Grande Race de Yith

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Un exemple Yithinien.

La Grande Race de Yith est un des peuples fictifs décrits par l'écrivain américain H. P. Lovecraft dans ses nouvelles et romans fantastiques, désignés collectivement sous le nom de Mythe de Cthulhu.

La Grande Race de Yith est abondamment décrite dans la nouvelle Dans l'abîme du temps. Il s'agit du peuple le plus avancé technologiquement de l'univers depuis qu'ils ont trouvé le moyen de faire voyager leur esprit dans l'espace et le temps. Lors de ce voyage, l'esprit du membre de la Grande Race s'incarne dans le corps d'un individu d'une autre race, à une autre époque, tandis que l'esprit de l'individu ainsi possédé est exilé à l'époque d'où est venu l'être de la Grande Race. Ces derniers n'agissent pas ainsi pour faire le mal, mais pour acquérir des connaissances. En plus de leur capacité à voyager dans le temps, ils disposent en effet d'une faculté d'apprentissage extraordinaire selon les standards humains, leur permettant d'intégrer par exemple l'ensemble du savoir humain en quatre ans.

Quand le possédé réintègre son corps, il ne conserve généralement que des souvenirs parcellaires de sa période d'exil, qui ne lui reviennent que sous forme de rêves, de visions ou de cauchemars.

Physiquement, la Grande Race de Yith n'a pas de caractéristiques propres : en effet, quand une raison quelconque menace le peuple d'extinction, celui-ci choisit de fuir la menace en s'incarnant dans un autre espace-temps, prenant place dans les corps d'une autre espèce, plus résistante aux nouvelles conditions.

Dans la nouvelle, Lovecraft les décrit à travers l'expérience d'un des humains possédés par un de ces explorateurs avides de connaissance. Les membres de la Grande Race de Yith ont des corps coniques de dix pieds de haut, pour une base de dix pieds de diamètre. Cette base est constituée d'une sorte de muscle gélatineux qui se contracte et se relâche pour assurer le déplacement. Les membres sont au nombre de quatre, et ont la forme de cylindres de cinq pieds de long au repos. L'un de ces membres supporte ce qui sert de tête, deux autres sont terminés de pinces servant autant à la préhension qu'à la communication grâce à un langage fait de claquements et de grincements.