Grenade-sur-l'Adour

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Grenade-sur-l'Adour
Église de Grenade-sur-l'Adour
Église de Grenade-sur-l'Adour
Blason de Grenade-sur-l'Adour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Mont-de-Marsan
Canton Canton de Grenade-sur-l'Adour
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Grenadois
Maire
Mandat
Pierre Dufourcq
2014-2020
Code postal 40270
Code commune 40117
Démographie
Gentilé Grenadois
Population
municipale
2 504 hab. (2011)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 37″ N 0° 25′ 42″ O / 43.7769444444, -0.42833333333343° 46′ 37″ Nord 0° 25′ 42″ Ouest / 43.7769444444, -0.428333333333  
Altitude Min. 48 m – Max. 84 m
Superficie 19,72 km2
Localisation

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Grenade-sur-l'Adour

Grenade-sur-l'Adour est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes en région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Grenadois. Elle tire son nom du mot « Grenata », signifiant « pourvue en grains ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au bord de l'Adour et de la route nationale 124, entre Aire-sur-l'Adour et Mont-de-Marsan.

La commune s'étend sur près de 2 000 hectares. Elle doit son paysage de barthes au passage de l'Adour qui matérialise la frontière sud de son territoire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et époque contemporaine[modifier | modifier le code]

« Terra Granata » (terre riche en grains)[1] est une bastide fondée en 1322 par les Anglais. L'occupation anglaise, qui fit la prospérité de la cité, cessa en 1442. Endommagée par les Huguenots et en 1814 par Wellington. Passage de plusieurs souverains (Charles VII, Henri IV, Louis XIII). Située au carrefour de l'Armagnac, du Tursan et de la Chalosse, Grenade sur l'Adour (Terra Granata, terre riche en grains) est une ville frontière sur l'Adour. L'implantation de la bastide par les Anglais en 1322 correspondait à un objectif défensif et stratégique. Elle permettait de contrôler la navigation en direction de l'océan mais aussi la traversée du fleuve pour les échanges nord-sud.

La place centrale des tilleuls (5 200 m²) est l'une des plus importantes des bastides landaises. Sa vocation a toujours été commerciale. Elle est bordée de couverts qui constituaient des portions de rues à part entières. De petites rues pittoresques rappellent l'existence d'anciennes fortifications : rue des remparts, rue des anciens fossés, rue du chemin de ronde… En vous promenant vous admirerez également de belles façades à colombages.

L'église gothique du XVe siècle remaniée au XVIIIe siècle est classée dans l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (portail ogival, très belle descente de croix encadrée par le retable, chœur orné de boiseries chaire du XVIIIe siècle…).

La seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 1944, au cours d'une action des maquisards dirigée par maître Vielle, adjoint au maire, un important convoi allemand était intercepté aux portes de la ville infligeant à l'ennemi des pertes sensibles. En représailles, la population rassemblée sur la place publique et tenue sous la menace des mitrailleuses assistait, impuissante, à l'incendie de ses principaux édifices et à l'arrestation de cinquante otages dont bon nombre furent déportés.

En juin 1948, Grenade-sur-l'Adour faisait ériger une stèle devant la mairie. Le 11 novembre de cette même année, la ville était citée à l'ordre du corps d'armée par le secrétariat d'État aux forces armées (guerre) recevant le 12 juin 1949, la croix de guerre avec étoile de vermeil.

Un odonyme (Route du 13-Juin-1944) rappelle également cet évènement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
de gueules à la barre cousue d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or à plomb, accompagnée, en chef, d'une gerbe de blé du même et, en pointe, d'un archange contourné aux ailes abaissées d'argent tenant dans ses mains les deux parties d'un chaînon brisé du même * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Commentaires : Devise: « terra granata » (terre fertile en grains).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Pierre Dufourcq UDF puis NC Conseiller Général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 504 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 250 1 330 1 368 1 729 1 416 1 442 1 500 1 497 1 520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 589 1 628 1 658 1 538 1 413 1 474 1 474 1 372
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 337 1 317 1 266 1 159 1 169 1 188 1 207 1 179 1 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 369 2 046 2 006 2 129 2 187 2 265 2 423 2 468 2 504
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Forte de ses 2503 habitants, en constante croissance démographique, Grenade s'affirme donc comme attractive d'autant que la dynamique économique locale se caractérise par un tissu commercial et de services très étoffé, qui profite tant aux habitants qu'à une clientèle de passage liée à l'axe routier Bordeaux-Pau. La richesse de l'activité associative, sportive, culturelle, profite d'un large ensemble d'équipements municipaux.

