Guillaume IV de Hainaut

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Guillaume IV de Hainaut
Guillaume IV de Hainaut, dans un ouvrage du XVIe siècle
Guillaume IV de Hainaut, dans un ouvrage du XVIe siècle
Titre
Duc de Bavière-Straubing
14041417
Prédécesseur Albert Ier de Hainaut
Successeur Jean III de Bavière
Comte de Hainaut
Comte de Hollande
Comte de Zélande
14041417
Prédécesseur Albert Ier de Hainaut
Successeur Jacqueline de Hainaut
Biographie
Dynastie Maison de Wittelsbach
Date de naissance 25 juillet 1336
Lieu de naissance Munich
Date de décès 13 décembre 1404
Lieu de décès La Haye
Père Albert Ier de Hainaut
Mère Marguerite de Silésie-Liegnitz

Guillaume IV de Hainaut

Guillaume de Wittelsbach né le 5 avril 1365, mort à Bouchain (Nord) le 30 mai 1417, fut duc de Bavière-Straubing (Guillaume II), comte de Hainaut (Guillaume IV), de Hollande et de Zélande (Guillaume VI) de 1404 à 1417, fils d'Albert Ier, duc de Bavière-Straubing, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, et de Marguerite de Brzeg.

Il porta du vivant de son père le titre de comte d'Ostrevant[1]. Il se distingua dans sa jeunesse par son adresse au tournoi et prit part à des combats contre les anglais pour le compte du roi de France Charles V. Il participa ensuite à une croisade balte avec l'Ordre Teutonique. Revenu aux Pays-Bas, il se rendit en Angleterre où il brilla dans des tournois et fut reçu dans l'Ordre de la Jarretière. Son père était devenu impopulaire à cause de sa vie privée, et la maîtresse de ce dernier fut assassinée. Guillaume, qui semblait être allié aux conspirateurs, dut se réfugier à la Cour de France. Il ne sera pardonné que lorsqu'il offrit d'aller en Frise venger la mort de son grand-oncle Guillaume II et de reconquérir cette région, ce qu'il fit avec succès en 1402.

Il succéda à son père en 1404, et il dut d'abord réprimer une révolte en Hainaut, conduit par les seigneurs d'Arkel. Ceux-ci, vaincus, vendirent leurs terres au duc de Gueldre, mais Guillaume refusa d'accepter la vente, combattit le duc de Gueldre pendant sept ans et récupéra la seigneurie. Son frère Jean, prince-évêque de Liège ayant été chassé de son trône épiscopal, il combattit les Liégeois pour le rétablir. Alliés aux Bourguignons, il intervint à leurs côtés dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : son intervention fut déterminante surtout pour apaiser le conflit entre les protagonistes, suite à l’assassinat du duc d’Orléans, par les sbires de Jean-Sans-Peur, le 23 novembre 1407. À cet effet, Guillaume II duc de Bavière sera chargé par le roi de France d’assurer, à la tête de 400 hommes d’armes et de 100 archers, la protection de chacune des délégations lors de ses déplacements, convoquées à Chartres pour le 28 février 1409, en vue de régler les contentieux suite à cet assassinat[2]. Mais le Hainaut fut ravagé par les troupes qui s'affrontèrent à la bataille d'Azincourt (1415).

Il mourut deux ans plus tard laissant une héritière âgée de seize ans et en butte aux intrigues et aux ambitions. Il fut enterré à Valenciennes (Église des Mineurs).

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

1.- Marie de France (Marie de Valois) (°1370 – dcd. 1377), fille de Charles V, roi de France dit le Sage, et de Jeanne de Bourbon. Guillaume fut « accordé » avec Marie par traité en 1373 [3] et par contrat de mariage ratifié en 1375[4]. Cependant, Marie décéda avant que le couple n’atteigne l’âge nubile pour officialiser leur mariage avec tout le protocole et le cérémonial de l’époque.

2.- En 1385, il épousa Marguerite de Bourgogne, fille de Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne et de Marguerite, comtesse de Flandre, sœur de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, et n'eut qu'une fille :

  • Jacqueline (1401 † 1436), comtesse de Hainaut, de Hollande et de Zélande.

