Guînes
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| Guînes | |
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Place des Tilleuls. Au fond : la Tour de l'Horloge au sommet de la motte féodale. |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Pas-de-Calais |
| Arrondissement | Arrondissement de Calais |
| Canton | Canton de Guînes (chef-lieu) |
| Code commune | 62397 |
| Code postal | 62340 |
| Maire Mandat en cours |
Marc Médine 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Trois Pays |
| Démographie | |
| Population | 5 501 hab. (2009) |
| Densité | 208 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 166 m |
| Superficie | 26,42 km2 |
Guînes (Giezene en flamand) est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont les Guinois.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Guînes est relié à Calais par le canal de Guînes creusé en 1669, muni de 2 chemins de halage, dont l'un, celui de la rive droite menant de Guînes à la Tournée d’Ardres sera mal entretenu et peu à peu occupé par des riverains. L'autre dit "la Digue" devient le seul utilisé. Le 10 janvier 1849, une adjudication lance les travaux d'élargissement de ce canal de Guînes[1].
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Logements
En 2008, Guînes compte 2031 logements, dont 1898 résidences principales. Le taux de logements sociaux est de 14,5 %[2].
[modifier] Envionnement
La commune abrite un riche patrimoine naturel et aquatique grâce au marais de Guînes, qui a en 2010 fait l'objet d'une étude concernant la valeur des services rendus par le marais et la biodiversité qu'il abrite[3].
[modifier] Histoire
Guînes a été la capitale d'un comté.
[modifier] Toponymie
[modifier] Préhistoire
[modifier] Antiquité
L'ancien village fut situé sur le trait de côte lors de la transgression marine dite de « Dunkerke II » qui a immergé le bas pays des moëres puis toutes les terres des Flandres maritimes françaises et belges, repoussant les populations qui occupaient ces terres ou y produisaient du sel vers les collines périphériques.
[modifier] Moyen Âge
La ville de Guînes fut la capitale d'un comté qui n'a pas été sans renom dans l'histoire. Un rôle particulier est sans doute lié à sa position géographique stratégique, sur la déclivité du plateau qui sépare le Boulonnais du Calaisis, au bord de la plaine marécageuse, aujourd'hui parfaitement assainie, qui s'étend jusqu'au rivage de la mer.
Les origines de la ville de Guînes se perdent dans le Haut Moyen Âge. Après la colonisation romaine, puis la retraite des Romains et d'une partie des Gaulois romanisés face la poussée des grandes invasions barbares, le territoire de Guînes devint, selon la légende - car nous ne possédons aucun document précis sur cette époque - la propriété d'Aigneric, maire du palais de Théodebert II, roi des Burgondes.
Lorsque Sifrid le Danois et ses Normands peut-être débarqués à Pitgam vinrent s'emparer, en 928, de l'endroit où s'élève aujourd'hui Guïnes, ce n'était probablement qu'une bourgade sans défense. On pense qu'il y fit élever une motte qu'il entoura de haies vives et ceinte d'un double fossé pour s'y mettre à l'abri en cas d'attaque (cette motte existe encore aujourd'hui). C'est là l'origine du château fort de Guînes...
Selon les historiens anciens de cette période comte de Flandre, Arnoul le Vieux, aurait renoncé à contre-attaquer ; et aurait « livreé » au pirate normand sa fille Elstrude en mariage ; il investit Sifrid le Danois comte de Guînes, ce qui en faisait aussi un vassal du comte de Flandre.
Sous les successeurs de Sifrid, Guînes et ses environs acquirent une importance considérable. Dès le commencement du XIe siècle, le comte Manassès fonda dans les faubourgs de sa capitale, une abbaye de femmes de l'ordre de Saint-Benoît. Ce monastère fut placé sous le patronage de Saint Léonard.
