Grassette commune

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La grassette commune (Pinguicula vulgaris) est une plante herbacée vivace de la famille des Lentibulariacées appartenant au genre Pinguicula. C'est une plante carnivore commune. Elle possède sur ses feuilles des très petits poils collant des insectes (moucherons ...). Elle peut replier légèrement ses feuilles afin d'augmenter le contact avec les proies.

Répartition[modifier | modifier le code]

Elle est largement répandue dans l'hémisphère nord, Eurasie et Amérique. On la trouve essentiellement en altitude, où les sols sont recouverts de neige en hiver. Elle préfère les sols acides des tourbières, mais on la retrouve aussi sur des prairies alcalines.

Description[modifier | modifier le code]

En été, Pinguicula vulgaris présente une forme de rosette d'une vingtaine de centimètres de diamètre. Les feuilles sont étroites, aplaties ou à bords recourbées en fonction du milieu. Sa couleur vert clair peut parfois prendre des teintes rouges. Les fleurs sont violettes, isolées au bout d'un pédicelle de 10 cm. Chaque fleur se compose de 5 pétales violets soudés entre eux, et un petit éperon de 1-2 cm prolonge la fleur sur l'arrière. A la base de la rosette se dégagent quelques racines destinées à s'ancrer au sol.

Notons aussi que la plante entière, à l’exception des pétales, est recouverte de glandes collantes destinées à piéger de petits insectes.

En hiver, la plante prend la forme d'un bourgeon de 1 cm environ, formé de petites feuilles en écailles trés rapprochées. Cette forme lui permet de résister au températures basses. C'est donc une plante hémicryptophyte.

Carnivorie[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement du piège de Pinguicula vulgaris est relativement simple. Il s'agit d'un piège type "papier-mouche", collant. Des glandes en forme de poils (glandes pédicelles) produisent un mucilage collant et odorant, attirant de petits moucherons.

La plante détecte ses proies par les substances qu'ils produisent (urée...). Ce signal va alors activer les glandes digestives (sessiles) bien plus aplaties sur la feuille. Ces dernières libèrent un liquide digestif qui digèrera la proie.

Il existe aussi une seconde réponse à la détection de proie : lorsque celle-ci est de taille plus grande, les bords des feuilles peuvent s'enrouler afin d'augmenter la surface de contact.

Bien que celà ne soit pas prouvé, il se peut que Pinguicula vulgaris soit capable de digérer le pollen. Sa forme de plante basse et collante laisse suggérer cette idée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Plantes carnivores, biologie et culture", de W.Bathlott, R.Seine, S.Porembski et I.Theisen, Editions Belin

Liens externes[modifier | modifier le code]