Guerre de l'eau (Bolivie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La guerre de l'eau en Bolivie, aussi connue sous le nom de « guerre de l'eau de Cochabamba », désigne une série de mobilisations sociales qui se déroulèrent à Cochabamba, la troisième plus grande ville de Bolivie, entre janvier et avril 2000 à la suite de la privatisation du système municipal de gestion de l'eau. Consécutif au doublement des prix de l'entreprise Aguas del Tunari, filiale du groupe nord-américain Bechtel, ce cycle de protestation s'est conclu par l'annulation du contrat de concession de service public accordé pour quarante ans à l'entreprise et par l'abolition de la loi 2029, qui prévoyait la privatisation des eaux du pays[1].

Selon le journal The Ecologist en 2000, la Banque mondiale avait déclaré qu'elle ne renouvellerait pas un prêt de 25 millions de dollars US à la Bolivie si elle ne privatisait pas son service des eaux[2].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film d'Icíar Bollaín avec Luis Tosar et Gael García Bernal, También la lluvia (2011), raconte l'histoire de réalisateurs venus tourner en Bolivie un film sur la colonisation par les conquistadores et pris dans la tourmente de la guerre de l'eau[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Rudel, La Bolivie, Karthala,‎ 2006, p. 137
  2. (en) Benjamin Blackwell, « From Coca To Congress », The Ecologist,‎ 11 novembre 2002 (lire en ligne)
  3. (es) Rocio Garcia, « 'También la lluvia', a los Oscar », El Pais,‎ 28 septembre 2010 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]