Guerre d'indépendance espagnole

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de la guerre de 1808-1814, appelée également Guerre d’Espagne. Pour la guerre d’Espagne de 1936-1939, voir l’article Guerre d'Espagne
Guerre d'indépendance espagnole
La Charge des Mamelouks, peinture de Goya.
Informations générales
Date 1807 - 1814
Lieu Espagne, Portugal, sud-ouest de la France.
Issue Victoire des Alliés (Angleterre, Espagne, Portugal)
Traité de Valençay : le trône d'Espagne est rendu à Ferdinand VII.
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de la Pologne Duché de Varsovie
Flag of the Netherlands.svg Royaume de Hollande
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Espagne napoléonienne
Différents contingents d'Allemagne, Italie, Pologne et Suisse
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Royaume d'Espagne
Flag Portugal (1707).svg Royaume de Portugal
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Partisans espagnols
Commandants
Flag of France.svg Napoléon Ier

Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Joseph Ier d'Espagne
Flag of France.svg Jean-Baptiste Bessières
Flag of France.svg Jean-Baptiste Jourdan
Flag of France.svg Jean-Andoche Junot
Flag of France.svg François-Joseph Lefebvre
Flag of France.svg Auguste de Marmont
Flag of France.svg André Masséna
Flag of France.svg Édouard Mortier
Flag of France.svg Joachim Murat
Flag of France.svg Michel Ney
Flag of France.svg Claude Victor-Perrin
Flag of France.svg Jean-de-Dieu Soult
Flag of France.svg Louis Gabriel Suchet

Flag of the United Kingdom.svg Arthur Wellesley

Flag of the United Kingdom.svg William Carr Beresford
Flag of the United Kingdom.svg John Moore
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Francisco Castaños
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Juan Martín Díez
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg José de Palafox y Melzi
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Gregorio García de la Cuesta
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Miguel Ricardo de Álava
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Joaquín Blake y Joyes
Flag Portugal (1707).svg Bernardino Freire
Flag Portugal (1707).svg Miguel Pereira Forjaz
Flag Portugal (1707).svg Carlos Frederico Lecor
Flag Portugal (1707).svg Francisco Silveira

Forces en présence
300 000 hommes (incluant tout le long de guerre) 212 000 hommes (sans inclure les milices)
Pertes
217 000 hommes (restant 83 000 hommes sous Soult et Suchet) 390 000 hommes (miliciens compris)
Guerre d’Espagne
Batailles
Insurrection espagnole (1808)

Dos de Mayo · Tolède · Bruc · Valdepeñas · Pont d'Alcolea · Port de Cadix · Olhão · Cabezón · Saragosse (1er) · Valence (1er) (es) · Medina del Rio Seco · Bailén · Évora (pt) · Roliça · Vimeiro

Convention de Cintra ‎

Campagne de Napoléon Ier en Espagne (1808-1809)
Durango · Valmaseda · Palo Hincado · Burgos (1re) · Rosas (ca) · Espinosa · Tudela · Bubierca · Somosierra · Saragosse (2e) · Sahagún · Molins de Rei · Gérone · Benavente · Castellón · Mansilla · Lugo · Astorga (1er) · La Corogne
Campagne du Portugal et du Nord de l'Espagne (1809)
Villafranca (1re) · Braga · Amarante · Lugo · Porto (1re) · Vigo · Grijó (en) · Porto (2de) · Puente de San Payo
Campagne de Castille et d'Andalousie (1809-1810)
Uclés · Yevenes (en) · Ciudad Real (es) · Medellín · Alcantara · Talavera · Almonacid · Baños · Tamames · Hostalrich · Ocaña · Alba de Tormes · Cadix
Campagne d'Aragon et de Catalogne (1809-1814)
Valls (1re) · Gérone · Alcañiz · María-Belchite · Mollet · Vich · Villafranca (2e) · Lérida · Tortose · Valls (2e) · Tarragone (1er) · Sagonte · Valence · Castalla (1er) · Castalla (2e) · Tarragone (2e)
Invasion du Portugal (1810-1811)
Astorga · Ciudad Rodrigo (1er) · Barquilla (en) · La Côa · Almeida (1er) · Trant · Buçaco · Torres Vedras · Pombal (en) · Redinha · Condeixa · Casal Novo (en) · Foz de Arouce (pt) · Sabugal · Fuentes de Oñoro · Almeida (2e)
Campagne de Castille (1811-1812)
1re Badajoz (02-1811) · Campo Maior (03-1811) (en) · 2e Badajoz (04-1811) · Fuentes de Oñoro (05-1811) · Albuera (05-1811) · Usagre (05-1811) (en) · El Boden (09-1811) (en) · Arroyomolinos (10-1811) · Siège de Tarifa (12-1811) (en) · Navas de Membrillo (12-1811) · L'Orbigo (1812) · Almagro (01-1812) · 2e Ciudad Rodrigo (01-1812) · 3e Badajoz (03-1812) · Villagarcia (04-1812) · Almaraz (05-1812) (en) · Maguilla (06-1812) (en) · Arapiles (07-1812) · Garcia Hernandez (07-1812) (en) · Majadahonda (08-1812) · Retiro (08-1812) · Burgos (09-1812) · Villodrigo (10-1812) · Venta del Pozo (10-1812) (en)
Campagne de Vitoria et des Pyrénées (1813-1814)

