Granchain

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Granchain
Mairie de Granchain
Mairie de Granchain
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Canton de Beaumesnil
Maire
Mandat
Daniel Perdriel
2014-2020
Code postal 27410
Code commune 27296
Démographie
Population
municipale
207 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 28″ N 0° 39′ 34″ E / 49.0411, 0.6594 ()49° 02′ 28″ Nord 0° 39′ 34″ Est / 49.0411, 0.6594 ()  
Altitude Min. 144 m – Max. 174 m
Superficie 8,12 km2
Localisation

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Granchain

Granchain, dénommée jusqu'au 3 octobre 2008 Grandchain[1], est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Granchain se situe dans l'Eure (département) à la limite nord du pays d'Ouche.
Entouré par les communes de Sainte-Marguerite-en-Ouche, Saint-Aubin-le-Vertueux, Saint-Clair-d'Arcey, Corneville-la-Fouquetière et Saint-Aubin-le-Guichard, Granchain est à mi-chemin entre Bernay (Eure) (au nord) et Beaumesnil (Eure) (au sud).

Paysage de Granchain

C'est un petit village avec un habitat dispersé en hameaux sur un plateau où se succèdent des bois et des champs voués à l'agriculture et l'élevage, paysage traditionnel du pays d'Ouche qui « n’a rien changé à ses mornes étendues entre l’orée des bois, et seul y compte la magnificence du nuage, sur l’outremer atmosphérique » (La Varende).

Ses habitants sont appelés les Granchinois et les Granchinoises.

Village de Granchain

Toponymie[modifier | modifier le code]

Granchain est attesté sous les formes : Grant Kahin dans le dotalitium de la reine Judith vers l'an 1000[2], Grantchain dans un titre de 1391, Granchehen dans des archives notariales de Bernay en 1400.

L'élément Kahin semble se retrouver au féminin dans Cahaignes (Cahainnes 1134) et Chaignes (Cahaniis sans date), autres communes de l'Eure[3].

En outre, on note dans l'Ouest : Cahagnes (Calvados, Chaaines 1135, une famille de Cahaignes / Cahagnes a donné les Keynes de Grande-Bretagne) et Chahaignes (Sarthe, Chahannae IXe siècle).

Toutefois, l'origine et le sens de cet appellatif restent encore obscurs[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Granchain à l'époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit La Tringale [5]sur la commune de Granchain conserve le souvenir d'une construction antique [6].

Granchain au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avant le Xe siècle, la localité de Granchain était attachée à un moulin et devait un jour former paroisse.
Au partage de la Neustrie par les Normands, la Carentonne et ses localités voisines dont Granchain (globalement la région de Bernay), restèrent dans le domaine ducal. Vers les années 995-1008, Granchain, mentionné comme Maitgrant Kahin, est détaché du domaine ducal pour former la dotation de la reine Judith de Bretagne lors de son mariage avec Richard II de Normandie. Pour des raisons inconnues, Judith ne disposa pas de sa dotation en faveur de son abbaye de Bernay.
En regard des successions, au XIe siècle, le domaine de Granchain appartenait très probablement à la famille Alis (orthographié parfois Alys). Guillaume Alis, premier du nom, fut compagnon de Guillaume le Conquérant à la bataille d'Hastings le 14 octobre 1066. Son petit-fils, Guillaume Alis, troisième du nom, étant mort sans enfants, c'est Guillaume de Sacquenville qui hérite de ses fiefs.

Vers 1119, Éloi Le Blanc, chevalier et seigneur d'un fief à Granchain, donne à l'abbaye du Bec par l'entremise de Luc, archidiacre d'Évreux, les deux tiers de la dîme qui lui appartient. En 1199, Jean de Sacquenville, suzerain du lieu, et son frère Gilles approuvent les largesses faites à l'abbaye du Bec par Éloi Le Blanc et ils renoncent à toutes prétentions sur la dîme donnée aux religieux. À la fin du XIIIe siècle, messire Raoul d'Harcourt, seigneur de Carentonne, hérite du domaine de Granchain par son mariage avec Jeanne de Sacquenville. Leur fille et héritière, Isabeau d'Harcourt, épouse en premières noces Pierre de Mauvoisin à qui elle apporte le domaine. À la mort de son premier mari, elle se remarie avec Jean d'Achey (orthographié parfois Aché ou encore Achy) dit « le Grand Gallois » dont elle aura quatre enfants. En 1420, le roi d'Angleterre Henri V retire le manoir de Granchain au « chevalier rebelle » Jean d'Achey (dit « le Petit Gallois » pour le distinguer de son père), et le donne à sir Thomas Walton qui deviendra en 1425 speaker du Parlement d'Angleterre d'Henri VI. Quelques années plus tard, « le Petit Gallois » récupère finalement son fief de Granchain.

