Grand Prix Drivers' Association

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Grand Prix Drivers' Association

Cadre
Forme juridique Association de pilotes de Formule 1
But Protection et sécurité des pilotes
Zone d’influence monde
Fondation
Fondation
Fondateur Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss
Drapeau : Suède Jo Bonnier
Identité
Siège Monte-Carlo,Monaco Monaco
Président Drapeau de l'Espagne Pedro de la Rosa
Vice-président Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button
Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel
Représentativité rôle consultatif auprès de la FIA
Dissolution
Dissolution 1982 (reformation en 1994)


Le GPDA (ou Grand Prix Drivers' Association) est l'association des pilotes de Grand Prix de Formule 1. Formée en 1961, elle joue un rôle consultatif dans les questions liées à la sécurité en Formule 1.

Historique[modifier | modifier le code]

Le GPDA voit le jour en mai 1961 à l'occasion du Grand Prix de Monaco. Emmené par Stirling Moss et Jo Bonnier, son rôle est de fédérer les pilotes afin de peser auprès de la fédération internationale et des organisateurs sur les questions liées à la sécurité mais aussi aux primes d'engagement. Le poids du GPDA lors de ses premières années d'existence reste assez négligeable, mais sous l'impulsion de Jackie Stewart, les pilotes commencent à faire entendre leur voix dans la deuxième partie des années 1960. Leur revendications conduisent notamment à l'annulation du Grand Prix de Belgique en 1969 (le circuit de Spa-Francorchamps étant jugé trop dangereux) et au boycott du Nürburgring en 1970. Avant même l'accident de Niki Lauda survenu au mois d'août 1976, le GPDA fait également pression pour que la F1 quitte définitivement le Nürburgring à partir de 1977.

Le GPDA connait ses heures les plus animées lors de l'intersaison 1981-1982, lorsque son président, le Français Didier Pironi, apprend que la FISA et les constructeurs se sont mis d'accord pour instaurer une super-licence qui aura pour conséquence de restreindre la liberté contractuelle des pilotes. Sous l'impulsion du GPDA, les pilotes déclenchent un mouvement de grève lors des premiers essais du Grand Prix d'Afrique du Sud, course d'ouverture de la saison 1982. Retranché dans le salon d'un luxueux hôtel de Johannesburg transformé pour l'occasion en dortoir, les pilotes ne cèdent pas aux menaces de suspension à vie brandies par Jean-Marie Balestre et finissent par obtenir gain de cause. Mais dans les mois qui suivent, l'accident de Didier Pironi ainsi que les derniers soubresauts de la guerre FISA-FOCA ont raison de l'existence du GPDA.

Après 12 années de mise en sommeil, l'association des pilotes est officiellement réactivée lors du Grand Prix de Monaco 1994, qui suit les accidents mortels de Roland Ratzenberger et Ayrton Senna survenus deux semaines plus tôt à Imola. Ironiquement, c'est Senna lui même qui, le matin même de sa mort, lors du briefing des pilotes, avait émis l'idée d'une reformation du GPDA.

Le GPDA se préoccupe surtout des questions de sécurité, notamment sur les circuits. N'ayant aucun pouvoir décisionnel, il bénéficie d'une certaine écoute des organisateurs et de la fédération, même si ses rapports sont souvent assez tendus avec son président Max Mosley.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le GPDA est composé d'un directoire formé par un président et deux vice-présidents. En 2010, il s'agit de Nick Heidfeld, Felipe Massa et Sebastian Vettel. En août 2010, Nick Heidfeld devient pilote d’essai pour Pirelli et n'est plus en mesure de se déplacer sur les Grands Prix comme il le faisait en tant que pilote de réserve de Mercedes Grand Prix. Il démissionne donc de son poste de président et, le 28 août, lors du Grand Prix de Belgique à Spa, Rubens Barrichello lui succède.

À la suite de son départ de la Formule 1 et de sa reconversion en Indy Car Series, Rubens Barrichello cède sa place à Pedro de la Rosa qui revient à la tête du GPDA, avec toujours comme adjoints Sebastian Vettel et Felipe Massa.

Lors du Grand Prix automobile de Malaisie 2013, De la Rosa conserve son poste de président et Jenson Button est élu directeur, à la place de Felipe Massa, au côté de Sebastian Vettel[1].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Des dissensions sont apparues au sein du GPDA suite au Grand Prix des États-Unis 2005, marqué par le retrait avant la course de tous les concurrents équipés de pneus Michelin. Dans un communiqué, le GPDA apporta son soutien aux écuries chaussées de pneus Michelin, menacées de graves sanctions par la FIA, mais Michael Schumacher, coprésident du GPDA et pilote Ferrari (écurie chaussée de Bridgestone) se désolidarisa de cette initiative, arguant du fait que le GPDA sortait de son domaine de compétence en se mêlant de problèmes politiques.
Cette polémique a fait ressurgir le principal reproche adressé au GPDA au moment de sa disparition au début des années 1980, à savoir la difficulté pour les pilotes de s'exprimer indépendamment des intérêts de l'écurie pour laquelle ils courent.

En 1996, tous les pilotes étaient membres du GPDA, à l'exception notable de Jacques Villeneuve, qui considérait les activités de l'association des pilotes comme inutiles. Le Canadien a fini par l'intégrer avant, en compagnie de Pedro de la Rosa, d'en claquer la porte à l'issue du Grand Prix de Monaco 2006. Cette décision faisait suite au refus du GPDA de désavouer publiquement Michael Schumacher pour sa manœuvre lors des qualifications du Grand Prix[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. F1 - GPDA : De la Rosa reste président, Button directeur à la place de Massa http://motorsport.nextgen-auto.com, 22 mars 2013
  2. Villeneuve se barre du GPDA leblogauto.com, 11 juin 2006