À cette époque, la ville de Guînes renfermait à l'intérieur de ses murailles trois paroisses, dont les églises étaient consacrées à Saint Bertin, Saint Pierre et Saint Médard. À l'extérieur, des remparts existaient également, outre l'abbaye de Saint-Léonard, l'église de Saint-Blaise du hameau de Melleke, et la léproserie de Saint-Quentin dans le hameau de Spelleke (au Tournepuits).
À la fin du XIe siècle, Baudoin II fit construire en pierre de taille, sur le vieux donjon de Sifrid, un palais de forme circulaire auquel il donna une très grande élévation. En outre, il fit clore la ville de Guînes d'un mur de pierre, avec des tours de défense à chaque porte.
Cinq ans après la prise de Calais, le 22 janvier 1352[4], le château de Guînes fut livré par trahison aux Anglais, et en 1360, le traité de Brétigny abandonna complètement au roi d'Angleterre la ville et son comté.
[modifier] Époque moderne
En juin 1520 se tient entre Ardres et Guînes le Camp du Drap d'Or. Le roi de France François Ier y rencontre le roi d'Angleterre Henri VIII. Guînes est alors anglaise, comme Calais. Cette dernière est reprise en 1558. Puis le XVe siècle est marqué dans la région par une guerre franco-espagnole. Il faut attendre le traité d'Utrecht en 1713 pour que la frontière du Nord soit fixée.
[modifier] Époque contemporaine
Le département du Pas-de-Calais est créé en 1790. La ligne de train Paris - Cassel - Dunkerque est crée en 1848. Les estaminets se multiplient au XIXe siècle.
Guînes est à proximité des combats durant la Première Guerre mondiale. Elle est occupée durant la seconde Guerre mondiale.
[modifier] Héraldique
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Les armes de la ville se blasonnent ainsi : vairé d’or et d’azur au chef aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys aussi d’or
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[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1957 | 1965 | Robert Lemaire | PS | Enseignant |
| mars 1965 | 1983 | Michel Chevalier | sans | Industriel |
| mars 1983 | 1995 | Paul Warnault | sans | Enseignant |
| mars 1995 | 2007 | Hervé Poher | PS | Conseiller général, médecin |
| octobre 2007 | Marc Médine | PS | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Guînes depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Guînes compte 5 302 habitants (soit une augmentation de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 853e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 794e en 1999.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 12,7 %) ;
- 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 20,3 %).
[modifier] Économie
[modifier] Vie locale
[modifier] Lieux et monuments
- Abbaye Saint-Léonard de Guînes, moniales, diocèse de Thérouanne puis de Boulogne-sur-Mer (Guînes, Pas-de-Calais)
[modifier] Monuments historiques
La colonne Blanchard, dans la forêt domaniale (cad. C 25) : inscription par arrêté du 19 avril 1972[11]
La colonne s'élève à l'endroit ou se sont posés les premiers hommes ayant traversé la Manche par la voie des airs le 7 janvier 1785.
Elle est nommée d'après Jean-Pierre Blanchard.
[modifier] Monuments civils
Le Château de la Bien-Assise, bâti au début du XIXe siècle.
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la mairie de Guînes
- Guînes sur le site de l'Institut géographique national
- L'âge du bronze au marais de guine (- 12 000, source 1985),
[modifier] Notes et références
- Éphémérides du Calaisis. Le Patriote
- Résultat de la population 2008, Guînes, Insee, consulté le 9 janvier 2012
- Exemple français avec le Marais de Guînes ; Etude Agence de l'eau Nord/Picardie/ECOWHAT – Étude de cas, Guînes, avril 2010
- Chroniques de J. Froissart: 1346-1356 (Depuis le siège de Calais jusqu'à la prise de Breteuil et aux préliminaires de la bataille de Poitiers), par Jean Froissart, Siméon Luce, Gaston Raynaud, Léon Mirot, Société de l'histoire de France Publié par Mme Ve. J. Renouard, 1873
- Notice communale de Guînes sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Guînes sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Guînes en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 16 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 16 août 2010
- Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture