Allianz Riviera

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Allianz Riviera
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Généralités
Adresse Boulevard des Jardiniers
06200 Nice Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 42′ 18″ N 7° 11′ 33″ E / 43.704926, 7.19260843° 42′ 18″ Nord 7° 11′ 33″ Est / 43.704926, 7.192608  
Construction et ouverture
Début construction 6 août 2011
Construction Environ 2 ans
Ouverture 22 septembre 2013
Architecte Jean-Michel Wilmotte
Coût de construction 245 000 000 €
Utilisation
Clubs résidents OGC Nice
Propriétaire Ville de Nice
Administration Nice Eco Stadium (NES) (filiale de Vinci Concessions)
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité 35 624 (football)
34 615 (rugby à XV)
34 834 (concert scène latérale)
44 624 (concert scène centrale)
Affluence
record
35 200 (FranceParaguay) (1er juin 2014)[1]
Dimensions 105 m × 68 m (football)
131 m × 73 m (surface totale engazonnée)

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L’Allianz Riviera[2] est un stade multifonction, situé dans le quartier Saint-Isidore à Nice, dans les Alpes-Maritimes. Il compte environ 35 000 places[3]. Son club résident est l'Olympique gymnaste club Nice Côte d'Azur qui y a livré son premier match le 22 septembre 2013. Démarré officiellement le 6 août 2011[4], le chantier s’est achevé en septembre 2013. L'Allianz Riviera sera l'un des stades hôtes de l'Euro 2016.

Historique[modifier | modifier le code]

Premier projet annulé[modifier | modifier le code]

Après l'échec en 2002 d'un premier projet visant à la reconstruction du stade du Ray, la municipalité de Jacques Peyrat annonce en décembre 2005, la construction d'un nouveau stade de 32 600 places dans la plaine du Var. Bien que fortement critiqué par un certain nombre d'acteurs politiques quant à son utilité et son format, le nouveau stade a pour objectif de remplacer le vétuste et octogénaire stade du Ray et de doter le club de football de l'OGC Nice d'une enceinte digne de ce nom et des moyens de développer un projet sportif ambitieux au sein de l'élite du football français et européen. Ce stade doit être construit dans la plaine du Var, dans le quartier Saint-Isidore. Les travaux de terrassement commencent en juillet 2006.

Cependant, un recours en justice suspend le chantier : le préfet des Alpes-Maritimes, considérant que le marché public entre la mairie de Nice et le consortium CARI-Spada devant construire et exploiter le stade, n'est pas conforme au code des marchés publics, car il n'indique pas le tarif à la charge des spectateurs (ce qui fut également le cas pour le projet du stade de France, irrégularité qui n'a pas été relevée), demande en référé l'arrêt du chantier. Le tribunal administratif de Nice et la cour administrative d'appel de Marseille font droit à cette requête en août puis octobre 2006 et prononcent la suspension du chantier dans l'attente du jugement sur le fond. L'examen du dossier sur le fond, en décembre 2006, amène ensuite le tribunal administratif de Nice à prononcer l'annulation du marché public concerné. En marge de cette affaire, le procureur de la République Éric de Montgolfier ouvre le 5 octobre 2006 une enquête préliminaire pour délit de favoritisme. Par la suite, un autre projet de stade, à financement exclusif de l'OGC Nice a, semble-t-il, été abandonné pour cause d'impossibilité de délivrer un permis de construire, en raison d'un plan d'aménagement de la plaine du Var ne permettant pas la construction d'un équipement dépourvu d'intérêt public.

