Grandes serres du jardin des plantes de Paris

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Vue du jardin d'hiver.

Les grandes serres du jardin des plantes de Paris forment un ensemble de quatre serres à armature métallique alignées, construites entre 1714 et 1937. Elles servent à conserver et acclimater les plantes ramenées des voyages des naturalistes, mais aussi à faire découvrir au public les espèces exotiques.

Historique[modifier | modifier le code]

Selon Yves Laissus, le jardin du roi créé par Guy de La Brosse en 1635 comportait dès l'origine des serres, au même emplacement qu'aujourd'hui, comme en témoigne la vue en perspective peinte par Frédéric Scalberge en 1636. Elles ont été rénovées, démolies et reconstruites à plusieurs reprises, avec, à chaque fois, des améliorations techniques concernant l'alimentation en eau, le système de chauffage et l'étendue des baies vitrées, puis, plus récemment (années 1920) l'électrification. Les principales constructions actuelles sont l'œuvre des architectes Rohault de Fleury, précurseur de l'architecture métallique en France (serres « mexicaine », « australienne » et de paléobotanique bâties en 18341836[1]) et René Berger (« grand jardin d'hiver » de style art déco, bâti en 1937).

Durant le siège de Paris de 1870 et les deux guerres mondiales, la pénurie de carburant s'est traduite par l'arrêt du chauffage qui a provoqué la perte de nombreux spécimens tropicaux rares tels les plants de Sophora toromiro ramenés en 1936 du Pacifique par Alfred Métraux (dont il reste des pieds au Jardin botanique du Val Rahmeh). L'ensemble des serres a été restauré entre 2005 et 2010, au prix de huit millions d'euros investis et grâce à 1 300 m2 de verreries démontées et remplacées ou rénovées[2].

Les grandes serres en 1851, œuvre de Rohault de Fleury.
Dans la serre d'histoire des plantes, on peut comparer fossiles et plantes à spores actuelles.

Jardin d'hiver[modifier | modifier le code]

Le « Jardin d'hiver » présente sur 750 m2 un climat chaud et humide (22 °C). La serre comprend un ruisseau, des ficus, des palmiers, des bananiers, des plantes grimpantes et épiphytes, des orchidées...

On y trouve un figuier Ficus lutea, un palmier-bambou Chamaedorea geonomiformis, un cocotier surnommé Maéva et des fougères arborescentes Cyathea intermedia.

Serre mexicaine[modifier | modifier le code]

La « Serre mexicaine » regroupe des espèces caractéristiques des milieux arides d'Amérique, Afrique méridionale et Madagascar : cactus, euphorbes, agaves, avocatiers, caféiers, poivriers, etc.

Serre australienne[modifier | modifier le code]

La serre australienne.

La « Serre australienne » présente des ensembles végétaux d'Océanie, et notamment la flore néo-calédonienne, avec des espèces endémiques de ces îles.

Serre de paléobotanique[modifier | modifier le code]

La serre de paléobotanique, dite « Serre de l'histoire des plantes », présente les étapes du développement de la flore depuis l'apparition des plantes terrestres, il y a 430 millions d'années, et permet de comparer des plantes fossiles avec des espèces actuelles appartenant aux mêmes ordres.

Serres après les rénovations de 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Le tableau « La Charmeuse de serpents » d'Henri Rousseau a été inspiré par les Grandes serres.

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cohen Manuel, Eric Joly et Dario de Franceschi, Les grandes serres du Jardin des Plantes : Plantes d'hier et d'ailleurs, Le Pommier,‎ 1er septembre 2010 (ISBN 978-2-7465-0489-9)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Boitard et Jules Gabriel Janin, Le Jardin des plantes : description, Paris,‎ 1851 (lire en ligne)
  2. [PDF]Frédéric Lewino, « Les serres du jardin des plantes reprennent vie », Le Point, Paris,‎ 10 juin 2010 (lire en ligne)