Grand menhir brisé d'Er Grah

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Grand menhir brisé d'Er Grah
Image illustrative de l'article Grand menhir brisé d'Er Grah
Vue générale de l'édifice
Présentation
Nom local Men ar hroëc'h
Chronologie 5000 à 4500 avant JC
Type Menhir
Période Néolithique
Faciès culturel Mégalithisme
Protection Logo monument historique Classé MH (1935)
Visite libre d'accès
Caractéristiques
Dimensions 20.60 m (280 tonnes)
Matériaux Pierres
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 17″ N 2° 57′ 01″ O / 47.571306, -2.950222 ()47° 34′ 17″ Nord 2° 57′ 01″ Ouest / 47.571306, -2.950222 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Locmariaquer

  Géolocalisation sur la carte : golfe du Morbihan

(Voir situation sur carte : Golfe du Morbihan)
Grand menhir brisé d'Er Grah

  Géolocalisation sur la carte : Alignements de Carnac

(Voir situation sur carte : Sites mégalithiques de Carnac)
Grand menhir brisé d'Er Grah

Le Grand menhir brisé d'Er Grah, ou Men ar hroëc'h qui signifie « Pierre de la Fée » en Breton, situé sur le territoire de la commune de Locmariaquer, dans le Morbihan, est un menhir de dimensions exceptionnelles, le plus grand d'Europe : 18,5 m de hauteur lorsqu'il était dressé, 3 m de largeur, masse estimée à 280 t.

Ce menhir, dont l'érection remonterait au milieu du Ve millénaire av. J.-C. est aujourd’hui à terre et brisé en quatre morceaux. Il se dressait au milieu d'un ensemble monumental associant exceptionnellement, en un même lieu, les trois familles de monuments mégalithiques :

Historique[modifier | modifier le code]

Le Grand menhir brisé d'Er Grah, vu du tumulus d'Er Grah
Couchés sur le sol, deux des quatre morceaux du grand menhir d'Er Grah

Selon le préhistorien Charles-Tanguy Le Roux, les résultats des dernières fouilles archéologiques montrent que le menhir n'était pas solitaire : il était relié à un alignement de fosses contenant 18 autres menhirs, découverts à l’arrière de la « Table des Marchand ». Cet alignement laisse supposer l'existence d’un ancien complexe de pierres levées, érigées en file indienne, qui se tenaient alignées, de la plus grande à la plus petite, sur plus de 55 mètres en direction du nord à partir de la base du Grand menhir[2]. Toutes auraient été abattues vers 4300 av. J.-C..

Certains[3] ont cru y voir la « colonne du Nord » ou la « colonne boréale » du géographe grec dit le Pseudo-Scymnos de Chio[4] (Ie siècle av. J.-C.). D'autres lui ont attribué la fonction d'indiquer l'entrée du golfe du Morbihan, mais sans apporter d'éléments en ce sens.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Géolocalisation grâce à Google Maps et Géoportail
  2. Ministère de la Culture et de la Communication, Le Grand-Menhir... et les autres, sur le site Mégalithes du Morbihan, consulté le 5 juillet 2010.
  3. Voir, par exemple, ici.
  4. Voir Fragments des poèmes géographiques de Scymnus de Chio et du faux Dicéarque, éd. par Antoine Jean Letronne, Paris, 1840, p. 66-69 (en ligne) ; ou une éd. de 1878. Cf. Les Géographes grecs. Tome I, Introduction générale. Pseudo-Scymnos, Circuit de la terre, éd. et trad. par Didier Marcotte, Paris, 2000 (CUF, 403) (ISBN 2-251-00487-4).
  5. « Notice no PA00091390 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, Éric Gaumé, Yannick Lecerf, Jean-Yves Tinevez, Monuments mégalithiques à Locmariaquer (Morbihan) : Le long tumulus d'Er Grah dans son environnement, CNRS éditions, 2007, (ISBN 2-2710-6490-2)
  • J.-A. Cilleros (dir.), Lieux étranges, mondes insolites, Marshall Edition developments limited, Londres, 1994