Guerre des Antilles

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Guerre des Antilles
CIA map Central America & Caribbean.png
Informations générales
Date 1775-1783
Lieu Indes occidentales (Antilles)
Amérique centrale
Nord de l'Amérique du Sud
Issue Traité de Paris (1783)
Changements territoriaux La Grande-Bretagne cède Tobago à la France ; tous les autres territoires reviennent au status quo ante bellum
Belligérants
Drapeau du Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Bandera de España 1760-1785.svg Royaume d'Espagne
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Commandants
Drapeau du Royaume-Uni Georges Rodney Drapeau de la France Comte de Grasse
Drapeau de la France Comte d'Estaing
Drapeau de l'Espagne Bernardo de Gálvez
Drapeau de l'Espagne Matías de Gálvez
Guerre d'indépendance des États-Unis
Batailles
Nassau · Barbade (en) · Dominique · Sainte-Lucie (1re) · Sainte-Lucie (2e) · Saint-Vincent (en) · La Grenade (1re) · La Grenade (2e) · Río Hondo (en) · Cayo Cocina (en) · San Fernando (en) · 12 décembre 1779 (en) · 1re Martinique · 2e Martinique · Bermudes · Fort San Juan (en) · Indes occidentales néerlandaises (en) · Saint-Eustache (en) · Fort-Royal · Tobago · Brimstone Hill · Saint-Christophe · Demerara and Essequibo (en) · Montserrat · Roatán (en) · Saintes · Canal de la Mona · Black River (en) · Nassau (2e) (en) · Hispaniola · 6 décembre 1782 · 15 février 1783 · Turques-et-Caïques · Nassau (3e) (en)

La guerre des Antilles, entre la France et la Grande-Bretagne, est une des conséquences de la Guerre d'indépendance des États-Unis. Les deux belligérants s'opposent pour la suprématie dans les Antilles.

Armistice tacite sur le continent[modifier | modifier le code]

Il y eut un armistice tacite sur le continent américain pendant l'hiver 1781-1782. Un grand convoi et des renforts pour les Antilles étaient en préparation en France afin de mettre la flotte de l'amiral de Grasse en état de soutenir la lutte contre la flotte britannique, sous les ordres de l'amiral George Brydges Rodney. Dans la seconde moitié de janvier, le marquis de Bouillé a repris les îles de Saint-Eustache et de Saint-Christophe et le général de Crillon celle de Minorque, en février.

Article détaillé : Bataille de Saint-Kitts.

Bataille des Saintes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille des Saintes.

Mais le grand convoi parti de France sous l'escorte de l'amiral de Guichen est dispersé par la tempête. Les Britanniques réunissent toutes leurs forces navales aux îles du Vent, et le comte de Grasse, malgré l'infériorité de sa flotte, met à la voile pour convoyer les troupes de M. de Bouillé qui devaient se réunir, à Saint-Domingue, à celles que commandait le général espagnol don Galvez. L'amiral Rodney, manœuvrant pour couper la flotte française de son convoi, ne peut atteindre que le vaisseau le Zélé, le plus mauvais marcheur de l'arrière-garde. Le comte de Grasse voulut le sauver et engage son avant-garde sous le commandement de M. de Vaudreuil.

Les Français ont l'avantage dans ce premier combat, livré le 9 avril 1782. L'amiral Rodney les suit, et, ayant gagné le vent, engage le 12 avril la flotte française. Le vaisseau amiral la Ville de Paris et six autres sont désemparés et pris malgré leur résistance. Grasse est fait prisonnier et n'obtient sa liberté qu'à la paix, l'année suivante. Le pont de son vaisseau avait été complètement rasé par les boulets britanniques et l'amiral avec deux officiers restaient seuls debout et sans blessure quand il se rendit.

L'amiral Rodney ne peut garder aucun des quatre vaisseaux dont il s'était emparé, parce qu'ils étaient trop endommagés.

En outre, le César prit feu et périt avec environ quatre cents Britanniques qui en avaient pris possession.

Proposition de paix[modifier | modifier le code]

Quand cette nouvelle parvint aux États-Unis, le Congrès venait précisément de recevoir du général Carleton, qui avait remplacé Clinton dans le commandement de l'armée britannique, la proposition du gouvernement britannique de reconnaître sans restriction l'indépendance des États-Unis, sous la condition de renoncer à l'alliance avec la France.

Le Congrès ne se laisse pas influencer par la nouvelle de la défaite des Français dans cette bataille de la guerre des Antilles. Il ne montre que de l'indignation et refuse d'admettre le négociateur qui en était chargé. Les États déclarèrent unanimement qu'ils considèreraient comme haute trahison toute proposition tendant à faire une paix séparée.

Ces ouvertures, ainsi que l'armistice qui fut à la même époque demandé par le commandant de Charleston et refusé par le général Green, prouvaient assez que, malgré leur dernier succès dans les Antilles, les Britanniques renonçaient enfin à soumettre leurs anciennes colonies.

Les Américains désiraient certainement la paix, mais ils montrèrent la plus grande fermeté et ils prouvèrent leur reconnaissance envers la France en se disposant à de nouveaux sacrifices afin d'obtenir cette paix à des conditions aussi honorables pour les alliés que pour eux-mêmes.

De son côté le gouvernement français ne discontinue d'envoyer des secours autant que le lui permettait le mauvais état de ses finances. Deux frégates, la Gloire et l’Aigle, sous le commandement de M. de La Touche-Tréville, sont expédiées de Brest, le 19 mai 1782.

Après le combat du 12 avril, où le comte de Grasse fut fait prisonnier, le marquis de Vaudreuil, qui avait pris le commandement de la flotte, reçut l'ordre de venir à Boston pour y réparer son escadre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]