Groupes d'action révolutionnaire internationalistes

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Groupes d'action révolutionnaire internationalistes
GARI, Groupes Autonomes d’Intervention, GAI
Idéologie anarchiste,antifranquiste, Anti-impérialiste
Objectifs Chute du régime franquiste en Espagne
Statut Inactif
Fondation
Date de formation septembre 1973
Pays d'origine Drapeau de la France France
Actions
Mode opératoire Attentat à la bombe
Victimes (morts, blessés) 12 blessés[réf. nécessaire]
Zone d'opération Espagne, France, Belgique, Andorre
Période d'activité 1973-1975 et 1977
Organisation
Financement Hold-up
Groupe relié MIL, NAPAP, Organitzacio de Lluita Armada (OLLA), Comité Libertaire Anti-Répressif, Groupe d’Action Révolutionnaire Occasionnellement Terroriste (GAROT)

Les Groupes d'action révolutionnaires internationalistes (GARI) ont été actifs en France au cours de l'année 1974. Formés en solidarité à la suite de l'arrestation en Catalogne, en septembre 1973, de membres de l'ex MIL, les GARI menaient notamment des actions clandestines contre le franquisme pour obtenir la libération des membres de l'ex MIL et éviter que deux d'entre eux soient condamnés à mort. Moins qu'un groupe structuré, les GARI semblent avoir fonctionné comme une coordination de différents groupes (le terme coordination se retrouvant dans leurs tracts).

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Début janvier début de la Coordination qui va revendiquer avec des sigles différents (GAI, GARI) diverses séries d'actions.
  • 28 février 1974 : mitraillage de la voiture du chancelier d’Espagne à Toulouse.
  • 22 mars 1974 : attentats dans le sud de la France sur des routes reliant la France à l'Espagne. Plusieurs ponts sont endommagés. Les actions sont revendiquées GAI (Groupes Autonomes d'intervention).
  • 4 avril 1974 : un commando du GARI braque la banque Courtois de Montesquieu Volvestre près de Toulouse.
  • 3 mai 1974 : enlèvement à Paris du directeur de la Banque de Bilbao, Angel Baltasar Suarez (libéré le 22 mai), le même jour « El Banco Español de Crédito » à Bruxelles est braquée.
  • 22 mai 1974 : incendie de L'Est républicain par le « commando Puig Antich », une voiture piégée explose contre les locaux de la compagnie Iberia à Bruxelles, deux autres voitures sont désamorcées à Anvers et à Liège.
  • 5 juillet 1974 : une caisse d’épargne à Toulouse est attaquée.
  • 15 juillet 1974 : attentats à Andorre-la-Vieille contre la Viguerie épiscopale et la caisse d’épargne espagnole. Attentat contre la gare d’Austerlitz dans les toilettes du train Paris-lrun-Madrid à Paris. À Ille-sur-Têt et à Brialou Plusieurs lignes à haute tension reliant la France et l’Espagne sont plastiquées.
  • 17 juillet 1974 : attentats contre des véhicules du Tour de France à Saint-Lary-Soulan, plusieurs arbres sont abattus sur la route entre Barèges et le col du Tourmalet, 13 cars de pèlerins sont incendiés à Lourdes.
  • 25 juillet 1974 : attentat contre la Banque Populaire d’Espagne à Nîmes.
  • 28 juillet 1974 : attentat contre le consulat d’Espagne à Toulouse, 12 blessés. Une charge explosive détruit une partie de la consigne automatique de la gare d’Hendaye.
  • 29 juillet 1974 : attentats contre deux autocars de la SEAFEP à Paris, une autre charge est désamorcée, attentats aux voitures piégées contre les postes-frontières franco-espagnol du Perthus et de Bourg-Madame.
  • 30 juillet 1974 : fausses alertes à la bombe contre deux trains venant d’Hendaye.
  • 31 juillet 1974 : attentats contre deux bateaux de plaisance à La Grande-Motte, fausse alerte à la bombe dans le train Madrid-Paris.
  • 5 août 1974 : attentats aux voitures piégées contre la compagnie aérienne Iberia et deux succursales du Banco Espanol à Bruxelles.
  • Courant août Auto dissolution de la coordination GARI. Plus aucune action ne sera revendiquée par ce sigle.
  • 15 août 1974 : fausse alerte à la bombe dans la Grotte de Massabielle.
  • 3 septembre 1974 : braquage d'un Crédit lyonnais à Béziers.
  • 6 septembre 1974 : braquage de la BREC à Toulouse.
  • À partir de janvier 1975 en solidarité avec les membres des GARI incarcérés diverses actions sont menées. En dehors de l'information classique (créations de divers comités de soutien : tracts, affiches...) quelques actions spectaculaires vont être menées.
  • 5 janvier 1975 : Fumigène contre une exposition espagnole à Paris.
  • 8 janvier 1975 : attentat contre le Palais de Justice de Toulouse.
  • 16 janvier 1975 : attentat contre le palais de Justice de Paris.
  • ...

Suites judiciaires et politiques[modifier | modifier le code]

Un membre des GARI, Jean-Marc Rouillan (ex-militant du Mouvement ibérique de libération, MIL) participera à la création du groupe Action directe (AD, 1979-1987).

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les GARI (Groupes d'Action Révolutionnaires Internationalistes) - 1974, la solidarité en actes, Éditions CRAS, mars 2013.
  • Octavio Alberola, Ariane Gransac, Anarchistes contre Franco : action révolutionnaire internationale, 1961-1975, Albache, 2014.

Article connexe[modifier | modifier le code]