Grit Breuer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Breuer (homonymie).
Grit Breuer Portail athlétisme
Bundesarchiv Bild 183-1989-0722-020, Grit Breuer, Katrin Schreiter, Petra Krug.jpg
Grit Breuer (à droite) devant Katrin Schreiter et Petra Krug
Informations
Disciplines 400 mètres
Période d'activité Années 1990
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Naissance 16 février 1972 (42 ans) à Röbel
Palmarès
Jeux olympiques 0 0 1
Championnats du monde 1 2 2
Championnats d'Europe 5 1 0

Grit Breuer, née le 16 février 1972 à Röbel, est une ancienne athlète allemande, pratiquant le 400 mètres. Ses performances sont entachées par des affaires de dopage[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle débute sa carrière pour la RDA à l'âge de 16 ans lors des Jeux olympiques d'été de 1988 où elle fait partie de l'équipe de relais 4 × 400 mètres. Elle ne participe qu'aux premiers tours et ses coéquipières remportent la médaille de bronze.

Lors des Championnats d'Europe d'athlétisme 1990 à Split, elle réalise le doublé 400, relais 4 × 400 mètres. Puis l'année suivante, elle remporte la médaille d'argent sur 400 mètres aux Championnats du monde d'athlétisme 1991 à Tokyo et deux médailles de bronze lors des deux relais.

En 1992, une affaire de dopage secoue le monde de l'athlétisme. Breuer, ainsi que deux athlètes de son groupe d'entraînement Katrin Krabbe et Silke Gladisch-Möller font l'objet d'un contrôle inopiné en janvier. Les échantillons intriguent les contrôleurs : « Le laboratoire n'a certes pas découvert d’anabolisants, mais les analyses sont absolument identiques, comme si elles provenaient d’une seule et même personne ! »[2]. Un mois plus tard, elles sont condamnées à 4 mois de suspension pour tricherie lors d'un contrôle antidopage par la fédération allemande. L'avocat des championnes réussit à semer le doute auprès des juges de la fédération internationale d'athlétisme en évoquant l'absence de preuves sur la manipulation des produits par les athlètes et obtient leur acquittement[3]. Toutefois, en juillet 1992, un nouveau contrôle inopiné découvre des traces de clenbutérol (anabolisant) dans les urines de Grit Breuer, Katrin Krabbe et Manuela Derr. Elles sont condamnées à deux ans de suspension pour dopage[4],[5].

Lorsqu'elle revient sur la scène internationale, elle obtient une médaille de bronze au relais 4 × 400 mètres aux Jeux olympiques 1996 à Atlanta et une médaille d'or, toujours avec le relais aux Championnats du monde d'athlétisme 1997 à Athènes.

L'année suivante, elle réalise à nouveau le doublé 400, relais 4 × 400 mètres lors des Championnats d'Europe d'athlétisme 1998 puis une nouvelle médaille de bronze au relais lors des Championnats du monde d'athlétisme 1999.

Elle participera de nouveau aux Championnats d'Europe d'athlétisme 2002 à Munich où elle remportera une médaille d'or au relais et une médaille d'argent sur 400 mètres.

En septembre 2004, elle se soustrait à un contrôle inopiné de l'agence antidopage allemande puis en mars 2005 son compagnon et ex-entraineur Thomas Springstein est condamné à 16 mois de prison avec sursis pour avoir fourni des anabolisants à une jeune athlète de 17 ans. En décembre 2005, elle met un terme à sa carrière sportive[6],[1].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

En extérieur[modifier | modifier le code]

En salle[modifier | modifier le code]

Championnats d'Europe[modifier | modifier le code]

En extérieur[modifier | modifier le code]

En salle[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cédric Mathiot, « Grit Breuer, d'amour et de dope fraîche », Libération,‎ 22 novembre 2006 (consulté le 4 septembre 2011)
  2. Article du Das Bild
  3. Pascal Duret, Patrick Trabal, Le sport et ses affaires : une sociologie de la justice de l'épreuve sportive, Editions Métailié,‎ 2001, p. 112
  4. Duret, Trabal, p. 113
  5. Jean-Pierre de Mondenard, Dictionnaire du dopage, Paris, Elsevier Masson,‎ 2004, p. 239
  6. « Breuer tire sa révérence », sur Eurosport,‎ 28 décembre 2005 (consulté le 4 septembre 2011)