Nouveau projet[modifier | modifier le code]

Mise en place[modifier | modifier le code]

Le 20 octobre 2008, le nouveau député-maire de Nice Christian Estrosi relance le projet et annonce que le futur grand stade où évoluera l'OGC Nice sera livré « au plus tard en juin 2013 ». Le nouveau projet prévoit une enceinte de 35 000 à 40 000 places sur le terrain de Saint-Isidore, dans la plaine du Var[5]. Le projet est confirmé par Christian Estrosi le 27 avril 2009 lors de la désignation de l'entreprise chargée de l'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO)[6]. Celle-ci est confiée par la commission d'appels d'offres de la ville au cabinet de conseil Pricewaterhousecoopers, aidé par un cabinet d'avocats et deux bureaux d'études[6]. En octobre 2009, la ville suit les conclusions de l'assistant à maîtrise d’ouvrage en choisissant un partenariat public-privé pour financer la construction du stade, ce qui est, d'après le maire de Nice, la solution la plus avantageuse financièrement[7]. Elle permettrait d'obliger l'opérateur privé partenaire à payer des pénalités en cas de retard de construction ainsi que de financer les éventuels surcoûts[8]. Cette décision est entérinée quelques jours plus tard par le conseil municipal[9] et l'appel d'offre est lancé[10].

En août 2010, le projet est publié par la Commission nationale du débat public[11]. Il prévoit un coût de construction de 166 millions d'euros[11] hors taxes, soit environ 200 millions d'euros toutes taxes comprises[12]. Cependant, en octobre 2010, le coût est revu à la hausse et atteint désormais 245 millions d'euros toutes taxes comprises[13]. Le magazine Capital indique qu'avec 634 euros par foyer fiscal, le nouveau stade niçois est celui qui a le coût le plus élevé parmi tous les stades en construction ou en rénovation retenus pour l'Euro 2016[14]. L'État français devrait apporter dix-huit millions d'euros et le département des Alpes-Maritimes vingt millions d'euros[8]. Dès la livraison du stade, son exploitation sera concédée durant vingt-sept ans à l'opérateur choisi, lequel assurera la maintenance et l'entretien en échange d'une redevance annuelle de la ville de Nice[8]. Celle-ci devrait s'élever à 8,3 millions d'euros[8].

Le 11 octobre 2010, au palais Masséna[15], le maire de Nice annonce que le projet « pressenti » est celui de l'entreprise Vinci Concessions du groupe Vinci, associée à la Caisse des dépôts et consignations et à South Europe Infrastructure Equity Finance (SEIEF), une filiale du groupe financier Dexia et de la Banque européenne d'investissement[13]. Ce projet fait appel à l'agence d'architecture Wilmotte & Associés de Jean-Michel Wilmotte[16]. Les deux autres projets en lice, celui de l'entreprise Bouygues associée aux Ateliers Jean Nouvel et celui de CARI, ne sont donc pas retenus[13]. Le choix du projet Vinci Wilmotte est confirmé lors du conseil municipal de la ville le 17 décembre 2010[17], après la phase de concertation publique du mois de novembre[15]. Le permis de construire est déposé début 2011 et accordé fin juillet 2011. La construction du stade est assurée par Vinci Construction France en partenariat avec des entreprises niçoises[18]. L'exploitation du stade et son entretien sont confiés à la société Nice Eco Stadium (NES)[18]. Celle-ci est détenue à 50 % par Vinci Concessions, à 25 % par la Caisse des dépôts et consignations, et à 25 % par SEIEF[19]. Le développement et la commercialisation des espaces commerciaux et de bureaux qui entoureront le stade seront confiés à une société détenue par Vinci Immobilier et Vinci Construction France[18].

Construction[modifier | modifier le code]

Les travaux démarrent début août 2011[4] et se terminent en septembre 2013. À la fin du mois de mai 2012, la hauteur des murs de béton avait atteint la moitié de la hauteur totale du stade, soit une vingtaine de mètres sur 42[19]. Au 1er juin 2012, la moitié du béton avait été coulée[19]. Le gros œuvre a été terminé au début du mois de novembre 2012[20]. Par ailleurs, l'installation de la charpente sur la poutre Atlas, qui fait le tour de l'enceinte et qui est mise en place de mi-septembre à mi-décembre 2012, débute en octobre 2012 pour se terminer à la mi-mars 2013[21],[22].

