Guillaume II d'Orange-Nassau

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Guillaume II par Gerard van Honthorst

Guillaume II, prince d'Orange (né le 27 mai 1626 à La Haye - mort le 6 novembre 1650 à La Haye). Il fut stathouder des Provinces-Unies (Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel, Groningue et Drenthe) du 14 mars 1647 au 6 novembre 1650.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils du stadhouder Frédéric-Henri de Nassau et d'Amelia von Solms-Braunfels, il eut pour précepteur le mathématicien Jan Stampioen, qu'il partagea à peu d'intervalle avec Christian Huygens.

Le prince d'Orange
et sa future épouse

1641, Antoine van Dyck
Rijksmuseum Amsterdam

Le 2 mai 1641 dans la chapelle royale du palais de Whitehall, à Londres, Guillaume épousa Marie Henriette Stuart, princesse royale, la fille la plus âgée du roi Charles Ier d'Angleterre et de Henriette de France.

Un fils, Guillaume, futur roi d'Angleterre est né de cette union huit jours après la mort de son père. La charge de stadhouder resta vacante et les pouvoirs furent confiés au grand pensionnaire Johan de Witt.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1648, Guillaume II d'Orange-Nassau s'opposa au traité de Münster malgré la reconnaissance par celui-ci de l'indépendance des Provinces-Unies. Secrètement Guillaume II d'Orange-Nassau ouvrit des négociations avec la France avec pour but de partager les Pays-Bas catholiques avec la France, mais il ne put mettre son plan à exécution (1650). Il travailla pour la restauration de son beau-père Charles Ier sur le trône d'Angleterre. En 1650, il fut impliqué dans une querelle opposant (sous le guide de Andries Bicker, Jacob de Witt et Cornelis de Graeff) la province de Hollande à de puissants négociants. Il s'opposa à la réduction des troupes de son armée qui diminuait son pouvoir, s'ensuivit un grand nombre d'incarcération de membres de l'assemblée provinciale qui furent emprisonnés au château de Loevestein. Il envoya son cousin Guillaume-Frédéric de Nassau-Dietz à la tête d'une armée de dix mille hommes afin de s'emparer d'Amsterdam par la force. Le mauvais temps empêcha le déroulement de cette campagne.

Il vit l'indépendance des Provinces-Unies reconnues par l'Europe aux traités de Westphalie. Il se fit donner par les États généraux, à quatre voix contre trois, une autorité dictatoriale, mais il fut bientôt obligé de la déposer à la suite du triomphe momentané du parti républicain.

Après trois ans de règne, il mourut de la variole le 6 novembre 1650.

Guillaume II d'Orange-Nassau appartint à la seconde branche, elle-même issue de la première branche de la Maison de Nassau. Cette seconde branche Orange-Nassau eut pour ascendants les Nassau-Dillenbourg, ces lignées appartinrent à la tige Ottonienne qui donna des stathouders et un roi à l'Angleterre et l'Écosse. Cette branche d'Orange-Nassau s'éteignit en 1702[1].

Titres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Guillaume II d'Orange-Nassau » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Annexe[modifier | modifier le code]