Grand-Métis
| Grand-Métis | ||||
|---|---|---|---|---|
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Province | ||||
| Région | Bas-Saint-Laurent | |||
| Comté ou équivalent | La Mitis | |||
| Statut municipal | Municipalité | |||
| Constitution | 13 septembre 1855 | |||
| Maire Mandat en cours |
Richard Fournier 2009 - 2013 |
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| Démographie | ||||
| Population | 274 hab. (2006) | |||
| Densité | 11 hab./km2 | |||
| Gentilé | Grand-Métissien, ienne | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées géographiques |
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| Superficie | 25,85 km2 | |||
| Code géographique | 09060 | |||
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Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent Géolocalisation sur la carte : Québec |
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Grand-Métis est une municipalité canadienne de près de 300 habitants située dans l'Est du Québec dans la municipalité régionale de comté de La Mitis au Bas-Saint-Laurent. Elle est située au confluent de la rivière Mitis et du fleuve Saint-Laurent. Elle est surtout connue aujourd'hui pour les Jardins de Métis fondés au début du XXe siècle par Elsie Reford. On peut y découvrir 3 000 espèces végétales dont le fameux pavot bleu de l'Himalaya (Meconopsis betonicifolia), emblème des jardins depuis des décennies.
Sommaire |
[modifier] Toponymie
Son nom provient de l'ancienne seigneurie de Mitis qui emprunte elle-même son nom à la rivière Mitis[1]. L'endroit a d'abord porté le nom de Saint-Octave-de-Métis[1],[2]. C'est en 1908, alors que la municipalité de Saint-Octave-de-Métis-Sud se détache, que la municipalité pris le nom de Grand-Métis[2]. En 1931, Saint-Octave-de-Métis-Sud repris le nom de Saint-Octave-de-Métis[2].
L'origine des mots « Mitis » ou « Métis » est micmaque. L'origine la plus probable pur le nom de « Mitis » serait issu du micmac miti sipo qui signifie « rivière du peuplier » ou mitisk qui signifie « bouleau » ou « tremble » étant donné que la rivière Mitis est bordée par ces espèces d'arbres[1]. La seconde hypothèse est le mot micmac metioui ou mitiwee qui signifie « lieu de réunion » étant donné que plusieurs bandes amérindiennes se réunissaient durant la saison estivale à cet endroit[1]. Il est à noter que les graphies « Mitis » et « Métis » sont toutes utilisées[1]. La première est plus fidèle à son origine micmaque[1].
Les gentilés sont nommés Grand-Métissiens et Grand-Métisiennes[3].
[modifier] Géographie
Grand-Métis est situé sur la berge sud du fleuve Saint-Laurent à 355 km au nord-est de Québec et à 330 km à l'ouest de Gaspé. Les villes importantes près de Grand-Métis sont Mont-Joli à 10 km et Rimouski à 45 km au sud-ouest ainsi que Matane à 55 km au nord-est. Le territoire de Grand-Métis couvre une superficie de 25,85 km2[3].
La municipalité de Grand-Métis est située dans la municipalité régionale de comté de La Mitis dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent. La paroisse catholique de Grand-Métis fait partie de l'Archidiocèse de Rimouski.
[modifier] Démographie
| Année | Nombre d'habitants[4],[5] |
|---|---|
| 1996 | 276 |
| 2001 | 281 |
| 2006 | 268 |
Selon Statistiques Canada, la population de Grand-Métis était de 281 habitants en 2006. La tendance démographique des dernières années suit celle de l'Est du Québec, c'est-à-dire une décroissance. En effet, en 2001, la population était de 281 habitants. Cela correspond à un taux de décroissance de 4,6% en cinq ans[4]. L'âge médian de la population grand-métissienne est de 51 ans[4].
Le nombre total de logements privés à Grand-Métis est de 225. Cependant, seulement 130 de ces logements sont occupés par des résidents permanents[4]. Tous les logements de Grand-Métis sont des maisons individuelles[4].
Statistiques Canada ne recense aucun immigrant à Grand-Métis[4]. Toute la population de Grand-Métis a le français comme langue maternelle[4]. 4% de la population maitrise les deux langues officielles du Canada[4].
