Grande Tête de l'Obiou

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Grande Tête de l'Obiou
Vue de l'Obiou depuis la route Napoléon (RN 85) aux environs de Corps.
Vue de l'Obiou depuis la route Napoléon (RN 85) aux environs de Corps.
Géographie
Altitude 2 789 m
Massif Massif du Dévoluy
Coordonnées 44° 46′ 31″ N 5° 50′ 22″ E / 44.77528, 5.83944 ()44° 46′ 31″ Nord 5° 50′ 22″ Est / 44.77528, 5.83944 ()  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Ascension
Voie la plus facile depuis les chalets des Baumes à l'est puis versant sud
Géologie
Âge Jurassique, Crétacé
Roches Roches sédimentaires

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Grande Tête de l'Obiou

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Grande Tête de l'Obiou

La Grande Tête de l'Obiou, ou plus communément l'Obiou, est un sommet situé dans les Préalpes françaises, à peu près à égale distance de Grenoble (Isère) et de Gap (Hautes-Alpes). Avec ses 2 789 mètres d'altitude, c'est le point culminant du massif du Dévoluy.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom du sommet viendrait d'une racine indo-européenne Bel, signifiant rocher ou hauteur, et de la contraction avec l'article défini. Une autre hypothèse évoque une évolution du francoprovençal Testo de biou, ou tête de bœuf, en rapport avec le caractère imposant du sommet[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'Obiou est situé à l'extrémité nord du chaînon occidental du Dévoluy, à environ 5 kilomètres au nord du Grand Ferrand, sommet secondaire du massif (2 758 mètres). Il domine au nord-ouest les vallonnements du Trièves (altitude moyenne 1 000 mètres), et au nord-est l'échancrure des gorges supérieures du Drac. Il fait face aux massifs du Vercors à l'ouest, du Taillefer au nord et des Écrins à l'est.

Sa position isolée à l'avant du Dévoluy le rend facilement identifiable depuis les autres sommets des Alpes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sommet est constitué, comme le reste du massif du Dévoluy, de la superposition de deux couches géologiques : roches sédimentaires du Jurassique supérieur pour la partie inférieure et du Crétacé supérieur pour la partie supérieure.

Comme le mont Aiguille au sud-est du Vercors voisin, l'Obiou est une « butte-témoin », c'est-à-dire une structure laissée par l'érosion, autour d'elle, du plateau dont elle faisait à l'origine partie. Cette érosion est due à l'affaissement des sols karstiques et à l'action des glaciers, maintenant disparus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sommet fut le lieu de deux catastrophes aériennes.

En 1946, un avion de l'US Air Force s'écrase sur une face et cause 4 victimes.

Le 13 novembre 1950, un autre accident, provoqué par le crash d'un DC-4 canadien, fait 58 morts. Le « Pèlerin Canadien », un avion de Curtiss-Reid Aircraft Ltd, ramenait des pèlerins de Rome à Montréal via Paris. Le pilote aurait fait une erreur de navigation, s'éloignant d'une centaine de kilomètres de sa route normale. L'hypothèse d'un détournement d'avion raté (pour faire main-basse sur le matériel catholique que les pèlerins emportaient avec eux) a été avancée par l'auteur et professeur-géographe Louis-Edmond Hamelin dans l'ouvrage l'Obiou, entre Dieu et Diable. Un cimetière-mémorial a été construit pour les victimes du crash à l'entrée du village de la Salette-Fallavaux, proche du lieu de l'accident ; dans son enceinte ont été dressées des statues de Notre-Dame de la Salette et des deux enfants auxquels elle est apparue, construites à partir des débris de l'avion.

Ascension[modifier | modifier le code]

La voie normale passe par le versant sud, à partir du parking de la cabane des Baumes, via le col des Faïsses et le col de l'Obiou (l'Épaule). Il s'agit d'un itinéraire très fréquenté, exposé aux chutes de pierres, aérien mais néanmoins accessible au randonneur sans matériel spécifique. D'autres voies d'accès, certaines historiques (voie Marie-Thérèse, et voie Paul Arthaud, rééquipée), requièrent en revanche des techniques d'escalade, dans un terrain parfois instable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Péquignot, Sa Majesté l'Obiou, 2004 (ISBN 295153812X)
  • Louis-Edmond Hamelin, L'Obiou entre Dieu et diable, 1990 (ISBN 289415030X), extraits
  • Fabienne Gilbertas, 60 ans, après l'accident de l'Obiou. Recueil de témoignages des sauveteurs, le 60ème anniversaire de la catastrophe, 2010 (ISBN 2916300007)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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