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Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le stade est de catégorie 3 dans le classement UEFA des stades[3]. Son orientation est nord-sud et son terrain mesure 131 mètres sur 73[réf. nécessaire].

Nom[modifier | modifier le code]

Le 6 juin 2010, Christian Estrosi annonce que le projet de nouveau stade porte désormais le nom d'« Olympic Nice Stadium »[23]. Toutefois, il ne s'agit pas du nom donné au stade car celui-ci sera soumis à un contrat de naming[13] négocié par Vinci[24]. Au mois de mai 2012, l'assureur Allianz est pressenti[19]. Le nom est finalement dévoilé le 23 juillet 2012 : le stade s'appellera Allianz Riviera[2], du nom de l'assureur allemand Allianz. Celui-ci versera en échange 1,8 millions d'euros par an durant 9 ans[2].

Caractéristiques architecturales[modifier | modifier le code]

La charpente mixte bois/métal couvrant les gradins avec son porte-à-faux de 46 m a été réalisée par le groupement FARGEOT Lamellé Collé (Vinci) et SMB. 4 000 m³ de bois, 6 000 pièces de lamellé collé et 3 500 T de métal la composent. Elle est surmontée d'un tirant en acier sur lequel est posée une membrane précontrainte[25]. Celle-ci est en éthylène tétrafluoroéthylène (ETFE) transparent pour la partie qui recouvre l'arrière des tribunes (la structure en bois est donc visible depuis l'extérieur du stade) ainsi que pour l'extrémité du toit des tribunes[25]. Toutefois, la plus grande partie de ce toit est constitué d'une membrane précontrainte en PVDF (polyfluorure de vinylidène ou polychlorure de vinylidène) translucide ce qui assure la filtration de la lumière naturelle[25]. L'entreprise Serge Ferrari, a fourni en couverture la membrane composite translucide Précontraint® 1202 S2 . Celle-ci assure le confort des spectateurs grâce à une lumière naturelle diffuse ainsi que leur protection en cas d’intempéries. Complément d’absorption acoustique dans les très hautes fréquences, elle participe également au contrôle de la réverbération sonore au cœur de l’enceinte sportive. 100% recyclables, les 13.600 m2 de membrane s’inscrivent dans la démarche de respect environnemental souhaitée par la maîtrise d’ouvrage et par l’architecte Jean-Michel Wilmotte[26].

Tribunes[modifier | modifier le code]

La tribune Populaire Sud.

La capacité du stade est de 35 624 places en configuration football et 34 615 places en configuration rugby[27]. Il comporte trois niveaux : les premier et second niveaux contiennent chacun entre 13 000 et 14 000 places, et le dernier niveau, plus petit, offre environ 8 000 places. Le « grand public » bénéficie d'environ 30 000 places réparties sur tous les niveaux ; la tribune présidentielle, au centre du second niveau côté ouest, contient quant à elle 400 places, et la tribune « affaires et prestige » un peu plus de 3 000 places[27]. La tribune accueillant les supporters de l'équipe visiteur (lors des matchs de football) se trouve dans le coin nord-est du stade et dispose de 1 760 places[27], la tribune de presse, au troisième niveau côté ouest, peut accueillir près de 200 personnes, et 240 places sont réservées aux personnes à mobilité réduite[27]. Le stade dispose en outre de loges d'une capacité totale de 600 places situées sur les côtés est et ouest en haut du deuxième niveau[27]. Il y a en tout 4 000 sièges VIP : 600 en loges/box, 400 en salon présidentiel, et 3 000 places pour les six autres salons (salons « baie des Anges », « Saleya », « brasserie des aiglons », « fan club rouge & noir », « pub 1904 » et « Azur »). Par ailleurs, les tribunes au nord et au sud sont rétractables, permettant ainsi de passer d'une configuration football à une configuration rugby et inversement[28].