Il laissa plusieurs fils illégitimes.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Général baron Guillaume,  « Guillaume IV », Académie royale de Belgique, Biographie nationale, vol. 8, Bruxelles,‎ 1885 [détail des éditions], p. 484-487

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On le rencontre aussi sous le nom de Guillaume d'Ostrevent
  2. - Geoffroy G. Sury, « Bayern Straubing – Hennegau : la Maison de Bavière en Hainaut, XIVe - XVe s. », Edit. Geoffroy G. Sury, 2e éd. , sept. 2010, dép. lég., Bruxelles, p. 157. - À Tours, le 21 janvier 1409, (date nouv. st.), Charles (VI) roi de France, fait savoir que, pour apaiser le différend consécutif à l’assassinat du duc (Louis) d’Orléans (officieusement commandité par les sbires de Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne), il a convoqué à Chartres, le 28 février suivant (1409), le duc de Bourgogne et les enfants du défunt ; il ordonne au comte de Hainaut (Guillaume IV), d’assurer, à la tête de 400 hommes d’armes et de 100 archers, la protection de chacune des délégations lors de ses déplacements et de s’engager à se ranger aux côtés du parti éventuellement agressé. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1290, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 271. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau.)
  3. Geoffroy G. Sury, « Bayern Straubing Hennegau : la Maison de Bavière en Hainaut. XIVe – XVe s. », (2e éd.), Edit. Geoffroy G. Sury, Bruxelles, © 2010, p. 153 : -Trésor des Chartes, Registre VI, folio 271, « Traité de mariage entre Guillaume d’Ostrevant (futur Guillaume IV comte de Hainaut) et Marie de France, en date du 3/3/1373 », In, « Histoire généalogique des pairs de France », vol. 12, Paris. Il s’agit dans le cas présent d’un accord de promesses de mariage.
  4. Sury Geoffroy G., « Bayern Straubing Hennegau : la Maison de Bavière en Hainaut. XIVe – XVe s. », (2e édition), Edit. Geoffroy G. Sury, Bruxelles, © 2010, p.153 : - Bibliothèque Ste-Geneviève à Paris, Ms 2068, fol. 44, (Contrat de mariage entre Guillaume (II) de Bavière (alias Guillaume d’Ostrevant en Hainaut) et Marie de France, année 1375.), Manuscrit du XVIIe s. - À Paris, le 16 mars 1375, Charles (V), roi de France, fait connaître les termes d’un traité d’alliance conclu entre lui-même et son fils aîné, d’une part, et de l’autre, le duc Albert de Bavière et son fils aîné (Guillaume d’Ostrevant, futur Guillaume IV comte de Hainaut), ladite alliance concernant également les mariages à contracter par les enfants (Marie de France et Guillaume d’Ostrevant) des principaux intéressés. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1113, Editions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 236. (Or. sur pch. ; seul contre-sceau, détaché.) - À Paris, en juin 1375, Charles (V), roi de France, fait connaître les modalités du règlement de la dot de 100 000 francs d’or qu’il destine à sa fille Marie, en exécution de son traité de mariage avec Guillaume (Guillaume d’Ostrevant), fils aîné du duc Albert de Bavière. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1114, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 236. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau). - À Paris, en juin 1375, Charles (V), roi de France, renonce, pour lui-même et pour sa fille Marie, à toutes prétentions sur les comtés de Hainaut, de Hollande, de Zélande, et sur la seigneurie de Frise, à l’exception des « adhéritements », assignations, douaire et provisions prévus par les clauses du contrat de mariage évoqué ci-avant et rappelés ici en détail. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1115, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 236. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau.) - À Paris, le 17 septembre 1375, Charles (V), roi de France, ratifie par son serment les termes du contrat de mariage évoqué dans les deux actes précédents et s’engage à les faire observer par sa fille Marie, et ce, en contrepartie du serment équivalent prêté en sa présence par le duc Albert de Bavière, bail, gouverneur et héritier des comtés de Hainaut, etc., et son fils aîné Guillaume (Guillaume d’Ostrevant.) In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, n° d’ordre (cote) 1116, Editions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 237. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau.)