Grand Sanhédrin

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1806 : Napoléon rétablit le culte israélite

Le Grand Sanhédrin est une cour suprême juive, créée le [1] comprenant soixante-et-onze rabbins.

Il a été convoqué par Napoléon Ier, en séance solennelle à Paris le afin de donner une sanction religieuse aux principes exprimés par l'Assemblée des notables en réponse aux douze questions qui lui avaient été soumises par le gouvernement. Le nom faisait référence au Sanhédrin, le principal corps législatif et judiciaire du peuple juif jusqu'à l'antiquité tardive.

Le président était David Sintzheim, rabbin de Strasbourg, beau frère de Cerf Berr.

Les douze questions[modifier | modifier le code]

  • Première question : Est-il licite aux juifs d'épouser plusieurs femmes?
  • Deuxième question : Le divorce est-il permis par la religion juive ? Le divorce est-il valable sans qu'il soit prononcé par les lois contradictoires à celles du Code français ?
  • Troisième question : Une juive peut-elle se marier avec un chrétien, et une chrétienne avec un juif; ou la loi veut-elle que les juifs ne se marient qu'entre eux ?
  • Quatrième question : Aux yeux des juifs, les Français sont-ils leurs frères ; ou sont-ils des étrangers ?
  • Cinquième question : Dans l'un et dans l'autre cas, quels sont les rapports que leur loi leur prescrit avec les Français qui ne sont pas de leur religion ?
  • Sixième question : Les juifs nés en France, et traités par la loi comme citoyens français, regardent-ils la France comme leur patrie, ont-ils l'obligation de la défendre ?
  • Septième question : Qui nomme les rabbins ?
  • Huitième question : Quelle jurisdiction de police exercent les rabbins parmi les juifs ? Quelle police judiciaire exercent-ils parmi eux ?
  • Neuvième question : Ces formes d'élection, cette jurisdiction d ai pouce judiciaire (?) sont-elles voulues par la loi, ou seulement consa­crées par l'usage ?
  • Dixième question : Est-il des professions que la loi des juifs leur défende ?
  • Onzième question : La loi des juifs leur défend-elle l'usure[2] envers leurs frères?
  • Douzième question : Leur défend-elle ou leur permet-elle de faire l'usure aux étrangers ?

La Décision du Grand Sanhédrin a été imprimée et publiée dans le Moniteur Universel du 11 avril 1807, pages 398 à 400. La réponse argumentée à chaque article est précédée d'un Préambule

Voir « Extrait de journaux parisiens : Le Publiciste et le Journal de l'Empire », © Maurice Gelbard - ISBN 2-9505795-8-2,‎ 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques-Paul Migne, Encyclopédie théologique, 1849
  2. Sous l'Ancien Régime, le mot usure désignait toute forme de prêt à intérêt, sauf pour financer un invesstissemnt productif. Le prêt à intérêt a entièrement été libéralisé en 1790, et par la suite le mot usure a pris le sens de prêt avec un taux d'intérêt abusif.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]