Au cours de la phase de construction, la couleur des sièges du stade est l'objet d'une polémique suscitée par les protestations d'une partie des supporteurs de l'OGC Nice[29],[30]. Ces derniers pensent savoir que l'architecte Jean-Michel Wilmotte souhaite utiliser le jaune ou le gris, ce qui n'est pas conforme aux couleurs du club[29]. Une pétition est lancée fin avril 2012 dans le but d'opter pour le rouge et le noir[29]. Peu après, Christian Estrosi dément la rumeur et déclare qu'il « n'imagine pas que [les sièges] soient autrement que rouge et noir[30]. » Dans le même temps, Jean-Michel Wilmotte assure que même si aucune décision n'a encore été prise, il imagine des sièges dont la partie sur laquelle s'assoient les spectateurs est grise, et le reste est rouge ou noir[29]. Ceci permettrait de distinguer de loin « des rayures rouges et noires ; ou bien un logo rouge sur fond noir ou l'inverse[29]. » Il promet d'en discuter avec les supporteurs[30]. Finalement, les sièges installés sont gris clair, leurs fixations noires, et un autocollant rouge leur est apposé sous l'assise.

Le choix des noms des quatre tribunes est soumis à une procédure de sélection en deux phases. La première réduit l'ensemble des propositions reçues par la mairie de Nice à partir du 8 septembre 2012 aux dix noms les plus cités[31]. La seconde consiste à faire choisir par un jury les quatre noms finaux[31]. Le jury est composé de Christian Estrosi, Gilles Veissière (son adjoint délégué aux sports), Jean-Pierre Rivère (président de l'OGC Nice), Xavier Lortat-Jacob (directeur général de Nice Eco Stadium)[32], et cinq représentants de clubs de supporters[31]. Le 20 octobre 2012 sont dévoilés les dix noms présélectionnés[33]. Il s'agit d'anciens footballeurs de l'OGC Nice (Adams, Bjeković, Gonzales et Nurenberg), de personnages historiques et d'hommes politiques niçois (Garibaldi, Masséna, Médecin - pour Jean et Jacques Médecin - et Ségurane), ainsi que du terme « Sud » et du toponyme « Ray » (en référence au stade du Ray)[33]. Les quatre noms retenus sont annoncés le 14 décembre 2012. Il s'agit de « Garibaldi » pour la tribune est, « Ségurane » pour la tribune ouest, « Ray » pour la tribune nord et « Populaire sud » pour la tribune sud[34],[32].

Concerts et spectacles[modifier | modifier le code]

En dehors des rencontres sportives, le stade peut accueillir d'autres événements tels que des concerts[3]. Lors de ces derniers, si la scène est placée latéralement (devant l'un des deux virages), la capacité du stade est de 34 834 spectateurs dont 10 000 sur la pelouse. Si elle est placée au centre, le stade peut accueillir 44 624 personnes dont 9 000 sur la pelouse[27]. Ce nombre reste inférieur à la capacité maximale du stade Charles-Ehrmann (56 500 spectateurs pour les concerts) situé non loin.

Autour de l'enceinte[modifier | modifier le code]

Le stade est multifonctionnel, il intègre des espaces de restauration, des commerces, des bureaux, des services ainsi que le musée national du Sport. Son socle ainsi que ses alentours doivent à terme abriter environ 29 000 mètres carrés d'espaces commerciaux et de bureaux[28]. Le musée national du sport, au nord du stade[35], dispose de 5 000 mètres carrés[28]. Le parking, enterré, a une capacité de 1 450 places[28] situées sous les tribunes ainsi qu'à l'est du stade[35]. La ligne 3 du tramway de Nice, pour l'instant en projet, devrait desservir le stade avec deux arrêts[25] à partir de 2018[36].