Après les d'Achey, Granchain appartient aux familles d'Avoise. Ainsi, c'est en tant que seigneur de Granchain et du Homme que le chevalier Jehan d'Avoise († après 1478) est signalé absent lors de la Montre tenue les 17 et 18 mars 1469 à Beaumont-le-Roger par Louis, bâtard de Bourbon († en 1487), comte de Roussillon en Dauphiné, amiral de France et lieutenant-général de Normandie[7].

Granchain aux Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Plus tard, la seigneurie de Granchain semble être passée entre les mains d'Eustache du Rouyl, seigneur des Loges et des Retailles, et de sa femme Magdeleine de Bricqueville (marié le 16 décembre 1527 au manoir de Sainte-Croix-Grand-Tonne). En effet, leur fille Florence du Rouyl, fille d’honneur de Diane de Poitiers (1499-1560), duchesse de Valentinois, puis de Catherine de Médicis (1519-1589), apporte vers 1550 les fiefs de Granchain et du Mesnil-Simon, autrement dit Grandval[8], à son mari Charles-Robert du Quesnel († le 25 décembre 1567), baron de Coupigny (aujourd'hui Landelles-et-Coupigny), seigneur d’Anet. Plus tard, celui-ci fut nommé capitaine de 300 hommes de pied français servant en Piémont, plus connus sous le nom des Bandes noires, par commission donnée en août 1555 à Anet par le roi Henri II, gentilhomme de sa chambre par lettres de provision du 25 avril 1560. Il était le second fils de Louis du Quesnel fait chevalier par Louis XII en 1509 et anobli par François Ier en 1515, et de sa femme Françoise Le Bœuf, dame du Fresne. Charles-Robert du Quesnel céda à son épouse la terre d’Anet, anciennement Anetais, que Florence du Rouyl céda ensuite à Diane de Poitiers et où le roi Henri II, son amant, fit construire l’actuel château Renaissance par Philibert Delorme et Jean Goujon, entre 1545 et 1555. Le même Charles-Robert du Quesnel présentait à la cure de Granchain en 1561. De cette alliance vinrent au moins quatre enfants : Gabriel Ier, qui suit, Florence, Jeanne-Charlotte, femme de Jean de Briqueville, seigneur de Sainte-Croix-Grantonne et du Mont-Canisy en la paroisse Saint-Christophe de Bénerville-sur-Mer, et enfin Françoise du Quesnel[9].

Seigneur et patron de Grandchain en 1575 mais aussi marquis de Coupigny, baron de Saint-Just, seigneur du Mesnil-Germain jusqu'en 1614 et chevalier de l’ordre de Saint-Michel, Gabriel Ier du Quesnel († après 1598) fut nommé à la tête d’une compagnie d’ordonnance de 50 lances par brevet du 2 juillet 1589 accordé par le roi Henri III et confirmé à la tête de cette compagnie au camp de Darnétal par brevet du 31 juillet 1591 accordé par le roi Henri IV. Il avait épousé en 1res noces le 6 août 1577 Isabeau d’Alègre, marquise d’Alègre en 1599, fille de feu Antoine d’Alègre, seigneur de Millau, et de son épouse Françoise de Mailly, qui lui donna : Gabriel II qui suit, Marguerite, femme de Pierre de La Mouscière, seigneur de Baijosse, et enfin Pierre du Quesnel, baron de Saint-Just, qui fut chevalier de Malte, quitta l’ordre et épousa Isabeau de La Rochefoucauld, dame de Combronde. Gabriel Ier du Quesnel se remaria en 1598 avec Charlotte de Clermont-Tallart, veuve de Jean d’O, vicomte de Manou, fille d’Antoine III, comte de Clermont, et de Françoise de Poitiers, qui lui donna Florence du Quesnel, femme de Gilles d’Aubigné[10].

Du 1er lit vint donc Gabriel II du Quesnel, marquis d’Alègre au droit de sa mère, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, qui épousa le 5 juin 1599 sa cousine Ludovicienne d’O, fille desdits Jean d’O, vicomte de Manou, et Charlotte de Clermont-Tallard. D’où au moins deux enfants légitimes, Gabriel III et Charles II, et un fils illégitime, Gabriel IV dit Laval, qui vivait encore en 1649. Gabriel III du Quesnel, marquis d’Alègre, gouverneur d’Évreux, fit son entrée solennelle en celle ville en 1639, après avoir épousé en 1637 sa cousine Marguerite du Quesnel, qui ne lui donna aucune postérité[10].

