Grue demoiselle

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Grus virgo

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Grue demoiselle

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Gruiformes
Famille Gruidae
Genre Grus

Nom binominal

Grus virgo
(Linnaeus, 1758)

Synonymes

Anthropoides virgo

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  III  de la CITES Annexe III , Rév. du 22/04/76

La Grue demoiselle ou Demoiselle de Numidie (Grus virgo, synonyme : Anthropoides virgo) est une espèce de grand échassier de la famille des Gruidae.

Description[modifier | modifier le code]

Parfois appelée Demoiselle de Numidie, la Grue demoiselle est plus petite que la Grue cendrée. Les joues, la gorge, la poitrine et la longue bavette pectorale sont noires, le reste du plumage est gris. Les ailes associent le gris et le noir. Le dessus de la tête gris surplombe le bec vert-olive et orange. Un touffe de longues plumes blanches pend en arrière de l'œil. Les longues pattes sont noires..

Voix[modifier | modifier le code]

La Grue demoiselle craque, glapit, trompette. Son cri, assez proche de celui de la grue cendrée, est très puissant et perceptible de fort loin. Porté par le vent, on peut l'entendre à deux kilomètres.

Habitat[modifier | modifier le code]

Grus virgo
Vol de grues demoiselles au printemps - Mongolie

La population européenne actuelle niche, pour sa plus grande part, dans des champs cultivés ou pâturés. Une végétation clairsemée et un faible niveau d'activité agricole sur les sites de nidification durant la période de reproduction sont des conditions sine qua non. De tels paysages sont nombreux dans le sud de l'Europe. Son aire de répartition est toutefois majoritairement asiatique.

Comportement[modifier | modifier le code]

La Grue demoiselle a des mœurs diurnes et elle est très sociable en dehors de la période de reproduction. Dès la fin de l'automne et en hiver, elle quitte son aire de nidification habituelle située en Asie Centrale et dans l'extrême est de l'Europe pour migrer en direction de l'Asie Méridionale et plus particulièrement en Inde.

Les grues volent cou et pattes tendus, et en vol migratoire souvent en grands groupes, et en formation (ligne, V), le groupe est alors guidé par un individu qui une fois fatigué prend place à l'arrière. Leur vol est lent et puissant, souvent quelques battements suivis d'un court vol plané. Les permutations sont assez fréquentes.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Grus virgo
Femelle couvant sur son nid

Elle a une maturité sexuelle assez tardive et ne se reproduit pas avant trois voire quatre ans. En avril-mai, elle construit un nid rudimentaire et peu volumineux à même le sol. En règle générale, les nids ne sont jamais distants de plus d'un kilomètre d'une rivière, d'un lac, d'un marais. Plutôt entre 200 et 500 mètres d'un point d'eau. La ponte est généralement de deux œufs. L'incubation est de 27 à 29 jours et est assurée par les deux parents à tour de rôle. La période de séjour au nid est d'environ 55 à 65 jours, ce qui peut paraître court pour des grues. À la fin de l'été, les jeunes prennent leur envol mais ils restent encore au sein de la cellule familiale.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Son alimentation est surtout d'origine végétale : graines et pousses de tout ordre qu'elle trouve dans les pâtures et les champs. Cependant, au printemps et en été, elle améliore considérablement son régime en consommant des insectes et des petits invertébrés : coléoptères, scarabées, papillons et fourmis.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Pour les Égyptiens, les grues allaient combattre, aux sources du Nil, les pygmées, 'sortes de petits hommes, dit Aristote, montés sur de petits chevaux, et qui habitent des cavernes'. D'après les Grecs, les grues se mettent un caillou dans la bec, lorsqu'elles traversent le mont Taurus, pour s'obliger à rester muettes, et éviter d'éveiller l'attention des aigles. La grue passe encore pour avoir dévoilé à Palamède plusieurs caractères de l'alphabet. Ce serait, dit-on en examinant les invariables dispositions du vol des grues, que ce judicieux observateur aurait imaginé les lettres V et Y ; d'où le nom d'oiseau de Palamède, donné en Grèce.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]

  • del Hoyo J., Elliott A. & Sargatal J. (1996) Handbook of the Birds of the World, Volume 3, Hoatzin to Auks. BirdLife International, Lynx Edicions, Barcelona, 821 p.