Grotte de Fontéchevade

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Grotte de Fontéchevade
Image illustrative de l'article Grotte de Fontéchevade
Grotte en lisière du bois
Coordonnées 45° 40′ 42″ N 0° 28′ 44″ E / 45.678333, 0.478889 ()45° 40′ 42″ Nord 0° 28′ 44″ Est / 45.678333, 0.478889 ()  
Pays Drapeau de la France France
Département français Charente (Poitou-Charentes)
Localité voisine Montbron
Voie d'accès D.6
Altitude de l'entrée 100 m
Type de roche calcaire
Occupation humaine paléolithique moyen
Protection Logo monument historique Classé MH (1933)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Grotte de Fontéchevade

Géolocalisation sur la carte : Charente

(Voir situation sur carte : Charente)
Grotte de Fontéchevade

La Grotte de Fontéchevade est une grotte préhistorique située sur la commune de Montbron, 27 km à l'est d'Angoulême, en Charente, à 5 km de la Dordogne et 11 km de la Haute-Vienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La grotte se trouve à 2 km au nord-ouest de la ville de Montbron, à la limite de la commune d'Orgedeuil, au pied du hameau de Fontéchevade, dans un petit vallon orienté vers le sud-ouest où coule un ruisseau, le Fontéchevade, affluent rive droite de la Tardoire.

Elle est proche de la grotte de Montgaudier et de la grotte du Placard.

Histoire[modifier | modifier le code]

La grotte de Fontéchevade a été fouillée à partir de 1870 par Paire, Fermond puis Durousseau-Dugontier de 1902 à 1910, Vallade en 1913-1914, Saint-Perrier en 1921, et David qui en 1933 effectue des sondages en niveau aurignacien[1]. La Grotte de Fontéchevade a été classée Monument historique le 6 septembre 1933[2].

Germaine Henri-Martin reprend les fouilles de 1937 à 1955. En 1947 est mise au jour une calotte crânienne humaine attribuée à un pré-néandertalien, qui serait le plus ancien ossement humain de Charente[3].

Topographie[modifier | modifier le code]

La grotte de Fontéchevade est un tunnel large de 6 m d'environ 30 m de long avec un parcours en U[1].

Stratigraphie[modifier | modifier le code]

Germaine Henri-Martin note en 1957 six couches de A à E et une couche d'argile sur le sol de la grotte, avec couche B de l'Aurignacien, couche C du Moustérien et couche E du Tayacien. Cette occupation tayacienne a été située dans l'interglaciaire Riss-Würm[4], il y a environ 150 000 ans.

Les fouilles récentes donnent une stratigraphie de huit couches[1].

Présence humaine[modifier | modifier le code]

Germaine Henri-Martin a mis au jour en 1947 des fragments de frontal et de pariétal et une partie de calotte crânienne comportant le frontal et une partie des pariétaux droit et gauche, d'un humain âgé car les sutures sont soudées, attribués à un pré-néandertalien.

D'autres restes humains ont été découverts, un 5° métatarsien gauche en 1948 attribué au Moustérien, puis quatre dents et une phalange, soit de l'Aurignacien soit plus récents.

Des restes d'Homo sapiens ont été découverts, un pariétal d'homme jeune par Durousseau—Dugontier, une partie de mandibule d'enfant et un fragment de radius, tous de l'Aurignacien.

Faune ancienne[modifier | modifier le code]

La faune est constituée d'équidés, de gros bovidés, bœuf et bison, de cervidés, de rongeurs, de sangliers, de renards, d'ours et de hyènes[5].

Dans la couche profonde datée du Tayacien il a été noté la présence d'une tortue terrestre, de Rhinocéros de Merck (Dicerorhinus mercki) et de daim de Clacton (Dama clactoniana). La microfaune comprend le lemming des steppes (Lagurus lagurus)[6]. Cette présence est un argument pour une datation anté-Würnienne de la couche Tayacienne[7].

Outils et objets[modifier | modifier le code]

La grotte a fonctionné comme lieu d'habitat dès le Paléolithique moyen.

Tayacien[modifier | modifier le code]

Contemporain de l'Acheuléen mais dépourvu de bifaces, le Tayacien de Fontéchévade comprend des racloirs, des denticulés et des chopping-tools ou grattoirs massifs[8].

Moustérien[modifier | modifier le code]

Le Moustérien est représenté par une industrie lithique à pointes et à bifaces.

Aurignacien[modifier | modifier le code]

L'Aurignacien est représenté par des grattoirs, des burins et des lamelles ainsi que des sagaies à base fendue en os.

Périgordien[modifier | modifier le code]

De nombreux burins des pointes de la Gravette et un fragment de pointe de Font-Robert signent une présence humaine au Périgordien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Debénath, A. (2000) - « Apports récents à la connaissance du Paléolithique moyen du Sud-ouest de la France : les exemples de La Quina et Fontéchevade », in: À la recherche de l'homme préhistorique, Mester, Z. et Ringer, A., (Éds.), Liège, ERAUL 95, volume commémoratif de Miklos Gabori et Veronika Gabori-Csank, p. 257-263.
  • Henri-Martin, G., La Grotte de Fontéchevade : historique, fouilles, stratigraphie, archéologie, éd. Masson, 1957.