C'est probablement le marquis d’Alègre et sa femme Marguerite du Quesnel qui vendirent le fief de Granchain, manifestement après 1652, à François II Liberge (ca 1612 - Grandchain 14 novembre 1661)[11], fils de maître Emery Liberge, lieutenant général de monsieur le bailli de Mauny en la vicomté de Plasnes en 1609-1627 au moins, enquêteur et commissaire examinateur pour le roi en la vicomté d’Orbec, prévôt la charité de Sainte-Croix de Bernay en 1623, et de son épouse Charlotte de Monteilles (mariée avant 1607, † après 1622). Lui-même écuyer, vicomte baillivial et juge criminel ès vicomtés de Plasnes et d’Échanfray à Notre-Dame-du-Hamel jusqu’à 1653 au moins, frère servant en la charité de Sainte-Croix de Bernay en 1653-1654, le nouveau seigneur de Granchain fut anobli par lettres patentes données en septembre 1649 par le jeune roi Louis XIV et enregistrées en la Cour des Aides de Normandie à Rouen le 2 avril 1650 [12], bien que ses ancêtres prissent la qualité de nobles depuis la seconde moitié du XVIe siècle. Ces patentes précisent que François II Liberge demeurait alors à Orbec, ce qui ne laisse pas d’étonner si l’on sait qu’aux alentours des fêtes de la Pentecôte de l’année 1649, une épidémie de peste s’était étendue sur cette ville où elle fit un grand nombre de victimes, et que c’est en cherchant bientôt refuge à Lisieux et à Bernay que les bourgeois d’Orbec y auraient apporté la contagion [13]. Enfin, François II Liberge fut procureur de François Feydeau de Brou († en 1666), nommé XXXVIIe abbé de Notre-Dame de Bernay, sur la résignation de son oncle Dreux Hennequin de Villenoce (1574-1651) en sa faveur, pour prendre possession de ladite abbaye de Bernay, le 30 octobre 1649, puis du prieuré Saint-Nicolas de Maupas à Capelle-les-Grands, le 9 mai 1650 [14]. Écuyer, licencié ès-lois, il exerçait la charge de sénéchal de la baronnie de Bernay le 12 octobre 1652. Son acte d’inhumation rédigé en 1661 par son cousin André de Monteilles, curé de Grandchain, le désigne ainsi : « escuyer, seigneur et patron de cette paroisse, honneur très considérable pour l’exercice de la justice et autres […] dont il estoit doüé ». D’une épouse encore inconnue, il eut au moins 3 enfants, lesquels auraient renoncé à la qualité de nobles lors de la recherche commencée en 1666[15].

Armoiries concédées en septembre 1649 à François II Liberge (ca 1612 - 1661 Granchain), écuyer, vicomte de Plasnes et d’Échanfray, depuis seigneur et patron de Granchain, et sénéchal de la baronnie de Bernay.

La famille de Liberge fut longtemps influente sur la paroisse et en particulier à la fin du XVIIIe siècle, avec Guillaume Jacques Constant de Liberge de Granchain (1744-1805), seigneur et patron de Granchain, amiral de France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Maurice Couzin    
mars 2008   Daniel Perdriel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 207 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
285 326 364 360 342 362 341 341 323
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312 304 303 247 250 241 230 225 190
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
204 201 204 182 183 190 175 179 153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
158 157 176 157 181 225 237 241 204
2011 - - - - - - - -
207 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Liberge de Granchain.

Le château de Granchain, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel, fut construit dans le style Louis XVI entre 1783 et 1785, sur les plans que l'amiral de Granchain traça lors de ses voyages en mer, à l'emplacement d'un vieux manoir mentionné depuis 1119. C'est l'architecte bernayen Jacques Fresnel (1755-1803) qui est chargé des travaux. Jacques Fresnel épousa en 1785 Charlotte-Augustine Mérimée, l'une des filles de François Mérimée, avocat, dont il eut Augustin Fresnel (Broglie 1788 - Ville-d'Avray 1803). Charlotte-Augustine Mérimée était la tante de l'écrivain Prosper Mérimée (1818-1870). Quant à l'amiral de Granchain, il rapporta d'Amérique du Nord graines et semences de plusieurs essences d'arbres qu'il planta dans le parc et dans tous les environs du château.

