Guerre amérindienne du Nord-Ouest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guerre amérindienne du Nord-Ouest
Le Traité de Greenville mit fin au conflit.
Le Traité de Greenville mit fin au conflit.
Informations générales
Date 17851795
Lieu Territoire du Nord-Ouest
Issue Victoire des États-Unis
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis Mississaugas
Menominee
Shawnees
Lenapes
Miamis
Kickapous
Kaskaskia
Chickamaugas
Creeks
Drapeau du Royaume-Uni Province de Québec
Commandants
George Washington
Josiah Harmar
Arthur St. Clair
Anthony Wayne
Blue Jacket
Little Turtle
Buckongahelas
Egushawa
Forces en présence
Armée américaine
4 000 hommes
Miliciens
Armée britannique
2 000 Amérindiens
Pertes
1 221 morts
458 blessés
1 000 morts
 ? blessés

La guerre amérindienne du Nord-Ouest (1785–1795), également connue sous le nom de guerre de Little Turtle, est une guerre qui opposa les États-Unis et une confédération de plusieurs nations amérindiennes pour le contrôle du Territoire du Nord-Ouest. Elle fait suite à plusieurs siècles de conflits sur ce territoire, entre les tribus amérindiennes tout d'abord, puis entre les puissances européennes : France, Grande-Bretagne et leurs colonies.

Selon les termes du Traité de Paris qui mit fin à la guerre d'indépendance des États-Unis, la Grande-Bretagne cédait aux États-Unis le contrôle du Territoire du Nord-Ouest qui était alors occupé par de nombreuses tribus amérindiennes. Cependant, en dépit du traité, la Grande-Bretagne maintint dans ces territoires ses fortifications et sa politique car la couronne britannique avait soutenu les Amérindiens face aux dirigeants des États-Unis. Commandée par le président George Washington, l'armée américaine fut envoyée pour imposer la souveraineté américaine sur ce territoire et pour arrêter les hostilités entre les Amérindiens et les colons. Cette armée, majoritairement composée de recrues non formées soutenues par des miliciens également non formés, subit beaucoup plus de défaites que leurs adversaires amérindiens ; les plus emblématiques sont celles de la campagne du Général Harmar (en) en 1790 et celle du Général St Clair en 1791. Environ 1 000 soldats et miliciens américains furent tués lors de ces combats.

Après la défaite de St Clair, Washington confia au Général Anthony Wayne la mission d'organiser et de former une force de combat appropriée. Wayne prit les commandes de la nouvelle force armée américaine vers la fin de 1793 et mena ses hommes à une victoire décisive à la bataille de Fallen Timbers en 1794. Les tribus amérindiennes défaites furent contraintes de céder une grande partie du territoire du Nord-Ouest, y compris une grande partie de l'Ohio, suite au Traité de Greenville en 1795.

Cause de la guerre[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Sept Ans en Amérique, les nations amérindiennes avaient soutenu la France pour empêcher la prise du territoire du Nord-Ouest par les colons anglais. Après cette guerre, Pontiac continua la guerre avec les Britanniques et les colons anglais pour empêcher la prise du territoire. C'est alors que les Britanniques réservèrent le territoire pour les Amérindiens lors de la proclamation royale de 1763. Mais par la suite, les colons anglais continuèrent à traverser le territoire. Puis la couronne britannique céda le territoire aux Canadiens dans l'Acte de Québec en 1774 au grand mécontentement des colons.

Les Chickamaugas, une faction des Cherokees, et les Shawnees étaient déjà en guerre contre les colons anglais qu'ils appelaient les longs couteaux, guerre qui avait commencé en 1776. Cette guerre fusionna avec les guerres amérindiennes du Nord-Ouest.

Pendant la Révolution américaine, quatre des six nations Iroquoises s'étaient rangées du côté des Anglais : les Mohawks, Onondagas, Cayugas et les Tuscaroras qui ont combattu avec les Britanniques aux batailles d'Oriskany, du Wyoming en Pennsylvanie et de Saratoga. Par ailleurs, elles sont impliquées dans le massacre de Cherry Valley, ont réalisé plusieurs incursions dans toute la vallée de la Mohawk à New York, et participé à de nombreux conflits aux frontières des États de New York et de la Pennsylvanie. En 1779, le général George Washington décida d'agir contre les Iroquois.

Les Anglais sont restés en possession de leurs forts dans les Grands Lacs, par lesquels ils ont continué à fournir à leurs alliés amérindiens les articles commerciaux et les armes en échange des fourrures. Certains dans le gouvernement britannique ont souhaité maintenir un territoire amérindien neutre entre le Canada et les États-Unis, mais sont convenus que le retrait immédiat n'était pas possible sans faire éclater une nouvelle guerre amérindienne[1].

La présence britannique prolongée ne s'est pas formellement terminée jusqu'à leur retrait des forts dans la région des Grand Lacs conformément au traité de Jay négocié en 1794. Mais elle continua officieusement après jusqu'à la guerre de 1812. Par la vente publique des ses terres du côté occidental, le Congrès continental cherchait à stabiliser le dollar et payer une partie de sa dette de guerre. L'ordonnance de 1785 a donné l'appui aux spéculateurs, aux arpenteurs, et aux colons, les terres qu'ils cherchaient à gagner aux dépens des Amérindiens. Pour acquérir la majeure partie de la partie orientale du pays de l'Ohio, le congrès était en pourparlers au traité de fort McIntosh en 1785 avec plusieurs tribus amérindiennes. Les colons du Connecticut arrivaient déjà en masse dans la réserve occidentale, qui avait été mis de côté pour certaines des nations amérindiennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Old Northwest in the American Revolution, Madison, Wisconsin, The State Historical Society of Wisconsin,‎ 1977 (ISBN 0-87020-164-6), p. 318

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :