvelle certes, mais encore intuitive et ambiguë - des concepts chrétiens et d'une ontologie aristotélicienne, sensiblement déformée par un néo-platonisme diffus».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Guillaume d'Auvergne[modifier | modifier le code]

  • De legibus (Des lois), in Opera omnia, Venise, 1591, t. I.
  • De primio principio (Du premier principe, ou De Trinitate, De la Trinité) (1228), De Trinitate. An edition of the Latin Text with an Introduction, Toronto, Pontifical Institute, 1976. Trad. an. : The Trinity, or the first principle, Milwaukee, Marquette University Press, 1989.
  • De anima (De l'âme, 1230), in Opera omnia, vol. 2, Supplementum, p. 65-228. Trad. partielle (VI, 1-9) J.-B. Brenet : De l'âme, Vrin, 1998
  • De universo creaturarum (Sur l'univers des créatures, 1231) : édition de Nuremberg en 1496, et, édition d'Orléans (1674, 2 vol. in-fol.) ; in Opera omnia, vol. I, p. 593-1074. Trad. partielle : The universe of creatures, Marquette University Press, 1998.

Études sur Guillaume d'Auvergne[modifier | modifier le code]

  • Jacques-Antoine Dulaure, Histoire de Paris, 1839, Furne, Paris, (8 Volumes).
  • Dictionnaire de Théologie Catholique (DTC) Tome 6-2 art. coll. 1970. Guillaume d'Auvergne
  • Dictionnaire des sciences philosophiques par une réunion de savants et de philosophes, Imprimerie Pankouck, rue des Poitevins, Hachette. Librairie de l'Imprimerie Royale de France, 1845, tome II, p. 612. [1]
  • Noël Valois, Guillaume d'Auvergne, évêque de Paris (1228-1249), A. Picard, 1880.
  • Dictionnaire des philosophes, Encyclopaedia Universalis / Albin Michel, 1998 : "Guillaume d'Auvergne" (Olivier Juillard)
  • Stanford Encyclopedia of Philosophy [2]
  • Lynn Thorndike, A History of Magic and Experimental Science, New York, Columbia University Press, 1923-1941, t. II. [3]
  • F. Morenzoni et J.-Y. Tilliette (dir.), Autour de Guillaume d'Auvergne (+ 1249). Etudes réunies, Turnhout, Brepols, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baron Delzons
  2. Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850. T. 2 / par Théophile Lavallée (1804-1865) (p. 163)
  3. Dictionnaire administratif et historique des rues et monuments de Paris Par Félix Lazare,L. C. Lazare (p. 243)