Descendants de Liberge de Granchain, les Deshayes de Forval puis les La Barre de Nanteuil furent propriétaires du château jusqu'en 1920, époque où il passa à la famille d'un industriel, Victor du Lac de Fugères (17 avril 1870 en Haute-Loire - 17 novembre 1928), qui fit venir des exploitants hollandais pour cultiver ses propriétés. En 1966, le domaine fut acheté par l'OHT (Œuvre de l'Hospitalité du Travail), association Loi 1901, reconnue d'utilité publique et ayant pour but d’aider moralement et matériellement les femmes qui, par suite de circonstances accidentelles ou habituelles, ne sont pas en mesure de gagner normalement leur vie. Sous la houlette des sœurs de Notre-Dame du Calvaire de Gramat, dans les Causses, qui le baptisèrent du nom de leur fondateur, le bienheureux Pierre Bonhomme (1803-1861)[18], l'OHT demeura jusqu'en 2007 au château de Granchain, avant que ce dernier ne fût revendu à un particulier.

Église Saint-Pierre de Granchain (face Ouest).

L'église Saint-Pierre, également inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel, présente un gros œuvre en partie du XIIe siècle, des baies repercées au XVIe siècle, ainsi qu'un chœur et une nef reconstruits au XVIIIe siècle. Suite à un incendie dû à la foudre, une campagne de restauration générale fut entreprise en 1880 par l'architecte Ludovic Renou (Laigle 1833 - ?), architecte du département de l'Eure de 1866 à 1880, sous la houlette du maître d'œuvre Daniel Darcy (Cateau-Cambrésis 20 mars 1823 - 23 novembre 1904), architecte diocésain d'Évreux depuis le 10 août 1872. Dans le style néo-gothique flamboyant, ces derniers ajoutèrent des ouvertures de pierre et construisirent un nouveau clocher, inspiré de celui de l'église paroissiale Notre-Dame de la Couture à Bernay, depuis basilique.

Vue panoramique intérieure de l'Église Saint-Pierre de Granchain
Église Saint-Pierre de Granchain (face Sud)

Dans le vieux cimetière se trouvent les tombes des familles de Liberge de Granchain et Deshayes de Forval, ainsi que celle du capitaine de frégate Pierre Charles François d'Argence (1764 - 1833)[19].

La Rufaudière est un fief mentionné depuis 1562. Ancien manoir, le logis a été reconstruit en 1774. C'est aujourd'hui une propriété privée.


Monument aux Morts[modifier | modifier le code]

Guerre 1914 - 1918

    HUE Léon[20]
LECOMTE Paul[21]
ANNE Eugène[22]
CHERON Jules[23]
HUE Daniel[24]
HEBERT Eugène[25]
ISABEL Georges[26]
MITATRE Louis[27]
CHEMIN Édouard[28]

