Guerre slovaquo-hongroise

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Guerre slovaquo-hongroise
Carte de la République slovaque en 1939. Les territoires en rouge (au sud) correspondent à ceux annexés par la Hongrie par l'arbitrage de Vienne; les territoires en jaune (au sud-ouest, près de Bratislava) à ceux annexés par le Troisième Reich et les territoires en bleu (à l'est) ceux annexés par la Hongrie à l'issue de la guerre de 1939.
Carte de la République slovaque en 1939. Les territoires en rouge (au sud) correspondent à ceux annexés par la Hongrie par l'arbitrage de Vienne; les territoires en jaune (au sud-ouest, près de Bratislava) à ceux annexés par le Troisième Reich et les territoires en bleu (à l'est) ceux annexés par la Hongrie à l'issue de la guerre de 1939.
Informations générales
Date -
Lieu Slovaquie orientale
Issue Victoire tactique hongroise
Changements territoriaux La Slovaquie cède une bande de terre (Stakčín et Sobrance) de l'est du pays à la Hongrie.
Belligérants
Flag of First Slovak Republic 1939-1945.svg Slovaquie
Soutenue par :
Drapeau : Troisième Reich Reich allemand
Flag of Hungary (1920–1946).svg Royaume de Hongrie
Commandants
Flag of First Slovak Republic 1939-1945.svg Augustín Malár Flag of Hungary (1920–1946).svg András Littay
Forces en présence
3 régiments d'infanterie
2 régiments d'artillerie
9 véhicules blindés
3 chars
5 bataillons d'infanterie
2 bataillons de cavalerie
1 bataillon motorisé
3 véhicules blindés
70 chenillettes
5 chars légers
Pertes
22 soldats tués
360 Slovaques capturés
211 Tchèques capturés
36 civils tués
8 soldats tués
30 blessés
15 civils tués

La guerre slovaquo-hongroise (en hongrois : kis háború, en slovaque : Malá vojna « petite guerre ») est un court conflit qui s'est déroulé du 23 mars au entre la République slovaque et le Royaume de Hongrie en Slovaquie orientale dans le contexte de l'entre-deux-guerres suite à l'arbitrage de Vienne.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

À l'automne 1938, la Tchécoslovaquie dut céder suite aux accords de Munich des territoires frontaliers au Troisième Reich, ainsi que le 2 novembre à la Hongrie. Le 14-, sous la pression allemande, la Hongrie reconnaît l'indépendance de la Slovaquie. Dans le même temps, la partie restante de la Tchécoslovaquie, connue sous le nom de protectorat de Bohême-Moravie, est incorporée à l'Allemagne, et la Ruthénie subcarpathique déclare son indépendance, mais celle-ci est immédiatement occupée par la Hongrie.

Le , une commission conjointe slovaco-hongroise établit la frontière commune des deux États. Par ailleurs, les derniers soldats ex-tchécoslovaques présents dans la Ruthénie devenue hongroise se retirent en Bohême-Moravie, et la Hongrie considère alors qu'il n'y a plus de forces armées sur le territoire slovaque.

Déroulement du conflit[modifier | modifier le code]

Le lendemain, le , les troupes hongroises attaquent la Slovaquie sans déclaration de guerre préalable, à partir de la Ruthénie subcarpathique occupée, avec l'ordre d'avancer aussi loin que possible vers l'ouest. Les troupes slovaques, d'abord surprises, lancent une contre-attaque le 24 mars, soutenues par quelques troupes tchèques restées en Slovaquie. Une grande partie des combats se déroule dans le ciel slovaque. Le bombardement d'une base aérienne de l'armée slovaque à Spišská Nová Ves, faisant 13 tués, renforce encore le sentiment anti-hongrois de la population slovaque. Bien qu'une trêve ait pu être négociée le 24, les combats continuent jusqu'au 31 mars.

En conséquence du traité de protection conclu entre l'Allemagne et la Slovaquie le , un entretien a lieu à Zilina entre le Premier ministre slovaque Jozef Tiso et un représentant de l'Allemagne. Tiso souhaite obtenir une assistance militaire en armes et en matériel de la part du Troisième Reich, qui oppose à cette demande une fin de non-recevoir. Les Allemands lui proposent en revanche une intervention directe d'unités de la Wehrmacht mais Tiso rejette cette offre, en affirmant que la Slovaquie ne devait pas être victime d'une possible réaction en chaîne de litiges avec des tierces puissances, représentées par les Alliés[1].

Début avril, les deux États entament des négociations de paix qui s'achèvent par la signature d'un traité de paix entre la Hongrie et la Slovaquie le 4 avril à Budapest. Les dispositions de ce traité stipulent que les Slovaques doivent renoncer à une bande de terre dans l'est du pays autour de Stakčín et de Sobrance, soit 1 697 km² de territoire, 69 930 habitants et 78 communes.

Dans les deux camps les pertes ont été minimes ; ainsi, les Slovaques ont déploré la mort de 22 soldats auxquels s'ajoutent 36 civils tués lors des opérations, tandis que les pertes du côté hongrois s'élevaient à 8 soldats et 15 civils.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jozef Tiso : Die Wahrheit über die Slowakei, 1948, p.52

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]