Grassland (Cameroun)

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6° 30′ N 10° 30′ E / 6.5, 10.5 ()

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Carte physique du Cameroun

Le Grassland est la vaste région de savane des hauts plateaux volcaniques située dans l’ouest du Cameroun, étalé sur les provinces du Nord-Ouest et de l'Ouest. Elle est appelée, selon les circonstance, Grassland, hauts plateaux de l'ouest[1], « savane camerounaise » ou même parfois « Grassfields ».

Cette zone est très peuplée : un tiers de la population camerounaise y vit[2], soit plus de 5 millions de personnes. Plusieurs chefferies de la région y ont produit des œuvres d'art remarquables et souvent imposantes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lac Nyos et massif du mont Oku

L’altitude de ces plateaux se situe entre 1 000 et 1 800 mètres, dans le prolongement du mont Cameroun. Ils sont dominés par des sommets tels que le Bamboutos, le mont Manengouba et le mont Oku, d’une altitude supérieure à 2 000 mètres.

La terre y est fertile et a favorisé la production à grande échelle de café, de cacao ou de thé, parfois aux dépens des cultures vivrières nécessaire à une population de plus en plus nombreuse. La faune sauvage et le couvert forestier ont également fait les frais de cette expansion.

C’est dans cette région que se produisit en 1986 l’éruption limnique du lac Nyos – une explosion naturelle de gaz – qui fit près de 1 700 victimes dans les villages environnants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques ont démontré que cette région avait été habitée de manière ininterrompue par des populations de chasseurs depuis le néolithique (Ve millénaire avant J.C.). Selon les travaux de J. P. Warnier et N. R. Asombang, certains groupes y auraient déjà vécu il y a plus de 10 000 ans avant J.C[3].

Culture[modifier | modifier le code]

Sculpture perlée bamoun
Amulette des hauts plateaux de l'ouest, au Cameroun.

Les expressions artistiques de cette région – architecture palatiale, objets perlés – sont largement reconnues, surtout celles des Bamilékés, mais les contributions d’autres groupes ethniques tels que les Bamouns ou les Tikar, sont également significatives.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Irad
  2. Source : Détours des Mondes
  3. Louis Perrois et Jean-Paul Notué, Rois et sculpteurs de l'Ouest Cameroun : la panthère et la mygale, Karthala, 1997, p. 18-19 (ISBN 9782865377442)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) « Kunsthandel im Traditionellen Afrika : das Grasland von Kamerun », in Kunst? Handwerk in Afrika im Wandel, Museum für Völkerkunde, Francfort-sur-le-Main, 1975, p. 62-71
  • (de) Wolfgang Lauber, Paläste und Gehöfte im Grasland von Kamerun : traditionelle Holzarchitektur eines westafrikanischen Landes, Karl Krämer & Co. Verlag, Zurich, 1990, 84 p. (ISBN 3-7828-1494-0)
  • (de) A. Rein-Wuhrmann, Vier Jahre im Grasland von Kamerun, Bâle (Suisse), 1917
  • (en) J. N. Dah, A Century of Christianity in the Grassland of Cameroon, 1903-2003, Église presbytérienne camerounaise, 2003
  • (en) Miriam Goheen, Men Own The Fields, Women Own The Crops: Gender And Power In The Cameroon Grassfields, University of Wisconsin Press, 1996, 280 p. (ISBN 978-0299146702)
  • (en) Agnès Ngoh Nzuh, Tales from the grassland and the forest, Éditions CLE, Yaounde, 1997, 131 p.
  • Bernard Nantet, « Grassland » in Dictionnaire de l’Afrique. Histoire, civilisation, actualité, Larousse, éd. 2006, p. 146 (ISBN 2-03-582658-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Harter, « L'art des tribus du grassland camerounais », Cameroun : arts et cultures des peuples de l'ouest, Musée d'Ethnographie, Genève, 1980, p. 37-39
  • Louis Perrois (et al.), Les rois sculpteurs : art et pouvoir dans le grassland camerounais. Legs Pierre Harter, Musée national des arts africains et océaniens, Réunion des musées nationaux, 1993, 223 p. (ISBN 9782711827923)
  • Samuel Yonkeu, Végétation des pâturages de l'Adamaoua (Cameroun) : écologie et potentialités, Université de Rennes 1, 1993, 235 p. (thèse)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]