Vitoria · Saint-Sébastien (1er) · Pyrénées · Sorauren · Buenza · Saint-Sébastien (2e) · San Marcial · Bidassoa · Pampelune · Nivelle · Nive

Traité de Valençay

Garris · Orthez · Bayonne · Toulouse

La guerre d'indépendance espagnole est une guerre qui opposa la France et l'Espagne à partir de 1808. Ce conflit porte différents noms selon les pays : campagne d’Espagne pour les Français, ou encore guerre d’Espagne (à ne pas confondre avec d’autres conflits désignés aussi sous le même terme), guerre d’indépendance pour les espagnols, guerre péninsulaire pour les portugais et les anglophones, guerre du français pour les catalans.

La guerre commence en 1808 lorsque Madrid se souleva contre l’armée française stationnée dans la capitale espagnole. L’insurrection se généralise à tout le pays après que Napoléon obtient l’abdication du roi d’Espagne au profit du frère de l’empereur, Joseph. L’armée française se heurta à une guérilla, puis à l’armée britannique, venue aider le Portugal. Débordés, les soldats de l’empereur durent refluer en deçà des Pyrénées en 1813. L’invasion de la France par les espagnols, britanniques, et portugais commandés par Wellington, devenait imminente.

Origines[modifier | modifier le code]

La défense du parc d'artillerie de Montéléon par Joaquín Sorolla y Bastida.

L’Espagne était, après le traité de San Ildefonso signé par le prince Manuel Godoy en 1796, une fidèle alliée de la France et c’est avec elle qu’elle subit la terrible défaite de Trafalgar en 1805. La perte de toutes communications avec ses colonies d’outre-mer lui fit rechercher des compensations territoriales sur le royaume voisin du Portugal, ceci avec le soutien de Napoléon. En effet, la monarchie portugaise était un fidèle allié du Royaume-Uni et refusait de fermer ses ports aux navires anglais. Ce fut la guerre dite des oranges qui se conclut le 6 juin 1801 par le Traité de Badajoz (1801). En 1807, le Portugal refusant d'appliquer le Blocus continental, Napoléon décida d'envoyer ses troupes dans la péninsule, officiellement pour envahir le Portugal qui représentait une faille notable dans son dispositif. Avec le Traité de Fontainebleau signé avec Charles IV, il obtint l'autorisation pour ses troupes, commandées par le général français Jean-Andoche Junot, de traverser l'Espagne pour châtier les portugais. Ainsi débute la première tentative d'invasion du Portugal (18 octobre 1807).

Napoléon commença alors à se mêler des affaires espagnoles. Sous prétexte d’envoyer des renforts à Junot, il fit entrer en Espagne une armée commandée par Murat comme l'y autorisait le traité de Fontainebleau.

El Tres de Mayo par Francisco Goya

À ce moment, un coup d’État dirigé en sous-main par l’infant Ferdinand, renversa le roi Charles IV. Ferdinand, devenu Ferdinand VII, prit le pouvoir. Le roi déchu en appela à l’arbitrage de Napoléon. Celui-ci convoqua le père et le fils à la conférence de Bayonne (avril-mai 1808). Voyant l’état de décrépitude de la monarchie espagnole, l’empereur tenta de profiter de la situation pour mettre la main sur l’Espagne. Ses conseillers le poussaient : le ministre Champagny écrivait par exemple : « il est nécessaire qu’une main ferme vienne rétablir l’ordre dans son administration [celle de l’Espagne] et prévienne la ruine vers laquelle elle [l’Espagne] marche à grands pas »[1]. Habitué à sa popularité et à la docilité de l’Italie et des Polonais, Napoléon crut bien sincèrement que les afrancesados (les partisans des Français) constituaient la majorité des espagnols ; il se trompa grandement[2].