Guerre 1939 - 1945

    R. LEFEBVRE
C. ROSEMBEAU

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La commune a changé de nom par décret no 2008-1021 du 3 octobre 2008 portant changement de nom de communes, après délibération du conseil municipal de Grandchain du 8 avril 2005 et du conseil général de l'Eure du 20 juin 2007.
  2. Le texte du dotalitium très défectueux porte (...) Sanctus Albinus, Laubias, Maigrant, Kahin, (...) où Le Prevost (Mémoire pour l'Histoire de l'Eure t. I, p. 265), Charpillon (Dictionnaire historique de l'Eure t. II, p. 302) et de Blosville (Dictionnaire topographique de l'Eure p. 101) voient une erreur dans le texte qui doit être corrigé en Grant Kahin qui représente Granchain.
  3. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 119. Ernest Nègre dans Toponymie générale de la France, volume I, Librairie Droz 1990. p. 94 propose le bas latin catanus, genévrier, d'origine « préceltique », suivi du suffixe -ia. Le mot latin tardif cata a donné le vieux provençal cada, genévrier, dont est issu le français cade (huile de cade). Cependant, aucune forme ancienne n'est du type *Catanea, *Cadenea et la localisation uniquement dans le nord ouest de ce type toponymique rendent douteuse cette interprétation.
  4. François de Beaurepaire, op. cit.
  5. Selon Louis François du Bois dans son Glossaire du patois normand, 1856, la Tringale (parfois orthographiée Trigalle) est la rencontre de trois chemins (tres calles) et marque probablement un ancien bureau de péage
  6. Jean Mathière, La Civitas des Aulerci Eburovices, édition 1925. p. 247
  7. Cf. Théodose Bonnin (1807-1871), Monstres générales de la noblesse du bailliage d’Évreux en 1469, Paris, 1853 ; Louis-Étienne Charpillon et l’abbé Anatole Caresme, Dictionnaire historique, géographique et statistique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Delcroix, tome 2e, 1879, article "Grandchain".
  8. Arcisse de Caumont (1801-1873), Statistique monumentale du Calvados, Caen : Leblanc-Hardel, Paris : Derache, Didron et Dentu, 1867, tome 5e (arrondissement de Lisieux), p. 700.
  9. Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, Paris, J.-B. Coignard, 1725, tome 5e, p. 640.
  10. a et b Louis Moréri, op. cit., tome Ve, p. 640.
  11. Ce qui infirme définitivement la thèse du curé de Sacquenville, l’abbé de Bouclon, selon laquelle un certain Guillaume de Liberge aurait acquis Granchain sur les d’Aché vers 1530 (Étude historique sur la marine de Louis XVI. Liberge de Granchain, capitaine des vaisseaux du roi, major d’escadre, directeur général des ports et arsenaux…, Évreux : Auguste Hérissey, 1866, p. 13).
  12. Registre mémorial 34, folio 219.
  13. Victor-Ernest Veuclin, Saint Vincent de Paul à Bernay en 1650, Bernay : Vve Lefèvre, 1876, p. 6-8.
  14. Victor-Ernest Veuclin, Op. cit., p. 4.
  15. Abbé Adolphe de Bouclon, curé de Sacquenville, Étude historique sur la marine de Louis XVI. Liberge de Granchain, capitaine des vaisseaux du roi, major d’escadre, directeur général des ports et arsenaux…, Évreux : Auguste Hérissey, 1866, p. 17.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. Pierre Bonhomme (Gramat 4 juillet 1803 - Gramat 9 septembre 1861), ordonné prêtre pour le diocèse de Cahors le 23 décembre 1827, fut béatifié le 23 mars 2003 par le pape Jean-Paul II. Il est fêté le 9 septembre. Cf. http://saints.sqpn.com/saintp5h.htm
  19. La famille d'Argence posséda à Granchain du XVIe au XIXe siècle le fief de la Rufaudière, par alliance avec les Ruffault de Kerhuel, vieux lignage breton connu depuis le XIIIe siècle et passé en Normandie à la fin de la guerre de Cent Ans. Cf. Féliks Rynski d'Argence, Recherches sur la famille d'Argences (1096-2011) incluant un chapitre inédit sur 2 fausses descendances de 1874-75 à nos jours.
  20. HUE Léon Gustave né le 12 août 1882 à Beaumont-le-Roger, soldat du 24e régiment d'infanterie, mort pour la France le 25 août 1914 à Morlanwelz (Belgique).
  21. LECOMTE Paul Henri né le 23 septembre 1890 à Pont-Audemer, soldat du 24e régiment d'infanterie, mort pour la France le 6 septembre 1914 à Montceaux-lès-Provins (Seine-et-Marne)
  22. ANNE Désiré Eugène né le 4 octobre 1875 à Granchain, soldat du 17e régiment d'infanterie territoriale, mort pour la France le 30 septembre 1914 à Hébuterne (Pas-de-Calais)
  23. CHERON Jules Gaston né le 20 mars 1889 à Saint-Aubin-le-Vertueux, soldat du 24e régiment d'infanterie, mort pour la France le 13 octobre 1914 au Godat - ferme disparue entre Cormicy et Loivre - (Marne)
  24. HUE Pierre Désiré Daniel né le 31 mars 1884 à Granchain, soldat du 46e régiment d'infanterie, mort pour la France le 12 mai 1915 à Vauquois (Meuse)
  25. HEBERT Eugène Narcisse né le 30 mars 1879 à Saint-Clair-d'Arcey, soldat du 24e régiment d'infanterie, mort pour la France le 25 mai 1915 à Aix-Noulette (Pas-de-Calais)
  26. (sous réserve) ISABEL Georges né le 21 avril 1886 à Louviers, soldat du 74e régiment d'infanterie, mort pour la France le 11 juin 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)
  27. MITATRE Louis Alexandre né le 27 février 1872 à Granchain, soldat du 22e régiment d'infanterie territoriale, mort pour la France le 30 octobre 1915 aux Hurlus (village disparu de la Marne)
  28. CHEMIN Édouard Joseph né le 12 mars 1879 à Bernay, soldat du 17e régiment d'infanterie territoriale, mort pour la France le 2 août 1916 à l'hôpital de Wiencourt-l'Équipée (Somme)


Lien externe[modifier | modifier le code]

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