Grande Loge mixte universelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Grande Loge mixte universelle

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Obédience maçonnique
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1973
Fondateur Eliane Brault / Raymond Jalu
Origine Drapeau de la France France
Identité
Siège

27, rue de la Réunion

75020 Paris
Président Serge Leboullenger
Site web GLMU.fr

La Grande Loge mixte universelle (GLMU) est une obédience maçonnique, issue de la scission d'avec la Fédération française du « Droit humain ». Déjà en 1913, une première tentative avait eu lieu, par la création de la Grande Loge mixte symbolique sous le même motif : la trop grande importance du Suprême Conseil universel mixte « le Droit humain » sur le fonctionnement de l'obédience. Mais l'arrivée de la Première Guerre mondiale empêcha son évolution.

Création[modifier | modifier le code]

Créée en février 1973, par trois loges du Droit humain, elle prendra comme première appellation « Grande Loge mixte universelle-Droit humain-Tradition ». Le Grand Orient de France lui délivrera une patente du Rite français le 10 octobre 1975. Les deux premiers grands maîtres seront Eliane Brault (1973-1974)[1] et Raymond Jalu (1974-1978). Ils sont considérés comme les fondateurs de la Grande Loge mixte universelle.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Elle forme une fédération de loges constituées en loges bleues (trois premiers degrés). Celles-ci travaillent pour la plupart au Rite Français, d'autres au Rite écossais ancien et accepté (REAA). En 1979, la GLMU adopte sa constitution, très proche de celle du Grand Orient de France.

En 1995, le convent de l'obédience affirme sa spécificité à l'occasion d'une motion, votée à l'unanimité, prônant une franc-maçonnerie républicaine, mixte et de proximité dont la devise Liberté, Égalité, Fraternité se complète de solidarité et s'intègre dans un principe fédérateur la Laïcité, entendue comme le refus de tout dogmatisme. Cette définition caractérise toujours cette obédience. Ses spécificités s'affirment à nouveau lors de ses convents successifs articulés sur des thèmes majeurs concernant la mixité, la laïcité, la démocratie interne, l’égalité de tous ses membres et l'indépendance totale de l'obédience vis-à-vis des ateliers de perfectionnement qui se sont constitués en une obédience différente. En novembre 2002, trois ans avant la célébration du centenaire de la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l'État, la GLMU préconise que le 9 décembre devienne une Journée nationale de la laïcité.

La GLMU actuellement[modifier | modifier le code]

La Grande Loge mixte universelle dans une manifestation à Paris, vers 1999.

La Grande Loge mixte universelle compte environ 1 400 membres[2]. En 1982 une scission de quelques loges travaillant plus dans le spiritualisme que dans les orientations progressives prise par la GLMU depuis 1979 donnera naissance à la Grande Loge mixte de France[3]. Depuis novembre 2013, la GLMU est dirigée par Pierre Leboullenger[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eric Nadaud, "Eliane Brault, un parcours au féminin, radical, antifasciste, progressiste, maçonnique et féministe (1895-1982)", Histoire&Politique, n° 9, septembre-décembre 2009.
  2. http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/tag/glmu/
  3. Initiation à la franc-maçonnerie, par Pierre Buisseret, Jean-Michel Quillardet, Editions Marabout
  4. [http://www.souslavouteetoilee.org/article-glmu-pierre-leboullenger-est-elu-grand-maitre-121257600.html Election en 2013.
  5. Depuis le site de la GLMU.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Eric Nadaud, "Eliane Brault, un parcours au féminin, radical, antifasciste, progressiste, maçonnique et féministe (1895-1982)", e-revue Histoire&Politique, n° 9, septembre-décembre 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]