Guerre des manuels

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La guerre des manuels (avril 2005) est une expression pour nommer des tensions entre la Chine, la Corée du Sud, et le Japon qui se sont ravivées avec la parution au Japon d'un nouveau manuel scolaire minimisant ou passant sous silence les atrocités et massacres commis par l’armée impériale japonaise en Chine durant la seconde guerre sino-japonaise (comme le massacre de Nankin, où entre 100 000 et 300 000 civils chinois ont été tués en six semaines).

Description[modifier | modifier le code]

Les populations chinoise et coréenne ont été indignées qu'un tel manuel puisse être publié et ont accusé le Japon de révisionnisme. Le gouvernement japonais refuse cependant de modifier ledit manuel estimant que, étant édité par une société privée, il relève de la compétence des préfectures d'approuver ou non le manuel (le taux d'adoption de ce manuel en 2001 était de 0,039 %). Le gouvernement japonais estime également avoir, à de nombreuses reprises, émis ses « profonds remords » sur cette période de l'Histoire alors que les plaignants soutiennent que ces remords ont été exprimés à titre personnel par quelques premiers ministres sans jamais être ratifiés par la Diète du Japon. Le gouvernement japonais reproche par ailleurs à la Chine de laisser les courants antijaponais s'exprimer de la sorte.

Ces tensions se sont par ailleurs accentuées avec l'annonce de l'entrée potentielle du Japon en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ce qui a soulevé une série de manifestations antijaponaises. La Chine n'accepte en effet pas qu'un pays niant les crimes de guerre qu'il a commis puisse occuper une telle fonction. Le Japon pourrait devenir le deuxième pays asiatique à devenir membre permanent, après la Chine.

En 2004 et en 2007, à la suite des propos controversés de Shinzo Abe sur la responsabilité de l'armée impériale à l'égard des femmes de réconfort, le député du parti libéral démocrate Nariaki Nakayama (en) s'est targué d'avoir réussi à expurger les manuels de toute mention relative à ce dossier et a soutenu que les femmes qui se disent victimes devraient plutôt « être fières d'être des femmes de réconfort »[1],[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sex slave history erased from texts
  2. (en) Comfort women distortion sirs indignation

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]