Guido Molinari

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Guido Molinari, né le 12 octobre 1933 à Montréal où il est mort le 21 février 2004 à l'âge de 70 ans, est un peintre québécois abstrait. Associé à la seconde génération du groupe des Plasticiens, il est un adepte de « l'abstraction géométrique réduite à des bandes de couleur verticales[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

D’une famille originaire des Abruzzes en Italie, Molinari commence la peinture à l’âge de 13 ans, et développe son approche existentialiste à l’art alors qu’il est atteint de la tuberculose, à 16 ans, en lisant Nietzsche, Sartre, Piaget, et Albert Camus. Il étudie ensuite à l’École des beaux-arts de Montréal et au Musée des beaux-arts de Montréal.

Il pratique l’abstraction à New York, inspiré par Jackson Pollock, puis retourne à Montréal où il produit quelques-unes des plus belles toiles de sa carrière. Il prend alors une direction opposée à la tendance automatiste, qui dominait à cette époque, avec un art sériel fait de couleurs répétées. Avec le temps, les plages de couleurs vont s'agrandir, jusqu'à devenir proches de la monochromie.

Il épouse Fernande Saint-Martin en 1958.

En 1965, il est invité à la prestigieuse exposition The Responsive Eye du Museum of Modern Art de New York qui consacre l'Op Art, style basé sur des considérations purement picturales, souvent proches de l'illusion d'optique, auquel Molinari adhère avec ses structures pures faites d'alignements de bandes colorées juxtaposées.

Il représente le Canada à la XXXIVe Biennale de Venise en 1968. Il y remporte le prix de la fondation David E. Bright.

Il enseigne la peinture à l'Université Concordia et l'Histoire de l'Art à l'Université de Montréal de 1970 à 1997.

Grand collectionneur d'art, sa collection privée inclus les travaux de Mondrian, Matisse, John Cage, Jasper Johns, et des artistes québécois Denis Juneau, John Lyman et Ozias Leduc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bernard Teyssèdre, "Guido Molinari", Seven Montreal Painters: a Lyric Plasticism, Cambridge, Mass.: MIT Press, 1968

Camille de Singly, Guido Molinari, peintre moderniste canadien: les espaces de la carrière, Paris, l’Harmattan, 2004[2] (OCLC 55682723)

Prix[modifier | modifier le code]

Il a obtenu un Guggenheim Fellowship en 1967, est ordonné Officier de l’Ordre du Canada en 1971. Il a obtenu le Prix Paul-Émile-Borduas en 1980[3], le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en 1973.

Fondation[modifier | modifier le code]

La Fondation Guido Molinari résulte d’un geste de l’artiste, destiné à valoriser et perpétuer son travail de création, en installant notamment, dans son dernier studio situé dans une ancienne banque du quartier Hochelaga-Maisonneuve, un centre d’exposition, de documentation, de conférence, de diffusion et de création, susceptible d’encourager aussi le cas échéant de jeunes artistes émergents.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses toiles sont exposées au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, au Musée d'art contemporain de Montréal, au Musée Solomon R. Guggenheim de New-York, au Musée d'art moderne de New York et ailleurs dans le monde.

Son travail est connu pour sa focalisation sur les couleurs, les formes et les lignes contrastées et modulaires.

Notons :

  • Mutation sérielle verte-rouge, 1966, acrylique sur canvas, 205,7 cm × 248,9 cm [4]
  • Blue Quantifier #25 [5]
  • Bi-sériel vert-bleu, 1967, acrylique sur toile, 254 cm × 205,7 cm.

Galeries d'art exposant ses œuvres[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Banque de données générales sur l'artiste Guido Molinari.

Guido Molinari .com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Veyron, Dictionnaire canadien des noms propres, Larousse, 1989, p.436-437. (ISBN 2-920318-06-3)
  2. Camille de Singly
  3. Prix Paul-Émile-Borduas 1980
  4. Mutation sérielle verte-rouge
  5. Blue Quantifier #25