Le taux de chômage dans la municipalité était de 6,9% en 2006.
35,5% de la population âgée de 15 ans et plus de Grand-Métis n'a aucun diplôme d'éducation. 37,8% de cette population n'a que le diplôme d'études secondaires ou professionnelles. 11,1% de cette population possède un diplôme de niveau universitaire[4]. Les deux domaines d'études principaux des Grand-Métissiens sont le « génie, l'architecture et les services connexes » ainsi que les « sciences sociales et de comportements et le droit »[4]. Tous les habitants de Grand-Métis ont effectué leurs études à l'intérieur du Canada[4].
[modifier] Histoire
Ce territoire a d'abord fait partie des seigneuries de Mitis et de Lepage-et-Thivierge et du canton de Cabot[2]. La seigneurie de Mitis est concédée à Jean-Baptiste de Peiras en 1675[1].
En 1845, la municipalité de Métis est détachée de Sainte-Flavie, cependant, en 1847, celle-ci est abolie[2]. En 1855, c'est Saint-Octave-de-Métis qui se détache de Sainte-Flavie[2]. En 1897, une partie se détache de Saint-Octave-de-Métis pour devenir Petit-Métis qui sera plus tard renommé en Métis-sur-Mer[1],[2]. Finalement, en 1908, c'est la municipalité de Saint-Octave-de-Métis-Sud qui se détache de Saint-Octave-de-Métis[1],[2]. La partie restante prend alors le nom de Grand-Métis[1],[2]. En 1931, Saint-Octave-de-Métis-Sud repris le nom de Saint-Octave-de-Métis[2].
[modifier] Tourisme
Le parc de Métis, plus connu sous le nom des jardins de Métis, sont la prinicipale attraction touristique de Grand-Métis[1]. Ce parc a une superficie de 34 ha et est situé à l'embouchure de la rivière Mitis[1]. Ce parc a été aménagé par Elsie Reford à partir de 1926 ; elle s'en occupa jusqu'en 1958[1]. Elle hérita de ces terrains de par son oncle, le baron Mount Stephen, qui était le président du Canadien Pacifique[1]. Le gouvernement du Québec privatisa ces terrains le 4 juillet 1995 qui sont maintenant la propriété des Amis des jardins de Métis[1].
[modifier] Administration municipale
Les élections municipales ont lieu tous les quatre ans et s'effectuent en bloc sans division territoriale[3]. Le conseil municipal est composé d'un maire et de six conseillers.
| mandat | fonction | nom |
|---|---|---|
| 2009 - 2013 | Maire | Richard Fournier |
| Conseillers | ||
| #1 | Stuart Craig | |
| #2 | Dave Carroll | |
| #3 | Réjean Gendron | |
| #4 | Raymond L'Arrivée | |
| #5 | Jacques Vachon | |
| #6 | Rodrigue Roy |
De plus, Chantal Tremblay est la directrice-générale et la secrétaire-trésorière de la municipalité[3].
[modifier] Représentations politiques
Québec : Grand-Métis fait partie de la circonscription provinciale de Matapédia. Lors de l'élection générale québécoise de 2008, la députée sortante Danielle Doyer, du Parti québécois, a été réélue pour représenter la population de Grand-Métis à l'Assemblée nationale.
Canada : Grand-Métis fait partie de la circonscription fédérale de Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia. Lors de l'élection fédérale canadienne de 2008, le député sortant Jean-Yves Roy, du Bloc québécois, a été réélu pour représenter la population de Grand-Métis à la Chambre des communes.
[modifier] Municipalités limitrophes
[modifier] Notes et références
- Grand-Métis sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 18 septembre 2010
- Saint-Octave-de-Métis sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 18 septembre 2010
- Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Grand-Métis » sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire. Consulté le 31 janvier 2011
- Profils des communautés de 2006 - Grand-Métis sur Statistiques Canada, page consultée le 18 septembre 2010
- Profils des communautés de 2001 - Grand-Métis sur Statistiques Canada, page consultée le 18 septembre 2010