À Madrid, des rumeurs affirmaient que la famille royale espagnole était retenue en otage par Napoléon à Bayonne. Le 2 mai 1808, appréhendant l’enlèvement de l’infant de la famille royale par la France, la population madrilène se souleva contre les troupes françaises, au moment même où Ferdinand et Charles se disputaient le trône d'Espagne devant l'Empereur. La rébellion fut écrasée dans le sang par Murat. Le célèbre tableau de Goya, Tres de mayo, rappelle les fusillades nées de cette répression. Napoléon crut pouvoir poursuivre son objectif : il força les deux souverains à abdiquer puis offrit la couronne vacante à son frère Joseph. C’était une grave erreur d’appréciation. L’Empire s’engageait dans une guerre contre toute la péninsule qui allait miner ses forces pendant près de six ans.

Descriptif des opérations[modifier | modifier le code]

Cruelle guérilla[modifier | modifier le code]

La reddition de Bailén par José Casado del Alisal.

Le guet-apens de Bayonne déclencha l’embrasement de l’Espagne. Malgré sa rapide répression, le soulèvement de Madrid inspira d’autres villes du pays : Carthagène, León, Santiago, Séville, Lérida et Saragosse. L’armée française était partout attaquée. Le 18 juillet 1808, le général Pierre Dupont de l'Étang et ses 20 000 hommes furent vaincus près de la petite ville andalouse de Bailén. Ce fut la première défaite retentissante de l’armée impériale en Europe continentale. En soi la défaite ne rendait pas la situation militaire des Français catastrophique mais elle eut un énorme impact psychologique pour leurs ennemis : les soldats de Napoléon pouvaient être battus.

Joseph, roi d'Espagne.

Deux jours plus tard, malgré cet échec, Joseph Bonaparte, le nouveau roi d’Espagne, parvint à entrer à Madrid. Mais il ne put y rester longtemps. De son côté, le général Junot dut évacuer le Portugal face à l’offensive des Britanniques du futur duc de Wellington. La dégradation de la situation inquiétait Napoléon. L’empereur se rendit en personne en Espagne, à la tête de 80 000 soldats qu’il avait tirés d’Allemagne. Il ne resta que quelques mois (novembre 1808-janvier 1809) en Espagne mais son intervention assura la reprise en main des villes par les Français. Madrid, menacé d’un assaut, ouvrit ses portes au conquérant. Le 4 décembre 1808, dans une proclamation qu’il adressa aux habitants, il menaça de traiter l’Espagne en pays conquis, si elle persistait à ne pas reconnaître Joseph Napoléon pour roi[3]. À regret, les Madrilènes virent une nouvelle fois le frère de l’empereur s’installer au palais royal.

Malgré la brillante campagne napoléonienne et les réformes mises en place (abolition des droits féodaux et de l’Inquisition), le pays était loin d’être soumis. Le contrôle des campagnes restait difficile. Les prêtres espagnols appelaient leurs fidèles à la croisade contre les Français. Les difficultés de l’occupant résidaient surtout dans la particularité du combat : les espagnols pratiquaient la guérilla[4]. Si les Français remportaient régulièrement des victoires contre l’armée régulière espagnole et prenaient d’assaut les villes, ils peinaient contre les petits groupes de résistants embusqués qui les harcelaient. C'est aussi à cette époque (février 1809) que débuta la seconde tentative d'invasion française au Portugal commandée par le maréchal Soult. Elle se traduit par un nouvel échec français (mai 1809).

Guerre civile[modifier | modifier le code]

La guérilla réussit à provoquer l'enlisement du conflit. Les Français, qui avaient affaire à une hydre à mille têtes, ne manquaient pourtant pas de partisans, qu'on appelait afrancesados. Pour beaucoup imprégnés des idées des Lumières, ces derniers espéraient que l’occupation française mette à bas la féodalité et l’absolutisme espagnols. Cette guerre d’Espagne se doublait donc d’une guerre civile. Des atrocités - saccages, viols, profanations, agressions sadiques - furent commises par tous les camps.

