Gros-bec

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Gros-bec
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « Gros-bec » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Gros-bec casse-noyaux
Gros-bec casse-noyaux
Taxons concernés

Plusieurs espèces parmi les familles :

Le terme Gros-bec est appliqué à plusieurs espèces d'oiseaux en raison de la taille de leur bec, celle-ci reflétant davantage une convergence morphologique de taxons granivores que de réels liens systématiques.

Tranquillement, sur les plus hautes branches des arbres d'une forêt de feuillus, le gros-bec reste là, perché. Ce qu'il mange, peu d'oiseaux peuvent se le permettre. Il n'a donc pas de concurrent, donc pas besoin de courir en permanence. Car le gros-bec se fait un honneur de pouvoir casser les noyaux les plus durs afin d'en prélever l'amande. Et pour ce faire, ce "casse-noyaux" possède un outil redoutable.

Son bec, très gros, lui assure une surface de pression importante. Il est aidé dans sa tâche par des muscles très puissants, soutenus par des os du crâne très épais. Résultat : aucun noyau ne peut lui résister. Pour réussir un tel exploit, le gros-bec enlève, avec une adresse toute particulière, la chair des fruits, sans la manger, puis il place le noyau à l'arrière de son palais, et, par une pression des deux mandibules de son bec, sépare les deux moitiés de la coquille, s'en débarrasse, et se nourrit de l'amande. Si ses fruits de prédilection ont ceux des arbres de la forêt, comme l'hêtre, ou le merisier, le gros-bec apprécie aussi les cerises et les olives, dont il ne mange bien évidemment que le contenu du noyau.

Si ses courtes migrations le mènent dans des lieux où les noyaux durs sont rares, le gros-bec n'hésite pas à agrémenter son repas de bourgeons et de jeunes pousses. Les insectes ne sont pas épargnés. Et les carapaces de hannetons et autres cerfs-volants ne résistent évidemment pas au formidable bec.

Liste des gros-becs[modifier | modifier le code]

Des gros-becs se rencontrent dans les anciennes familles des fringillidae et des cardinalidae ou encore dans celle ayant toujours cours des Emberizidae.

Fringillidae[modifier | modifier le code]

Voici les espèces anciennement appartenant à la famille des Fringillidae :

  • Durbec des sapins Pinicola enucleator qui est aussi parfois considéré comme un gros-bec.

Pour d'autres espèces, ce terme n'est pas utilisé comme nom générique vernaculaire mais comme qualificatif spécifique :

Cardinalidae[modifier | modifier le code]

Voici les espèces anciennement appartenant à la famille des Cardinalidae :

Emberizidae[modifier | modifier le code]

Voici les espèces anciennement appartenant à la famille des Emberizidae :

Autres familles[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Armani G.C. (1983) Guide des passereaux granivores. Delachaux et Niestlé, Neuchâtel, Paris, 262 p.
  • Clement P., Harris A. & Davis J. (1993) (1999) Finches & Sparrows. Christopher Helm, London, 500 p.
  • Ottaviani, M. (2008) Monographie des Fringilles (fringillinés – carduélinés) – Histoire Naturelle et photographies, Volume 1. Editions Prin, Ingré, France, 488 p.
  • Walters M. (1998) L'inventaire des Oiseaux du Monde. Delachaux et Niestlé, Lausanne, Paris, 381 p.