Écologie[modifier | modifier le code]

Le projet se veut écologique. Le choix d'une structure en bois plutôt qu'en métal est ainsi censé permettre une réduction des émissions de CO2[28]. Des panneaux photovoltaïques d'une surface totale de 7 500 mètres carrés seront aussi posés sur le toit, et seront complétés par 6 000 mètres carrés sur le toit du parking enterré des bus et 2 500 mètres carrés sur le toit d'un des bâtiments situés à côté du stade et le long d'une « allée solaire »[25]. Le stade devrait ainsi produire trois fois plus d'énergie qu'il n'en consomme[25]. De plus, la ventilation des locaux est présentée comme étant naturelle et devrait utiliser les vents de la plaine du Var pour rafraîchir l'air par le biais d'un système de mur soufflant[28]. La membrane Précontraint Serge Ferrari utilisée en toiture est 100% recyclable et éco-conçue.

Club résident[modifier | modifier le code]

Le coup d'envoi du premier match à l'Allianz Riviera le 22 septembre 2013

Le stade a comme club résident, l'OGC Nice. L'Allianz Riviera prend ainsi la suite du stade du Ray. Le 3 septembre 2013, le cœur de la pelouse du stade du Ray est symboliquement transplanté au centre de la pelouse de l'Allianz Riviera[37]. Le nom des tribunes Ray et Populaire Sud rappelle également l'ancien stade.

L'OGC Nice joue son premier match à l'Allianz Riviera le 22 septembre 2013 face au Valenciennes Football Club (victoire écrasante de l'OGC Nice 4-0).

Évènements au stade[modifier | modifier le code]

Rencontre inaugurale[modifier | modifier le code]

La rencontre inaugurale de l'Allianz Riviera se déroule le 22 septembre 2013 : l'OGC Nice affronte le Valenciennes Football Club (4 buts à 0), à l'occasion de la 6e journée de la saison 2013-2014 de Ligue 1[38]. Le match se joue à guichets fermés et le vieux record d'affluence pour un match à domicile de l'OGC Nice qui remontait à 1952 est largement battu[38]. Darío Cvitanich est le premier buteur de l'histoire du nouveau stade en ouvrant la marque sur penalty avant qu'Éric Bauthéac n'augmente la marque sur action de jeu, puis Christian Brüls de la tête, et enfin le niçois Alexy Bosetti[39]. La présence de Patrick Bruel, supporter notoire du PSG, venu interpréter trois chansons, déclenche la bronca du public[40],[41]. Un feu d'artifice clôture la journée[42].

RC Toulon : saison 2013-2014[modifier | modifier le code]

L'enceinte niçoise accueille trois matchs du Rugby club toulonnais au cours de la saison 2013-2014[43] : le 5 octobre 2013 à l'occasion de la réception de l'ASM Clermont Auvergne (9e journée du Top 14), le 11 janvier 2014 contre les Cardiff Blues (match de poule de la H Cup) et enfin le 3 mai 2014 contre le Stade Français (26e journée de Top 14). Après les deux premières rencontres, la cohabitation entre footballeurs et rugbymens est discutée compte tenu des dégradations de la pelouse constatée à l'issue des matchs de rugby[44].

Date Compétition Équipe 1 Équipe 2 Score Affluence
5 octobre 2013 Top 14 Drapeau : France RC Toulon Drapeau : France ASM Clermont Auvergne 25-19 33 996
11 janvier 2014 H Cup Drapeau : France RC Toulon Drapeau : Pays de Galles Cardiff Blues 43-20 31 170
3 mai 2014 Top 14 Drapeau : France RC Toulon Drapeau : France Stade Français 17-15 30 153

Euro 2016[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 2010, l'UEFA annonce que la France organisera le championnat d'Europe de football 2016.

Le 20 mai 2011, le conseil fédéral de la Fédération française de football a officiellement désigné, à l'unanimité moins une voix, le Grand Stade de Nice comme l'un des stades français qui accueilleront les matchs de l'Euro 2016[45],[46].

Le 25 avril 2014,le calendrier de la compétition est dévoilé ainsi que l'attribution des différents matchs aux onze stades retenus, l'Allianz Riviera devant accueillir trois matchs de poules, les 12, 17 et 22 juin 2016, et un huitième de finale, le 27 juin 2016[47].

