Guantanamera

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Guantanamera (qui signifie « de Guantánamo », au féminin), ou Guajira Guantanamera, est une guajira, une chanson lente cubaine, composée en 1928 (ou 1929) par José Fernández Díaz, dit Joseíto Fernández. Considérée comme la chanson cubaine la plus connue, elle fait aussi partie des chansons les plus reprises dans le monde. Elle est également utilisée comme l'équivalent d'un symbole national.

Son auteur[modifier | modifier le code]

Bien que la paternité de l'œuvre ait été revendiquée par Joseíto Fernández, qui la diffusait régulièrement dans l'émission radiophonique qu'il dirigeait, certains chercheurs[Qui ?] ont mis sa parole en doute, en arguant du fait que la structure musicale était celle d'un air populaire venu d'Andalousie, et connu à Cuba dès les années 1700, que Fernández n'aurait fait que s'attribuer.

La guajira, populaire chez les « guajiros » (paysans cubains), est une danse campagnarde entraînante, bien rythmée en alternance de 3-4 et 6-8, dont la première partie est en mode mineur, la seconde en mode majeur. La conclusion se fait toujours sur la dominante du ton dans lequel elle a été composée. Le texte (« la letra ») évoque presque toujours une nature idéalisée, des thèmes bucoliques sans doute éloignés de la dure réalité. Ainsi commence une des versions de la Guajira Guantanamera (et sa parenté avec les premières strophes du poème éponyme écrit par le célèbre poète-philanthrope cubain José Marti dans son recueil Versos sencillos paru en 1895 est assez frappante…) :

Je suis un homme sincère,
Du pays où pousse le palmier,
Et avant de mourir, je veux,
Verser mon chant hors de mon âme,
Guantanamera, guajira Guantanamera (bis)

Mes vers sont d'un vert si clair,
Et d'un carmin si brûlant,
Mes vers sont comme un cerf blessé
Qui cherche refuge dans les bois

Refrain

Je cultive une rose blanche
En Juillet comme en Janvier,
Pour tout ami sincère
Qui me donne sa main franchement

Refrain

Des pauvres de la terre,
Je veux partager le sort.
Le ruisseau de la montagne
Me plait plus que l'océan.

Refrain

Une autre controverse existe sur le rôle du pianiste Herminio El Diablo García Wilson qui aurait composé la musique de Guantanamera autour de 1929. On raconte qu'il faisait de la musique avec ses amis, lorsqu'il vit passer une belle femme venant de Guantanamo. Il lui aurait lancé un piropo (déclamation enthousiaste et poétique sur les charmes de la passante, très utilisée dans les pays hispaniques…), qui fut la base de la chanson. Selon certains, El Diablo devrait être clairement déclaré auteur. Les héritiers de García ont mené une action en justice quelques dizaines d'années plus tard, mais la Cour Suprême cubaine a considéré en 1993 que Joseíto Fernández était le seul auteur. Quoi qu'il en soit, on peut considérer que Joseíto Fernández en a été le principal diffuseur grâce à son émission.

Les versions[modifier | modifier le code]

  • Il existe différentes versions de la chanson, la musique s'adaptant facilement à des paroles différentes.
  • Il existe ainsi (mais ce n'est qu'un exemple) une version enregistrée de Guillermo Portabales dont les paroles diffèrent de la version classique, mais également d'autres versions d'inspirations diverses, comiques ou critiques, qui n'ont généralement plus que le refrain de commun.

Historique des différentes versions[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]