Grand Sarcouy

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Grand Sarcouy
Vue du Grand-Sarcouy (à droite) et du Petit Sarcouy (à gauche) depuis le puy de Côme.
Vue du Grand-Sarcouy (à droite) et du Petit Sarcouy (à gauche) depuis le puy de Côme.
Géographie
Altitude 1 147 m
Massif Chaîne des Puys
(Massif central)
Coordonnées 45° 48′ 52″ N 2° 58′ 56″ E / 45.8145, 2.982245° 48′ 52″ Nord 2° 58′ 56″ Est / 45.8145, 2.9822  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Géologie
Type Volcan gris
Activité Endormi
Dernière éruption Inconnue
Code 0100-02-
Observatoire Aucun

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

(Voir situation sur carte : Puy-de-Dôme)
Grand Sarcouy

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Grand Sarcouy

Le Grand Sarcouy ou Sarcoui est un volcan de la chaîne des Puys, dans le Massif central.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Situé à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Clermont-Ferrand et à 2 kilomètres au sud-ouest de Chanat-la-Mouteyre, ce puy est localisé entre le puy des Goules (au sud) et le Petit Sarcouy (au nord) qui, ensemble, partagent la même histoire géologique.

Topographie[modifier | modifier le code]

C'est un volcan endormi de type péléen sans cratère. Ce dôme en coupole, au sommet aplati, ressemble à un chaudron renversé, c'est pourquoi il est parfois surnommé « le Chaudron ». Le Grand Sarcouy s'est édifié en s'appuyant sur les deux autres et est désormais un peu plus haut que ses deux aînés puisqu'il culmine à 1 147 mètres, alors que le puy des Goules mesure 1 146 mètres et le Petit Sarcouy 1 041 mètres. Il s'élève sur une hauteur de 250 m et son diamètre est de 800 m[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Cette vue du flanc est du Grand Sarcouy laisse deviner la roche trachytique claire qui constitue le dôme

La lave qui lui a donné naissance est un trachyte sub-alcalin très clair, presque blanc, aussi appelé domite, trop visqueuse pour faire des coulées. La roche ainsi obtenue contient quelques phénocristaux de feldspaths et de biotite. Tout le pourtour du dôme est couvert d'une couche épaisse de cendres volcaniques de nature trachytique. Des carrières exploitant les cendres volcaniques ont permis de mettre à nu les couches les plus profondes et les plus anciennes. Les premières productions du Grand Sarcouy reposent sur des scories basaltiques du Petit Sarcouy, ce qui démontre la plus grande ancienneté de ce dernier[1]. Les premières productions sont des tufs volcaniques de couleur ocre, constitués de lapilli trachytiques émis par ce volcan, ainsi que de fragments basaltiques provenant des deux puys plus anciens et de débris de socle cristallin[1]. Ces tufs comprennent des particules de toutes tailles, depuis les cendres fines jusqu'aux blocs. Au-dessus, des brèches volcaniques et des cendres témoignent du passage de plusieurs nuées ardentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire géologique[modifier | modifier le code]

La formation du complexe du Sarcouy est assez similaire à celle des puys des Gouttes et Chopine. En premier lieu apparaissent deux cônes de scories basaltiques, le puy des Goules puis le Petit Sarcouy, deux cônes stromboliens émettant des laves de type basaltique. Ceux-ci sont ensuite entaillés par une série d'explosions qui ouvrent un maar trachytique entouré d'un anneau de tuf volcanique stratifié. Ce cratère est ultérieurement comblé par une lave trachytique visqueuse qui s'accumule en un dôme légèrement aplati, formant ainsi le Sarcouy, aussi dénommé « Chaudron », accompagné de brèches et cendres issues de nuées ardentes. Plus tard, le flanc ouest de l'ensemble recevra des cendres trachytiques provenant du puy Chopine[1].

Histoire humaine[modifier | modifier le code]

Sur son flanc oriental se trouve une grotte, ancienne carrière mérovingienne, peu profonde, dont des blocs de lave trachytique ont été extraits afin de réaliser des sarcophages (Ve-VIIe siècle)[2]. Le nom Sarcouy viendrait d'une forme auvergnate de « cercueil »[2]. On trouve des carrières similaires dans le dômes du Clierzou et du puy de l'Aumône.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Maurice Krafft et François-Dominique de Larouzière, Guide des volcans d'Europe et des Canaries, Paris,‎ 1991, 455 p. (ISBN 2-603-00813-7), p. 70-72
  2. a et b Alain de Goër, « Approche toponymique des volcans de la Chaîne des Puys », Revue Société d'Histoire Naturelle d'Auvergne, 1999

Lien externe[modifier | modifier le code]

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