Contre-attaque[modifier | modifier le code]

Malgré les problèmes rencontrés en Espagne, Napoléon décide de mettre en œuvre des moyens considérables pour venir à bout du Portugal (juillet 1810). Il confie cette mission au maréchal Massena. Celui-ci va devoir faire face à une coalition anglo-portugaise commandée par Wellington. Il va très vite se heurter à une politique de la terre brûlée terriblement efficace et venir buter contre les lignes de Torres Vedras construites dans le plus grand secret. Après avoir expulsé les Français du royaume portugais (mai 1811), Wellington peut envisager de poursuivre son offensive en Espagne. Ce seront les batailles de Fuentes de Oñoro ou encore celle de Ciudad Rodrigo qui permettront à Wellington d'avancer vers Madrid.

Constitution espagnole de 1812[modifier | modifier le code]

Allégorie de la constitution de 1812 par Francisco Goya.

Le 19 mars 1812, à Cadix, les Cortes adoptent la première Constitution espagnole. La Constitution a été appelée La Pepa, nommé pour avoir été promulguée le jour de Saint Joseph (étant Pepe un surnom de Joseph en espagnol). Cette constitution n'a pas toujours été appliquée. Elle fut abrogée et rétablie deux fois. Elle a cependant eu un rayonnement assez exceptionnel[réf. nécessaire]. Elle est en partie inspirée de la Constitution française de 1791 puisqu'elle opte pour un monocaméralisme et est aussi inspirée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Elle consacre d'importants droits de l'homme et notamment un suffrage universel masculin.

Cette Constitution a été appliquée à Naples et à Turin et a largement influencé la Russie, dans la mesure où cette constitution s'appliquait aux Indes, alors colonies espagnoles[réf. nécessaire]. La Constitution de Cadix a eu une influence non négligeable puisque certaines de ses dispositions se retrouvent dans la Constitution espagnole actuelle.

Conflit international[modifier | modifier le code]

Reis à l'effigie d'Emmanuel II et célébrant le centenaire de la Guerre péninsulaire, 1910.

La campagne de Russie obligea l’empereur à dégarnir de troupes l’Espagne. Wellington en profita et pénétra à Madrid le 11 août 1812, les troupes britanniques, espagnoles et portugaises ayant battu les troupes françaises lors de la bataille de Salamanque, le 22 juillet. Le 3 novembre, Joseph put retourner dans la capitale espagnole. Mais ce n’était que le dernier sursaut.

En quelques semaines, de mai à juillet 1813, Joseph et l’armée française reculèrent jusqu’aux Pyrénées. Napoléon comprit sa défaite et accepta, par le traité de Valençay, le retour de l’ancien roi d’Espagne, Ferdinand VII, dans son royaume. Début 1814, la Catalogne était reconquise par les espagnols. La guerre d’Espagne s’achevait, mais à l’inverse débutait pour les Hispano-Britanniques la campagne de France qui allait amener la chute de Napoléon.

Liste des batailles et combats[modifier | modifier le code]

1808[modifier | modifier le code]

La bataille de Tudela par January Suchodolskia.

1809[modifier | modifier le code]

Charge polonaise à la bataille de Somosierra par Janvier Suchodolski.

1810[modifier | modifier le code]

Arthur Wellesley de Wellington par Francisco Goya.

1811[modifier | modifier le code]

1812[modifier | modifier le code]

1813[modifier | modifier le code]

Nicolas Jean-de-Dieu Soult

1814[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Scène de la guerre d'Espagne (après 1808). Francisco de Goya.

Napoléon l’avoua à Sainte-Hélène : « cette malheureuse guerre d’Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France ». On estime que le conflit retint 300 000 soldats français. L’Espagne fut un piège et un boulet pour la politique expansionniste de l’empereur. Les espagnols gardent un fier souvenir de cette guerre. Unis malgré leur divergences, ils ont réussi à repousser l'armée française. Grande animatrice de la résistance, l’Église catholique retrouva une nouvelle vigueur. Toutefois à la sortie de la guerre, le pays était dévasté. Il rata d’ailleurs le virage de la modernisation agricole et industrielle au XIXe siècle.

