Grand stade de la Fédération française de rugby à XV

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Grand stade de la Fédération française de rugby à XV
Stadium.svg
Généralités
Adresse
avenue Irène et Frédéric Joliot-Curie
91130 Ris-Orangis
Coordonnées
Construction et ouverture
Début construction
Architecte
Utilisation
Clubs résidents
Propriétaire
Équipement
Capacité
82 000 places

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Le grand stade de la Fédération française de rugby à XV est un projet de stade de 82 000 places avec pelouse et toit rétractable, et dont la Fédération française serait le propriétaire, à l’image des fédérations anglaise ou irlandaise.

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

En novembre 2010, Pierre Camou, président de la FFR et Serge Blanco, membre du comité directeur de la FFR, présentent au public leur projet de stade de la Fédération Française de Rugby, un stade de 82 000 places avec pelouse et toit rétractable[1]. La Fédération ne souhaite plus dépendre du Consortium du Stade de France, avec laquelle elle est contractuellement liée jusqu’en 2013, dont elle juge la location du stade, à hauteur de 1 300 000 € (partie fixe + variable), élevée[2]. À l’image des fédérations majeures telles que l’Angleterre et l’Irlande qui possèdent leur propre stade, le rugby français ne veut plus être tributaire des autres disciplines qui évoluent également au Stade de France[3]. En parallèle, la FFR souhaite aboutir à une indépendance financière afin de gérer directement ses ressources et la répartition des fonds pour le développement du rugby français.

Phases d’études du projet[modifier | modifier le code]

Une première phase d’études, fin 2010, a permis à la FFR de définir comme base de travail un stade ultra-moderne, adapté à tous les publics, totalement modulable pour pouvoir héberger tous les types de manifestations. En plus d’être un outil pour renforcer le rugby comme un sport majeur en France, ce stade serait aussi un équipement renforçant la capacité de la France à obtenir l’organisation de grands événements sportifs internationaux.

Une seconde phase d’études sur la faisabilité a lieu en décembre 2010 confortant le projet de la FFR dont le coût devrait s’élever à six cent millions d’euros.

Sélection du site d’accueil[modifier | modifier le code]

Le 18 juillet 2011 les dossiers de candidature de neuf sites désireux d’accueillir l’enceinte sont transmis à la FFR. Le 8 septembre 2011, les trois sites de Melun Val de Seine, Carrières-sur-Seine et Sens sont écartés. Les six dossiers restants sont[4]  :

Le 10 décembre 2011, le comité directeur de la FFR décide de conserver les candidatures de Thiais Orly et Évry Centre Essonne[5]. Le premier propose un « stade des villes », urbain et convivial, bénéficiant d’une accessibilité sans égale, grâce au réseau routier, au RER, à l’extension prochaine de la ligne 14 du métro, à la construction du tramway T7 et surtout à la proximité de l’aéroport Paris-Orly, distant d’un seul kilomètre. Il est aussi le plus proche de Paris, à six kilomètres de la capitale. Son équipe de candidature promet à la FFR un stade immédiatement rentable.

Le projet présenté par Évry, prévu sur les communes de Ris-Orangis et Bondoufle, bénéficie du soutien de Manuel Valls, le député-maire (PS) d’Évry. Au contraire du précédent projet, celui-ci défend le potentiel d’un site de plus de cent hectares (ancien hippodrome) en lien à la fois avec la nature francilienne et avec Paris et le reste de la France grâce à un réseau de transports performant ou en voie de l’être. La proximité (à une quinzaine de kilomètres des communes de Linas et Marcoussis) avec le centre national du rugby joue également en sa faveur.

Malgré la position du ministère des Sports, par l’intermédiaire de David Douillet qui voit d’un œil peu favorable[6] le désengagement de la FFR du Stade de France, la FFR entérine définitivement le projet le 29 juin 2012, lors du congrès de la FFR à La Baule, en choisissant le site de Ris-Orangis et Bondoufle présenté par Évry Centre Essonne[7].

Choix du stade[modifier | modifier le code]

Le choix pour l’architecture et la mise en œuvre du stade s’effectue sur la base des références réalisées et livrées de grands stades et des moyens matériels et humains proposés entre les trois équipes retenues qui sont (par ordre alphabétique) : Arte Charpentier et HKS, Foster and Partners et CR Architecture, Populous et Ateliers 234.

La compétition entre ces trois candidats se termine le 8 février 2013 par le choix du lauréat final qui est Populous et Ateliers 234.

Phases à venir[modifier | modifier le code]

Débat public[modifier | modifier le code]

La Commission Nationale du Débat Public est saisie du projet le 8 novembre 2012[8]. Elle décide le 5 décembre 2012 que le projet de grand stade de la fédération française de rugby doit faire l’objet d’un débat public en 2013 que la commission organisera elle-même et dont elle confiera l’animation à une commission particulière[9],[10]. Nommée le 6 février[11] et le 17 octobre 2013[12], celle-ci est composée de 7 membres et est présidée par Jacques Archimbaud.

Le débat public porte sur les objectifs et les caractéristiques principales du projet de Grand Stade de la FFR, mais également sur son opportunité. Les modalités de participation sont diverses : contributions écrites, prise de parole en réunion publique, intervention sur le site interactif du Débat Public, etc. Le débat public se déroule du 7 novembre 2013 au 21 février 2014[13].

Travaux[modifier | modifier le code]

Fin 2014, doit avoir lieu le dépôt du permis de construire, à la suite duquel commenceront les travaux qui devront être achevés pour 2017, année prévue de l’inauguration du stade.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Projet Stade », sur www.ffr.fr,‎ 25 novembre 2010 (consulté le 16 décembre 2011)
  2. « La FFR veut son grand stade ! », sur misterrugby.wordpress.com,‎ 27 novembre 2010 (consulté le 16 décembre 2011)
  3. Geoffroy Maurice, « La Fédération française de rugby veut son propre grand stade », sur www.lemonde.fr,‎ 20 juillet 2011 (consulté le 16 décembre 2011)
  4. « Projet de grand stade : Actualités », sur wwww.ffr.fr,‎ 8 septembre 2011 (consulté le 16 décembre 2011)
  5. Maxime Rouqié, « Projet de grand stade : Evry et Orly sont les deux survivants », sur www.lerugbynistere.fr,‎ 10 décembre 2011 (consulté le 16 décembre 2011)
  6. Grégory Jouin, « Le grand stade de rugby est-il vraiment indispensable ? », sur www.francetv.fr,‎ 13 décembre 2011 (consulté le 16 décembre 2011)
  7. http://www.essonne.fr/culture-sports-loisirs/toute-lactualite-de-culture-sports-loisirs/visualiser/le_grand_stade_pour_lessonne/
  8. Projet de grand stade de la Fédération Française de Rugby - commission nationale du débat public
  9. [PDF]COMMUNIQUE DES DECISIONS DE LA CNDP DU 5 DECEMBRE 2012 - 5 décembre 2012 - commission nationale du débat public
  10. [PDF]DECISION N° 2012 / 66 / GSFFR / 1 - 5 décembre 2012 - commission nationale du débat public
  11. [PDF]COMMUNIQUE DES DECISIONS DE LA CNDP DU 6 FEVRIER 2013 - 6 février 2013 - commission nationale du débat public
  12. [PDF]http://debatpublic.fr/docs//nomination_president_cpdp/decision-nomination-nouveau-president-stade-de-rugby.pdf
  13. [PDF]COMMUNIQUE DES DECISIONS DE LA CNDP DU 2 OCTOBRE 2013 - 2 octobre 2013 - commission nationale du débat public