Grottes de Frasassi

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Grotte de Frasassi
Image illustrative de l'article Grottes de Frasassi
La salle des Chandelles.
Coordonnées 43° 24′ 03″ N 12° 57′ 43″ E / 43.400821, 12.96187443° 24′ 03″ Nord 12° 57′ 43″ Est / 43.400821, 12.961874  
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Régions d'Italie Marches
Province Ancône
Localité voisine Genga
Longueur connue 13 kilomètres
Type de roche calcaire
Signe particulier stalactites et stalagmites
Température 14 °C

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Grotte de Frasassi

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Grotte de Frasassi

Les grottes de Frasassi sont des grottes karstiques souterraines situées dans le parc naturel régional de la Gorge de la Rossa et de Frasassi (it) de la commune de Genga dans la province d’Ancône.

Histoire[modifier | modifier le code]

Découverte[modifier | modifier le code]

Plusieurs ouvertures sont découvertes dans la région au cours des années 1950 et 1960, par le club alpin italien (CAI) de Jesi et Fabriano, parmi lesquelles en 1966 la découverte d’un embranchement long de plus d’un kilomètre partant de la grotte du Fleuve.

La première ouverture des grottes de Frasassi est découverte en juin 1971 par Rolando Silvestri (né à Urbania le 10 mai 1953) et Umberto di Santo (né à Camposampiero le 26 juillet 1953), alors qu’ils escaladent la pente nord du mont Valmontagnana.

Le 25 septembre de l’année, sept personnes du CAI d’Ancône, dirigées par Giancarlo Cappanera, retournent sur les lieux et découvrent la grande grotte du Vent (Grotta Grande del Vento). N’étant pas équipés du matériel adéquat, il estiment la hauteur de la salle d’après le temps de chute d’un sac, obtenant le surprenant résultat de 100 mètres ; au fil des tentatives, ils se dotent du matériel nécessaire à l’exploration du lieu, qui mesure 180 mètres sur 120, pour 200 mètres de hauteur, qu’ils baptisent l’« abysse d’Ancône » (Abisso Ancona), d’après la ville dont ils viennent. Ils communiquent leurs résultats à la presse.

Valorisation[modifier | modifier le code]

Une liaison entre les grottes du Fleuve et du Vent est découverte le 8 décembre 1971, et baptisée « conduit de Fabriano » (Condotta dei fabrianesi), suivie d’autres espaces ; le complexe de grotte possède en 2010 une longueur de 13 kilomètres.

En 1972, la commune de Genga et la province d’Ancône constituent le Consortium Frasassi, pour la sauvegarde et la valorisation scientifique et touristique du complexe des grottes. Le 1er septembre 1974, une partie des grottes est ouverte au public ; elles sont devenues depuis une des plus importantes attractions touristiques des Marches, visitées par environ 12 millions de personnes depuis 1974.

Le spéléologue ayant passé le plus de temps dans ces grottes se nomme Maurizio Montalbini.[réf. nécessaire] Des expériences de chronobiologie y sont réalisées. Des visites guidées se font en français, italien et anglais ; il existe trois parcours : l’un touristique de 1,5 kilomètre, et deux spéléologiques, de deux et trois heures.

Description des espaces[modifier | modifier le code]

Parmi les espaces nommés, on trouve : la « salle 200 » (Sala 200), appelée ainsi car il s’agit d’un couloir de 200 mètres ; la « salle des Chandelles » (Sala delle Candeline), qui tire son nom des nombreux petits stalactites cylindriques ; la « salle Blanche » (Sala Bianca) dont la couleur est due aux strates de calcite pure ; la « salle de l’Ourse » (Sala dell'Orsa), nommée d’après une sculpture naturelle ; enfin, la « salle de l’Infini » (Sala dell'Infinito), si grande que les premiers spéléologues y ont perdu le sens de l’orientation.

Il règne une température constante de 14 °C et une humidité proche de 100 %. La lumière naturelle ne pénètre pas. Le long du parcours de visite, les éclairages artificiels sont composés de lumière « froide », c’est-à-dire ne produisant pas de chaleur, pour protéger les concrétions. À l’intérieur des grottes se sont formés de petits lacs d’eau stagnantes et des puits, cavités cylindriques profondes d’au maximum 25 mètres qui peuvent recueillir l’eau ou bien l’acheminer vers les grottes inférieures.

De nombreux stalactites et stalagmites ont été nommés par les spéléologues, parmi lesquels : les « Géants » (Giganti), le « Chameau » et le « Dromadaire » (il Cammello e il Dromedario), l’« Ourse » (Orsa), la « Petite Madone » (Madonnina), l’« Épée de Damoclès » (Spada di Damocle, un stalactite de 7,40 mètres de hauteur pour 150 centimètres de diamètre), les « Chutes du Niagara » (Cascate del Niagara), la « Tranche de petit lard » et la « Tranche de lard » (la Fetta di pancetta e la Fetta di lardo), l’« Obélisque » (Obelisco, une stalagmite haute de 15 mètres au centre de la salle 200), les « Tuyaux d’orgue » (Canne d'Organo, des concrétions coniques qui résonnent si on les frappe), le « Château des sorcières » (Castello delle Streghe), etc.

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur les grottes de Frasassi.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Grotte di Frasassi » (voir la liste des auteurs).
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