Guerre des Pequots

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guerre des Pequots
Gravure représentant un incident de la guerre des Pequots.
Gravure représentant un incident de la guerre des Pequots.
Informations générales
Date
Lieu Nouvelle-Angleterre
Issue Victoire des colons anglais et de leurs alliés amérindiens
Belligérants
Drapeau de l'Angleterre Royaume d’Angleterre
Narragansetts
Mohegans
Pequots
Guerres indiennes

La guerre des Pequots est une guerre qui a opposé les Amérindiens pequots aux colons blancs dans l'arrière-pays du Massachusetts à partir de mai 1637.

Cette guerre fait suite à une tentative de colonisation des terres indiennes, elle-même entraînée par de nombreux décès dus aux épidémies chez les Pequots. Le capitaine John Underhill commenta dans son journal cette guerre, qui se limita à l'attaque d'un grand village indien.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette guerre est liée aux premières traces de recours à l'esclavage en Nouvelle-Angleterre, contemporaines d'autres traces au même moment en Virginie et au décret de 1636 sur l'esclavage à vie à la Barbade.

En 1633 la tribu des Pequots vit son effectif tomber de 8 000 à 4 000 à la suite d'une épidémie de variole, maladie apportée par les colons, ce qui suscita des tensions avec ces derniers. En 1634, à la suite d'une rivalité avec la tribu des Narragansetts, au sujet du commerce avec les Hollandais[1], Tatobem le Grand Sachem Pequot est tué et remplacé par son fils Sassacus[2].

En 1637, la guerre éclata lorsque des tribus indiennes Pequot s'opposèrent à la tentative de colonisation par les blancs de la région de Connecticut River. Par une nuit de lune de mai 1637 les colons de la baie du Massachusetts et de la colonie du Connecticut cernent le village Pequot Missituck, aidé par leurs alliés, les Indiens Mochegans et Narragansetts. En moins d'une heure le village est brûlé et 400 à 700 personnes tuées.

Le massacre éparpilla les survivants au sud de la Nouvelle-Angleterre, Long Island et la région de New York, ceux qui restaient étant réduits à l'esclavage. À Boston en 1638[3], William Pierce, le capitaine du Desire (construit en 1636 à Marblehead, près de Salem[4]), importe la première cargaison d'esclaves de la Barbade, qu'il échangea contre des prisonniers pequots[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Pierre Anselme Maurault, Histoire des Abenakis : depuis 1605 jusqu'à nos jours (lire en ligne)
  2. Joseph Pierre Anselme Maurault, Histoire des Abenakis: depuis 1605 jusqu'à nos jours (lire en ligne), p. 47
  3. (en) Frederick Clifton Pierce, Pierce Genealogy, vol. 4 (lire en ligne), p. 13
  4. a et b (en) George W. Williams, History of the Negro Race in America from 1619 to 1880, vol. 1 (lire en ligne), p. 235

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alfred A. Cave, The Pequot War, Amherst, University of Massachusetts Press,‎ 1996, 219 p. (ISBN 1-55849-030-2, OCLC 470255870, lire en ligne)
  • (en) Charles Orr, History of the Pequot war : the contemporary accounts of Mason, Underhill, Vincent and Gardener., Cleveland, The Helman-Taylor company,‎ 1897, 149 p. (OCLC 1651227)