Grand'Combe-Châteleu

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Grand’Combe-Châteleu
Image illustrative de l'article Grand'Combe-Châteleu
Blason de Grand’Combe-Châteleu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Morteau
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Morteau
Maire
Mandat
Jean-Pierre Frigo
2014-2020
Code postal 25570
Code commune 25285
Démographie
Gentilé Beugnonne, Beugnon
Population
municipale
1 369 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 37″ N 6° 34′ 14″ E / 47.0269444444, 6.57055555556 ()47° 01′ 37″ Nord 6° 34′ 14″ Est / 47.0269444444, 6.57055555556 ()  
Altitude Min. 750 m – Max. 1 300 m
Superficie 21,46 km2
Localisation

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Grand’Combe-Châteleu
Liens
Site web http://www.grandcombechateleu.fr

Grand’Combe-Châteleu est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants de Grand’Combe-Châteleu sont appelés les Beugnons et les Beugnonnes, en référence au nom du ruisseau parcourant le fond de la vallée : le Beugnon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Grand Combe en 1590 ; Devient Grand-Combe-Châteleu le 4 décembre 1937[1].

Le territoire communal est très important ; il est composé de vastes forêts aux sombres résineux, de prés alliant toutes les gammes de vert et des sources, des biefs, des ruisseaux. Le village est surplombé par le mont Châteleu qui culmine à 1 302 mètres, d’où l’on découvre une vue sur le val ; il s’étend dans deux combes, l’une traversée par le Doubs, l’autre par le Theverot torrent capricieux et par le légendaire Beugnon. Le Beugnon est un petit ruisseau qui prend sa source dans une ferme du bas de Grand'Combe-Châteleu et qui après avoir traversé une partie du village se jette dans le Theverot. La légende dit que celui qui boit au Beugnon perd la raison. Le Beugnon est actuellement canalisé sur une grande partie de son cours.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Combes Morteau Rose des vents
Ville-du-Pont N Montlebon
O    Grand-Combe-Châteleu    E
S
Les Gras Le Cerneux-Péquignot (CH, NE)
La Brévine (CH, NE)

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire du val de Morteau remonterait au VIIe siècle. La commune fut créée le 11 novembre 1790 sous le nom de Grand’Combe de Morteau, tel qu'illustré sur la carte de Cassini. Ce n'est ensuite qu'en 1937 que la commune prit le nom actuel de Grand-Combe-Châteleu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Grand'Combe-Châteleu.svg

D’argent à une ruche d’or ° accompagnée de douze abeilles du même en orle
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Or sur argent).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cœur du village se situe sur la hauteur, avec son église et son cimetière. Le travail du bois y représente une activité importante et artisanale. Le fromage, fabriqué sur place, ainsi que les différentes productions de fumé jouissent d’une excellente réputation.

Dans ce village rural, essentiellement agricole par le passé, de nombres fermes comtoises typiques (tuyés, ancien matériel agricole…) sont parsemées de part et d’autre du village et dans les hameaux environnants, surtout au quartier des Cordiers, où trois sont inscrites aux monuments historiques (ferme Jacquemot…) [2],[3],[4] ; nombre sont visitables.

L’Association des Arts et traditions populaires a créé un écomusée : les Fermes-Musées du Pays Horloger[5] qui présente au public l'atelier du forgeron Louis Girard (XVIIe siècle) et la ferme Jacquemot (XVIIIe siècle). Une taillanderie, encore en état, peut se visiter. Il existe encore plus d’une dizaine d’exploitations agricoles. Toutes les fontaines sont conservées en eau (plus d’une dizaine).

  • L'église Saint-Joseph. bâtie au lieu-dit Rossignier de 1674 à 1676 par Pierre Moyse et consacrée en 1679, le certificat de cette consécration par l'Archevêque Antoine-Pierre de Grammont est conservé dans un étui en fer blanc. Son chœur fut organisé en 1736 et 1739, son clocher-porche ajouté en 1767[1].

Deux chapelles peuvent être ouvertes sur demande. De nombreux sentiers de randonnées et des plantes rares sont à découvrir. Le ski de randonnée est pratiqué et des remonte-pentes sont installés, dont deux au village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1900[6]
Période Identité Étiquette Qualité
20 mai 1900 1904 Étienne Comte    
13 mars 1904 1907 Marcellin Boillot    
6 janvier 1907 1908 Charles Bobillier    
17 mai 1908 1930 Marcellin Boillot    
30 mars 1930 1931 Charles Bobillier    
13 octobre 1931 1938 Alexis Boillot    
17 avril 1938 1944 Xavier Bobillier    
17 décembre 1944 1945 Zéphirin Jacquet    
18 mai 1945 1953 Gaston Perrey    
7 mai 1953 1965 Marcel Jacquet    
27 mars 1965 1977 Marcel Reymond    
31 mars 1977 1983 Pierre Remonay    
18 mars 1983 1995 Jean Burgunder    
23 juin 1995 2001 Michel Simonin    
mars 2001 2014 Évelyne Boillot[7]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 369 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
862 815 824 850 897 952 924 893 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
963 1 062 1 057 1 001 1 023 969 967 937 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
943 904 920 937 917 899 834 828 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 086 1 112 1 124 1 199 1 301 1 266 1 322 1 341 1 357
2011 - - - - - - - -
1 369 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Bouquet (Grand’Combe-Châteleu 1819 - Paris 1885) est un mathématicien français qui travailla sur les fonctions doublement périodiques. Il naquit dans un hameau de Grand’Combe-Châteleu, le Pont de la Roche. Bouquet fit ses études à Lyon et fut admis au concours d’entrée à l’École normale supérieure en 1839. Il soutint en 1842 sa thèse de doctorat Sur la variation des intégrales doubles. Il enseigna au lycée de Marseille, à la faculté des sciences de Lyon, puis en classes de mathématiques spéciales à Paris au lycée Condorcet (1852-1858) et au lycée Louis-le-Grand (1859-1867). Il fut ensuite maître de conférence à l’École normale supérieure et répétiteur à l’École polytechnique.

Il prit la succession de Joseph-Alfred Serret à la Faculté des sciences de Paris en 1874 et occupa cette fonction jusqu’en 1884.

Il fut élu membre de l’Académie des sciences en 1875.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,‎ 1984
  2. « Notice no PA00101649 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Notice no PA00101651 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Notice no PA00101650 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Wikipédia
  6. [Echos du Beugnon numéro 6 - décembre 1999]
  7. [ http://www.franche-comte.pref.gouv.fr/documents/8a15ee0b6cc47fdfb386fa24c1be75c2/lst-maires-doubs.pdf Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)]
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]