Côté tourisme, elle peut également se prévaloir de structures d'hébergement et de restauration renommées ainsi que d'activités culturelles et de découvertes (sentiers de randonnées, boucle de 12 km).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

124 odonymes recensés à Grenade-sur-l'Adour
au 5 janvier 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Villa Autres Total
3 [N 1] 8 0 33 0 12 0 5 [N 2] 0 0 4 [N 3] 58 [N 4] 0 0 1 [N 5] 124
Notes « N »
  1. Allée de l'Adour, Allée du Capitaine Tassa et Allée Guynemer.
  2. Place des Déportés, Place des Tilleuls, Place Guynemer, Place Saint Exupéry et Place du 19-Mars-1962.
  3. Route d'Aire, Route de Bascons, Route de Mont-de-Marsan, Route de Saint-Sever.
  4. Dont la Rue du 13-Juin-1944.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

L'église gothique dont l'origine remonte au XVe siècle possède sa façade à deux tours, édifiée en 1833 à l'image de saint Sulpice. Une très belle descente de croix est encadrée par le retable, dans le chœur orné de boiseries.
Eglise de Grenade sur Adour de nuit
  • Arcades
En tant qu'ancienne bastide, la place de Grenade sur l'Adour comporte encore sur deux côtés des arcades.
Arcades de la bastide de Grenade
  • Berges de l'Adour
Les berges de l'Adour, dotées de tables et bancs permettant de pique niquer sur place, offrent un lieu de promenade agréable sous les arbres.
Les berges de l'Adour
  • Fronton
Les Landes sont un département dans lequel se pratique la pelote basque, ce qui explique la présence d'un fronton sur l'une des places de Grenade sur l'Adour.
Fronton
  • Abri
Un certain nombre d'abris, certains restaurés comme celui-ci, se trouvent encore dans le village.
Abri

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Vidalies, homme politique français, né le 17 mars 1951 à Grenade-sur-l'Adour.
  • Antoine Simon Durrieu, général français, né en 1775 à Grenade-sur-l'Adour.
  • Jean-Louis Vielle alias René est né à Geaune (Landes) le 22 janvier 1895. Après l’invasion de la zone libre, il devient un agent du réseau Hilaire-Buckmaster, puis chef de la résistance dans la ville de Grenade. Il fut tué dans la nuit du 12 au 13 juin 1944, lors d’un combat qui eut lieu sur le territoire de Bordères-et-Lamensans (Landes) au lieu-dit "Maras", alors qu’il commandait un groupe de dix résistants chargés d’attaquer un convoi allemand. Il fut abattu par un officier allemand blessé qui appelait à l’aide et auprès duquel il s’était approché. En guise de représailles, les Allemands procédèrent à des arrestations à Grenade suite à cette embuscade. 30 civils seront arrêtés, 17 déportés seuls 7 survécurent. La rue principale de Grenade-sur-l’Adour porte aujourd'hui son nom et sa mémoire est honorée chaque année le 13 juin.
  • Jean Cassaigne, né à Grenade-sur-l'Adour le 30 janvier 1895, partit comme missionnaire sur les hauts plateaux de Cochinchine en 1926 où il fonda la léproserie de Djiring. Nommé évêque de Saigon en 1941, il démissionne en 1955 après avoir décelé les premiers signes de la lèpre sur son corps. Il rejoint la léproserie de Djiring où il meurt le 31 octobre 1973.

Culture et société[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales début juin.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Hésingue (France)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Meyranx, Louis-Bernard, Monographie de Grenade-s-l'Adour, Galiax, J. Villeneuve,‎ 1898, 243 p. (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pays Grenadois, plaquette éditée par l'office de tourisme du pays Grenadois, consultée en décembre 2011
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]