Autres rencontres internationales[modifier | modifier le code]

Le 1er juin 2014, l'équipe de France de football affronte le Paraguay en match amical de préparation avant la Coupe du monde de football 2014 au Brésil devant 35.200 spectateurs, établissant ainsi un nouveau record d'affluence pour le stade[48]. La rencontre, qui se termine par un score nul de 1-1 (Griezmann 82ème, Caceres 87ème), est suivie par 7,431 millions de téléspectateurs. L'équipe de France n'avait plus joué à Nice depuis 44 ans.

Le 2 août 2014, l'OGC Nice affronte le FC Barcelone en match amical.

Incidents[modifier | modifier le code]

De sérieux incidents se produisent le 24 novembre 2013 lors de la rencontre entre l'OGCN et l'A.S. Saint-Étienne[49],[50]. Une partie des supporters stéphanois, déchaînés, brisent des dizaines de sièges et les jettent vers le public niçois[51],[52],[53],[54]. Une quinzaine d'entre eux escaladent la barrière séparative. Dans le même temps quelques supporters niçois font le tour du stade pour en découdre. Les individus ayant franchis la barrière sont refoulés par les CRS vers leur tribune. Dans la précipitation, l'un tombe et se retrouve suspendu par les bras au-dessus du vide[55]. Huit personnes, dont deux stadiers, sont légèrement blessées. Les 450 supporters stéphanois présents sont finalement évacués du stade avant le coup d'envoi et ne peuvent assister à la rencontre. Ils repartent aussitôt vers Saint-Étienne.

Jean-Pierre Rivère, président de l'OGC Nice et Roland Romeyer, président de l'ASSE se renvoient la responsabilité des incidents[55],[56]. Le directeur de la sécurité publique des Alpes-Maritimes dément le caillassage du bus des stéphanois, évoqué comme une cause possible des violences[57],[58]. Néanmoins une des sociétés de transport des supporters stéphanois dépose plainte, une vitre latérale extérieur d'un de ses bus ayant été brisé par un projectile avant l'entrée dans le stade[59]. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls en appelle aux présidents de clubs et dénonce des pseudo-supporters[60]. La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, condamne également les échauffourées[61]. Frédéric Thiriez, président de la L.F.P. évoque une interdiction des déplacements de supporters[57],[62]. La sécurité de l'OGCN annonce un dépôt de plainte pour dégradations volontaires, environ 200 sièges ayant été brisés[63].

Devant l'ampleur des dégradations, la police procède dans les jours qui suivent à plusieurs interpellations[64] et deux supporters sont incarcérés, l'un stéphanois, l'autre niçois[65],[66],[67]. Les avocats des supporters interpellés dénoncent un excès de précipitation, un avion ayant été affrété pour enmener les six stéphanois à Nice à une première audience[66]. Une audience de jugement se déroule au tribunal correctionnel de Nice le 26 décembre 2013. Des peines d'emprisonnement avec sursis et des interdictions de stade sont prononcées[68]. La Fédération française de football, la Ligue professionnelle de football et la ville de Nice sont accueillies en leur constitution de partie civile. L'AS Saint-Étienne et l'OGC Nice sont en revanche déboutés[68]. L'audience civile destinée à fixer le montant des réparations à verser aux parties civiles est fixée au 15 avril 2014[69].

Des observateurs pointent la sécurité du stade et la fragilité des sièges. Ils relèvent également un parcage visiteur non étanche[54], la tribune visiteuse n'étant pas cloisonnée par des grillages ou des filets évitant les jets de projectiles comme au Parc des Princes où des incidents similaires avaient opposé en 1993 les supporters du PSG à ceux d'Anderlecht en coupe d'Europe.

