Groupe d'études sur la question du Tibet

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Le groupe d'études sur la question du Tibet ou groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale française a été créé le 27 juin 1990 par Jean-Michel Belorgey et Louis de Broissia. Il s’agit d’un groupe d'études à caractère international[1]. Ce groupe constitue l’un des plus importants de l’Assemblée nationale et comprend actuellement près de 200 députés membres[2]. En Europe, il fut l'un des premiers groupes parlementaires créé sur le problème du Tibet, avec ceux du Royaume-Uni[3] et de la Norvège fondés la même année[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Lors des troubles au Tibet en 1989, Jean-Paul Ribes écrit aux députés français et interpelle Bernard Kouchner, alors secrétaire d’État à l'Action humanitaire, qui publia un communiqué où la France exprimait son inquiétude. Treize parlementaires contacteront Jean-Paul Ribes et parviendront non sans difficulté à créer le Groupe d'études sur le problème du Tibet[5].

Le groupe d’études sur le problème du Tibet à l'Assemblée Nationale a été créé le 27 juin 1990. Jean-Michel Belorgey et Louis de Broissia en furent les fondateurs et coprésidents. Le groupe a pu se constituer après des démarches qui demandèrent plusieurs mois avant d’obtenir l’agrément du bureau de l’Assemblée Nationale[2].

Le groupe d’études sur les problèmes du Tibet s’est reconstitué à chaque législature depuis 1990.

Le groupe fut reconstitué avec l’accord du président de l'Assemblée nationale en 1993 (Philippe Séguin), puis à nouveau en 1997 (Laurent Fabius). Après l’élection de Louis de Broissia au Sénat en octobre 1998, Richard Cazenave en assura la présidence[6],[7].

Lors des troubles au Tibet en 2008, le nombre de députés de ce groupe d'études a été multiplié par 3 en un mois[8].

Ainsi, la législature de juin 2007 compte l’adhésion de 199 députés[2].

Présidence du groupe[modifier | modifier le code]

Lionnel Luca est le président du groupe d’études depuis 2002[9].

Activités du groupe d’études[modifier | modifier le code]

Le groupe a été un point de convergence des associations qui s’intéressent au Tibet. La création du groupe a été concomitante d'une visite du Dalaï Lama à l’assemblée nationale. Laurent Fabius, alors président de l’Assemblée Nationale le rencontra plus tard. En raison de négociations pour la construction du métro de Shanghai ou d’autres intérêts, le Premier ministre Michel Rocard avait interdit à des membres de son gouvernement d’assister à la remise d’une distinction au Dalaï Lama[2].

Les groupes parlementaires sur le Tibet du Sénat et de l’Assemblée nationale ont reçu le Dalaï Lama au Palais du Luxembourg le 13 août 2008[10].

Le 12 novembre 2009, le groupe d’études sur le Tibet de l’Assemblée nationale recevait une délégation de 6 députés Tibétains en exil menée par Dolma Gyari, vice-présidente du Parlement tibétain en exil, et accompagnée du représentant du Dalaï Lama en Europe, Tashi Wangdi[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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