Guenzet

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Guenzet
Noms
Nom algérien قنزات
Nom kabyle Genzet
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie (Algérie)
Wilaya Sétif
Daïra Guenzet
Président de l'APC Bachir SADOUN [1]
2007-2012
Code postal 19026
Code ONS 1941
Démographie
Population 3 541 hab. (2008[2])
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 19′ 00″ N 4° 50′ 00″ E / 36.316667, 4.833333 ()36° 19′ 00″ Nord 4° 50′ 00″ Est / 36.316667, 4.833333 ()  
Superficie 147 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Sétif.
Localisation de la commune dans la wilaya de Sétif.

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Guenzet

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Guenzet

Guenzet (en Kabyle : Genzet) est le chef-lieu de daïra et de commune qui regroupe aussi la commune de Harbil, au nord-ouest de la Wilaya de Sétif en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située au nord ouest de Sétif dans la chaîne des Babors et entourée des communes de Harbil, Ain legradj et des communes de la wilaya de Bordj Bou Arreridj (BBA).

Sur les 39 villages qui composent la daira de Guenzet, certains sont traversés par la route nationale, en particulier: Tizi Medjbar Timenkache, Taourirt Yacoub, Guenzet; d'autres sont desservis par des chemins rarement bitumés dont: Ighil lekhmiss, Taourirt thamelalt, Chréa, Foumlal, Aourir Ouelmi, Ighil Hammouche, Ighoudane,Bouadheltsen, Thamast, Aghda n'Salah, Ith Karri, Imesbahen, Thigherth, Sidi l'Djoudi, Issoumar, sans oublier le village de ighdem, qui a été complètement détruit par l'armée coloniale en 1959, expulse l'ensemble des habitants...

Population[modifier | modifier le code]

Sa population est estimée à environ 3 541 habitants sur une superficie de 147 km2. La région est d'expression Kabyle.

Histoire[modifier | modifier le code]

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La région fait partie de la confédération des Ith Yâala (en kabyle: Ath yeɛla) du nom du fondateur qui a occupé cette région avec les siens, fuyant sa Kalâa du fait de l’insécurité vers 1061[réf. nécessaire]. A l’instar de plusieurs régions d’Algérie, elle est considérée comme l’un des bastions des révoltes. Elle a été une place forte du mouvement national en s’engageant, au début de la révolution du 1er novembre 1954, dans la lutte armée. On cite trois batailles significatives : celles de Sidi m’Hand Ouyahia en 1955, de Adrar n’Thilla (ou opération Dufour) en 1956 et celle du « grand ratissage » en 1958. En 1959, le village de ighdem composé d'un hameau 35 maisons, complètement détruit par l'armée française et l'ensemble des habitants sont expulsés, vers le chef lieu de la daïra de guenzet. Cet événement est emblématique des crimes commis dans cette région par les français. Cette région montagneuse fut le creuset du djihad et du militantisme. Dans cette région d’où émergèrent de nombreux “oulémas”, forgés sans doute au cœur de cette école “Oukari” édifiée il y a déjà quatre siècles par Cheikh Mohand Okari (chikh Akli Okari l'avait rénovée dans les années 70 du 20eme siècle), les Beni Yala furent alors et aussi ce berceau de l’islamité que consolidèrent Cheikh Abdelhamid Benbadis et son école à constantine d'où sortirent les éminents Cheikh El-Fodhil El-Ourtilani de ith ourthirane, Cheikh El-Hachemi Belmouloud de guenzet, cheikh Haneche Said de Issoumar ou Cheikh Saïd Salhi pour ne citer que ceux-là, sans oublier cheikh Sidi El-Djoudi du village qui porte son nom. Guenzet Ath Yala, c’est aussi l’exemple vivant d’une contribution sans faille au mouvement national, depuis Arezki Kehal au Cheikh Youssef Yalaoui et tous ces martyrs qui se sacrifièrent alors pour Dieu et la patrie, leurs noms sont encore gravés dans les mémoires de tous ceux-là, frères de combat qui ont rejoint les maquis de l’Algérie, pour contribuer à la glorieuse Révolution de Novembre.

Politique[modifier | modifier le code]

Guenzet est une commune assez acquise au mouvement kabyle. Le maire actuel de la commune, Bachir SADOUNE , est sans étiquette (apparenté divers droite). Il y a une majorité au conseil municipal.

Économie[modifier | modifier le code]

Bien qu'ayant été autrefois prospère, grâce à l'agriculture et l'élevage, la région est aujourd'hui l'une des plus pauvres de Kabylie. Le relief accidenté et la rudesse du climat (étés torrides, hivers rigoureux), ont en effet freiné le développement depuis la fin des années 1960.

Les principales activités sont l’arboriculture de montagne (olivier, figuier, chêne vert), le petit commerce de détail, Guenzet étant à la frontière entre la Kabylie et le monde arabe, beaucoup d'arabophones des régions limitrophes viennent s'y apprivoiser, notamment en matériel mécanique léger, ainsi que le tourisme, principalement soutenu par la diaspora originaire de la région. Le niveau de vie s'est un peu amélioré ces dernières années.

Culture[modifier | modifier le code]

Guenzet est l'agglomération kabyle la plus au sud de la Kabylie orientale, à la frontière avec les régions arabophones. C'est de ce fait un point de rencontre, aussi bien commerciale que humain, avec les population arabophones de Sétif. Le Lycée de Guenzet accueille d'ailleurs nombre d'élèves arabophones.

Les guenzetiens parlent avec un accent particulier de la langue kabyle, celui de Bougaa.

Références[modifier | modifier le code]

  1. F. T., « Bachir SADOUNE, président de l’APC de Guenzet (Sétif) : « Priorité à l’écotourisme » », El Watan, no 5395,‎ 3 août 2008, p. 17 (ISSN 1111-0333).
  2. « Wilaya de Sétif : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaïd Mouloud: «Les Béni Yala» (Office des publications universitaires OPU-01/90. 180 pages)
  • LAHMAR Rachid: «La monographie des Béni Yala» (ANEP/Rouiba-Alger,2004; 189 pages.Voir en particulier les pages de 148 à 189)