La Commission de discipline inflige à l'AS Saint-Étienne un match à huis clos ferme plus un match à huis clos avec sursis sur la tribune Jean-Snella du stade Geoffroy-Guichard. L'OGC Nice écope d'une amende de 15,000 euros en sa qualité de club organisateur[70]. Les sanctions sont globalement confirmées en appel, le second huis-clos, avec sursis, pour la tribune Snella, se transformant toutefois en huis-clos ferme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Delgoulet, « France-Paraguay à Nice: l'ambiance des grands soirs à l'Allianz Riviera »,‎ 2014 (consulté le 2 juin 2014)
  2. a, b et c « OGC Nice : Le nouveau stade s'appellera L'Allianz Riviera », sur 20 minutes (consulté le 23 juillet 2012)
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  4. a et b Jean-Michel Chevalier et Yann Delanoë, « Nice Stadium : le coup d'envoi du chantier est donné », Nice-Matin, 6 août 2011. Consulté le 6 août 2011.
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  6. a et b « Nice : livraison du grand stade pour 2013, confirme Estrosi », Agence France-Presse, 27 avril 2009. Consulté le 10 octobre 2010.
  7. « Un partenariat public-privé pour le grand stade de Nice », Le Moniteur avec AFP, 16 octobre 2009. Consulté le 10 octobre 2010.
  8. a, b, c et d Jean Christophe Magnenet, « La ville a présenté le projet pressenti pour doter la plaine du Var d'un stade flambant neuf… », 20 minutes, 12 octobre 2010.
  9. Nice Stadium, site officiel de la mairie de Nice. Consulté le 30 décembre 2010.
  10. Détail de l'appel d'offre - contrat de partenariat pour le Grand Stade à Nice, sur klekoon.com, le portail des marchés publics et privés. Consulté le 10 octobre 2010.
  11. a et b Projet de construction du Nice Olympic Stadium, site officiel de la Commission nationale du débat public. Consulté le 10 octobre 2010.
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  13. a, b, c et d Philippe Givelet, « Le Stade de Nice a un visage », Le Figaro, 12 octobre 2010.
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  17. Philippe Fiammetti, « Grand stade de Nice: c'est voté », Nice-Matin, 18 décembre 2010. Consulté le 30 décembre 2010.
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  21. Jean-Christophe Magnenet, « L'Allianz Riviera sort de terre », 20 minutes,‎ 24 octobre 2012 (lire en ligne)
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  28. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées plaquette.
  29. a, b, c, d et e Philippe Fiammetti, « Nice Stadium : les supporters s’inquiètent de la couleur des sièges », Nice-Matin, 2 mai 2012.
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  56. http://www.nicematin.com/ogc-nice/video-passe-darmes-entre-presidents-apres-les-incidents-a-lallianz-riviera.1523120.html
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  58. http://sport24.lefigaro.fr/football/diaporamas/les-incidents-de-nice-saint-etienne-en-images
  59. http://www.butfootballclub.fr/964689-asse-voici-la-preuve-que-le-bus-des-verts-a-bien-ete-caillasse/
  60. Le "football est encore malade de ces pseudo-supporteurs" En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sport/incidents-nice-saint-etienne-l-interieur-s-en-prend-aux-dirigeants-de-clubs_1302633.html#g3q7wbJu6AeOfsbr.99
  61. http://www.nicematin.com/nice/manuel-valls-et-valerie-fourneyron-condamnent-les-incidents-a-lallianz-riviera.1523114.html
  62. http://www.nicematin.com/ogc-nice/incidents-avant-ogc-nice-saint-etienne-frederic-thiriez-enrage-contre-les-cretins-et-previe.1523118.html
  63. http://www.lexpress.fr/actualite/sport/incidents-nice-saint-etienne-l-interieur-s-en-prend-aux-dirigeants-de-clubs_1302633.html
  64. http://rhone-alpes.france3.fr/2013/12/04/incidents-nice-st-etienne-8-supporters-places-en-garde-vue-371185.html
  65. http://www.nicematin.com/football/heurts-a-lallianz-riviera-deux-supporters-ecroues-proces-renvoye-au-26-decembre.1541510.html
  66. a et b http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Un-exces-de-precipitation/422817
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  70. La Commission de discipline a rendu son verdict après les incidents entre supporters qui avaient émaillé la rencontre Nice - Saint-Étienne, le 24 novembre.

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