Grégoire II de Chypre

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Grégoire II de Chypre (né en 1241, mort en 1290) est patriarche de Constantinople du 28 mars 1283 à juin 1289[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît en 1241 à Lapithos (Chypre) et est appelé Georges par ses parents. À l'adolescence, il part pour Nicosie faire ses études ; insatisfait du niveau de l'école grecque, il fréquente l'école latine créée après l'arrivée des croisés sur l'île. Mais son manque de maîtrise du latin entrave ses progrès. Décidé à réussir, Grégoire part pour la Palestine, puis se rend à Anaea en Anatolie, et ensuite à Éphèse, où il n'est pas admis dans l'école monastique de Nicéphore Blemmydès. Il gagne alors Nicée, où Michel VIII Paléologue prépare la reconquête de Constantinople, et le suit en Thrace, mais sans obtenir la bourse qu'il espérait. De retour à Nicée, il survit un temps dans la misère. Enfin, en 1264, il peut gagner Constantinople reconquise par les Grecs et est admis dans l'école fondée par le Grand Logothète Georges Acropolite, où il reste sept ans. Devenu professeur lui-même, il a entre autres pour élèves de futurs hauts dignitaires du gouvernement : le Grand Logothète Théodore Mouzalon et Nicéphore Choumnos.

Après la proclamation de l'union des Églises grecque et latine en 1274, il soutient la politique en la matière de l'empereur Michel VIII et du patriarche Jean Vekkos. Mais après l'avènement d'Andronic II, il change de position et, bien que laïc, devient patriarche de Constantinople sous le nom de Grégoire II le 28 mars 1283, après la mort du patriarche Joseph qui avait été rétabli. Il écrit contre la doctrine latine du Filioque un Tomos Pisteôs qui est adopté officiellement par le concile des Blachernes de 1285 ; mais sa formulation de l'orthodoxie (distinction de l'« essence » et des « énergies » de Dieu, « manifestation » éternelle du Saint-Esprit « par » le Fils) soulève la controverse et est rejetée par les patriarches d'Antioche et d'Alexandrie. Un argumentaire intitulé Homologia ne fait qu'aggraver encore plus la division. Son règne est d'autre part troublé par le schisme des partisans d'Arsène Autorianos, ravivé par le retour de Joseph au patriarcat. Finalement Grégoire est contraint à la démission en juin 1289. Il est remplacé par Athanase.

Il écrit un recueil de proverbes et son autobiographie et meurt en 1290.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Venance Grumel, Traité d'études byzantines, « La Chronologie I. », Presses universitaires de France, Paris, 1958, p. 437.