Autre point négatif du côté espagnol, les colonies d’Amérique profitèrent de la guerre pour s’émanciper de la métropole. Enfin, alors que le retour de Ferdinand VII en 1813 nourrissait beaucoup d’espoirs chez ses sujets, son règne ne permit pas de résoudre la crise politique. Le front commun né de la lutte contre Napoléon se brisa. L’Espagne retrouva ses divisions entre libéraux et ultra-conservateurs. Les espagnols, qui luttaient dans l’espoir de rétablir leur roi sur le trône, finirent par se révolter contre ce même roi en 1820.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Il faut qu’un prince ami de la France règne en Espagne ; c’est l’ouvrage de Louis XIV qu‘il faut recommencer. Ce que la politique conseille, la justice l’autorise ! »
  2. Mullié affirme que « cette nation fière, qui était comme assoupie depuis assez longtemps, indignée de ce que des étrangers se permettaient de régler ses destinées, de changer la dynastie de ses rois sans la consulter, oubliant l’extrême faiblesse de ses moyens, jura l’extermination de tous les Français ; toutes les classes, tous les sexes, les prêtres, les moines, les religieuses, les mendiants feront tout ce qui dépendra d’eux pour repousser les armées du conquérant usurpateur de leurs droits. Les espagnols se battent rarement en bataille rangée, mais ils parviendront à lasser, à détruire leurs ennemis par une guerre d’embuscade, de partisans, d’assassins. Pour atteindre ce but, le poignard, le poison, tous les genres de destruction, de vengeance, leur sembleront légitimes ; le sol de la péninsule deviendra pour les Français un véritable cimetière, où ils trouveront la mort sans profit et sans gloire »
  3. « Je mettrai alors la couronne d’Espagne sur ma tête, et je saurai la faire respecter des méchants : car Dieu m’a donné la force et le caractère pour surmonter tous les obstacles. »
  4. L’historien Jean-René Aymes considère d’ailleurs cette guerre d’Espagne comme la première guerre de guérilla de l’histoire. Une thèse tout à fait contestable dans la mesure où la guérilla est la conséquence logique d'une guerre asymétrique. Sans porter officiellement le nom de « guérilla », le harcèlement des troupes britanniques par celles de Du Guesclin durant la guerre de Cent Ans en ont, par exemple, toutes les caractéristiques

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Guerre d’Espagne (1808-1814).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-René Aymes, L’Espagne contre Napoléon. La guerre d’indépendance espagnole 1808-1814, Paris, Nouveau Monde éditions, fondation Napoléon, 2003.
  • Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • W.F.P. Napier, Histoire de la Guerre de la Péninsule 1807-1814, Volume 1, relié, carte en couleur hors texte, Éditions Champ Libre, Paris, 1983. Traduit de l'anglais par le général Mathieu Dumas.

Autres lectures[modifier | modifier le code]

  • (nl) J.A. De Moor et H.Ph. Vogel, Duizend miljoen Maal vervloekt land. De Hollandse brigade in Spanje 1808-1813, Amsterdam, Meulenhoff,‎ 1991 (ISBN 90 290 2973 0)
  • Imbach, Jean-Philippe, Le Duc de Fer: L'armée anglaise en Espagne, revue Vae Victis no.29, nov.-déc. 1999
  • Juhel, Pierre, Baylen, 1808: l’armée impériale prise dans le bourbier espagnol, Les Grandes Batailles de l’histoire no.28, Socomer Éditions, 1994.
  • Marcel, Nicolas capitaine, Campagnes en Espagne et au Portugal: 1808-1814, Éditions du Grenadier, 2001, ISBN 2-914576-01-3
  • Mistler, Jean et autres, D'Austerlitz à Madrid, Napoléon Tome 7, Éditions Rencontre Lausanne, 1969.
  • Palluel-Guillard, André et autres, La capitulation de Madrid, La revue Napoléon no.36, novembre 2008.
  • Pigeard, A. et autres, 1808-1809 Napoléon en Espagne: Tudela - Somosierra - La Corogne, revue Gloire et Empire n° 19, juillet-août 2008
  • Pigeard, Alain, La guerre d'Espagne et du Portugal 1807-1814, (1re partie:1807-1809), Tradition Magazine HS n° 16, 2001.
  • Reynaud, Jean-Louis, Contre-guerilla en Espagne (1808-1814): Suchet pacifie l'Aragon, Éd. Économica, 1992 ISBN 2-7178-2286-0
  • Tranie, J. & Carmigniani, J.-C., Napoléon et la campagne d'Espagne (1807-1814), Éd. Copernic, 1978.
  • (es) Pérez-Reverte, Arturo, El húsar, Éd. Alfaguara, 1986.

Filmographie[modifier | modifier le code]