Guerre du Kongo-wara

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La guerre du Kongo-Wara est une insurrection des populations de l'Afrique-Équatoriale française et du Cameroun français contre l'impérialisme français qui s'est déroulée entre 1928 et 1932.

Présentation[modifier | modifier le code]

Du 25 juin 1928 jusqu'en 1932, la population indigène se bat, entre autres, contre le travail forcé imposé par des sociétés françaises[1].

Le mouvement prend racine dans l'actuel ouest de la Centrafrique (dans la région de Bouar), à l'initiative d'un certain Karinou, qui invite au refus de travailler pour des blancs. Le guérisseur, prophète et féticheur nommé Kamou, ou Karinou selon les auteurs, instaure la cérémonie du kongo-wara (« manche de couteau ») qui doit apprendre aux guerriers à transformer les Blancs en gorilles et leur permettre de devenir invincible face aux balles (avant 1925). Il s’oppose à la colonisation, d’abord en prônant la résistance passive et la désobéissance civile, puis par la lutte armée à partir de 1928, et annonce la fin de la domination blanche au profit des Noirs.

L’insurrection qui comprendra des milliers de combattants s’étend autour de son village natal de Nahing, et continue après sa disparition en 1930 en Oubangui-Chari au Cameroun[2] et au Tchad, mais il est sévèrement réprimé par les forces françaises. En 1930, les rebelles finissent par se soumettre, mais la haine de l'envahisseur reste. La date de la fin de la guerre est discutable, des troubles ayant lieu jusqu'en 1933.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Nzabakomada-Yakoma, La Guerre de Kongo-Wara, 1928-1931 : un chapitre de la résistance anticoloniale en Afrique équatoriale, Université Paris Diderot - Paris 7, 1975, 369 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire)
  • (en) Martin Thomas, « An empire in revolt? The Rif war, the Syrian rebellion, Yen Bay and the Kongo Wara », in The French empire between the wars : imperialism, politics and society, Manchester University Press, Manchester, New York (N.Y.), 2005, p. 211-244 (ISBN 978-0-7190-7755-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grande Encyclopédie Larousse 1971-1975, p. 3458
  2. (fr) Google books - Les Pana de Centrafrique: une chefferie sacrée, Françoise Nozati